« Les objectifs de l’épreuve de philosophie du baccalauréat sont conformes aux finalités de l’enseignement formulées par le programme de l’enseignement commun de philosophie […].
Il s’agit d’évaluer l’aptitude du candidat à […] composer avec méthode un travail écrit : poser et formuler un problème, organiser sa réflexion en étapes différenciées en analysant les exemples, les termes ou les formulations qu’elle mobilise, enchaîner logiquement ses idées en établissant une transition entre elles, argumenter sur la base de raisons explicites, proposer et justifier une conclusion. »
Ministère de l’Éducation nationale
1. N’est-il point de bonheur sans nuages ?
« Pas d’ombre sans lumière », je veux bien, mais
« Pas de lumière sans ombre », là
Je ne suis pas d’accord.
Est-ce que tu t’es déjà trouvé
En plein soleil, et pas un seul arbre ?
Si du coup t’es dans le noir
C’est que t’es tombé dans les pommes
Mais nulle ombre au tableau.
On ne questionne pas impunément le bonheur sans nuages.
2. Comment faire son malheur soi-même ?
Si son malheur, on le fait soi-même
Il ne faut pas du bricolage, faut
Du solide, mon ami.
Sois un bon artisan de ton malheur
Si tu veux qu’il dure, la
Perfection n’est pas un luxe.
La plupart des malheurs qu’on se fabrique soi-même
Sont très mal faits. De l’ouvrage bâclé
Qui se fissure aux premiers rayons du matin.
3. Le bonheur des uns fait-il forcément le malheur des autres ?
Tout le monde sait
Que le bonheur et le malheur
Sont très facilement interchangeables.
Tu acquiers l’un, et à la maison
Grâce à une toute petite manipulation
Tu le transformes dans l’autre.
Le zigoto d’en face, son p’tit pavillon de rêve
Est un cauchemar. Par bonheur
Ses trucs taillés en boule me le cachent un peu.
15 Juillet 2026
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