Ils dévoraient tout.
Je ne voyais qu’eux –
Peut-être depuis toujours
Peut-être de plus en plus... Toutefois, vers la fin
Je ne voyais plus rien d’autre que tes yeux
Leur regard engloutissant le mien.
*
Dans ma routine fragile
Je ne la cherchais surtout pas
Mais pris de surprise par la dernière photo
Je m’arrache à ces yeux pour enfin voir ton visage
Et puisque tu n’est plus là en personne
Je finis par y arriver
*
Et soudain, je découvre ton extrême maigreur
Tes pommettes plus saillantes que jamais
Et ce teint d’un terrible blafard.
Tu es
Si décharnée
Que ton âme est visible.
*
Et puisque ta belle bouche esquisse encore un sourire
Aussitôt j’oublie tout, de nouveau mon regard
Aspiré par tes yeux où se reflète
Désormais le ciel nocturne –
Tu n’es simplement plus
Ancrée sur cette terre
*
Tu es en train de partir
Vers cette nuit dans tes yeux
Aimants – confiants – conscients
Déjà transfigurée, presque
Une constellation, et parmi elles
Chez toi dans ton indicible douceur.
23 Mars 2026
samedi 28 mars 2026
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