Tel gueux, plus efflanqué qu’un clou, a frappé à ma porte
Et moi, plus étourdi qu’un fou, je la lui ai ouverte.
D’un air confit il m’a conjuré que je lui apporte
À boire et à manger, puis a gueulé : Viva la muerte !
Ami, lui ai-je répondu, ton opinion m’attriste
Mais une fois le ventre plein tu changeras d’avis.
Il rétorqua : Ce n’est point désespoir qui rend fasciste.
J’adore le sanquet ; quant à la chair, cours pour ta vie !
Je suis trop bon, fis-je en courant, et j’ai donc mauvais goût
Ajoutant : Même si le con vainc, il ne convainc pas.*
Et moi, cria-t-il en happant, des bons mots je m’en fous !
Ensuite, il l’a gentiment recraché, mon bout de gras.
Je t’avais averti, gloussai-je en me tenant la fesse :
Pour pouvoir l’apprécier, faut concilier faim et finesse.
23 Juillet 2025
*Cf. Unamuno : Venceréis, pero no convenceréis.
dimanche 27 juillet 2025
Du loup dans la bergerie
„Gelänge es den Kapitalisten, mit Hilfe der Sozialdemokratie eine Art von Wohlfahrtsstaat zu verwirklichen, würde sich das fortbestehende Proletariat in kurzer Zeit in ein subventioniertes Lumpenproletariat verwandeln.“
Rosa Luxemburg, sinngemäß [El poeta, acostado en la cama con los zapatos puestos.]
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