mercredi 22 juillet 2026

Chattering Fish

I hear the fish, they chirp like birds
Once light allows those buoyant noises
Because the dark and the profound
Gag their assertive voices.

The zest for life in fish and birds
Means to remain among their kind
But I must leave the realm of man
In search of peace of mind.

July 21, 2026

mardi 21 juillet 2026

On Job Requirements

 Thug

They would be the spark of a shark
That firstly melts into the dark
And then, intent to bite
Dashes back into shimmering light.

Caution.
Some say if you do
It wouldn’t benefit you:
Before you’ve caught your due, they fear
The dark has preyed on you, my dear.


Teacher

This teacher teaches no useless matter
He teaches better
And teaches hotter
He teaches the needs of the gutter
More often with fists than with words –
He’s the teacher of future jailbirds.

A reliable gardener of weeds
He teaches what he can – his can
Watering a susceptible seed.


Milkperson


Real milkmen vanished from the frame
Well before these milkpersons came.
An overmuch of testosteronies?

There ain’t no milk without hormonies.
The milkperson we’d like to hire
Should lack what we require.


Nurse

The nurses, black; the nursed ones, white –
It always happens this way, right?
There seems to be some rule behind
It, challenging the color blind.

You, pink as pork: if you apply
Don’t tell us why.


Minister

We’re looking for a minister
With looks not quite that sinister.
If you seem gay, the job is yours.

But don’t be downright fun, of course:
For Christ’s sake, wear black leather gear
With jocks incarnate at the rear.


Prince

Currently, we are short of a prince
Keen to move up the ladder
A princeling with ambition, hence
Not just a lazy bladder.

No royal blood required, but
The throne-compatible Windsor butt.


Novel Plumber


There is a skill in humankind
We only in one person find –
The plumber of the perfect loo.
Is that you?

If you’re not loath to unclog a sewer
We also need a book reviewer.


Salesman

Are you the silly salesman we
Expect for our company?
A man of honor, pride and art
Hard-working, ruthless, trim and smart?
At home, a decent dad of two?

Don’t call us, we’ll call you.


Molester

Looking for a mild molester
Good with kids and pets – a jester
Who never ever goes too far
In a company car.

They should respect the traffic lights
And parents’ rights to peaceful nights.


Swan

We’re ready to hire a swan
Doing the job of a swan
Behaving like a swan
With a swan-like peck
And a turtleneck.

Since we have no lake to propose
Bring your own pool.
                                         And a hose.


July 18, 2026

lundi 20 juillet 2026

Le meilleur moyen d'entrer en communication avec l’auteur est le formulaire « Me contacter », accessible dans « Profil » en bas à droite.

samedi 18 juillet 2026

Questions de bac

« Les objectifs de l’épreuve de philosophie du baccalauréat sont conformes aux finalités de l’enseignement formulées par le programme de l’enseignement commun de philosophie […].
Il s’agit d’évaluer l’aptitude du candidat à […] composer avec méthode un travail écrit : poser et formuler un problème, organiser sa réflexion en étapes différenciées en analysant les exemples, les termes ou les formulations qu’elle mobilise, enchaîner logiquement ses idées en établissant une transition entre elles, argumenter sur la base de raisons explicites, proposer et justifier une conclusion. »
                                                                Ministère de l’Éducation nationale


1. N’est-il point de bonheur sans nuages ?


« Pas d’ombre sans lumière », je veux bien, mais
« Pas de lumière sans ombre », là
Je ne suis pas d’accord.

Est-ce que tu t’es déjà trouvé
En plein soleil, et pas un seul arbre ?
Si du coup t’es dans le noir

C’est que t’es tombé dans les pommes
Mais nulle ombre au tableau.
On ne questionne pas impunément le bonheur sans nuages.


2. Comment faire son malheur soi-même ?

Si son malheur, on le fait soi-même
Il ne faut pas du bricolage, faut
Du solide, mon ami.

Sois un bon artisan de ton malheur
Si tu veux qu’il dure, la
Perfection n’est pas un luxe.

La plupart des malheurs qu’on se fabrique soi-même
Sont très mal faits. De l’ouvrage bâclé
Qui se fissure aux premiers rayons du matin.


3. Le bonheur des uns fait-il forcément le malheur des autres ?

Tout le monde sait
Que le bonheur et le malheur
Sont très facilement interchangeables.

Tu acquiers l’un, et à la maison
Grâce à une toute petite manipulation
Tu le transformes dans l’autre.

Le zigoto d’en face, son p’tit pavillon de rêve
Est un cauchemar. Par bonheur
Ses trucs taillés en boule me le cachent un peu.


15 Juillet 2026

mercredi 15 juillet 2026

Deux chansons d’époque

1. Chanson humaniste

C’est agaçant : devant le Resto du Cœur ils attendent la clope à la main. En nouveau réac, je me dis : pour fumer, ils les ont, les moyens. Est-ce que moi, je me permets ce luxe ? À croire que ça ne manque de rien. Je devrais me mettre dans la queue.


    À qui se comparer, à eux ou au voisin ?
Aux grands yeux du Sahel ou au connard rupin ?
Les grands yeux sont faits pour t’émouvoir pour pas cher
Et le voisin pour t’enrager gratos, pépèr’ !

    Or, les grands yeux sont loin, et le voisin est proche –
Laissons donc couler l’eau exprès contre la gauche !
Nous aussi, on veut notre part du gaspillage :
Si lui roule en Tesla, faut de l’équilibrage !

    Indécent d’affirmer que la misère existe
Aussi chez nous ? « Aussi chez nous » dit le fumiste.
Quand j’entends nos défavorisés, je m’irrite
Mais quand c’est l’patronat qui geint, je régurgite.

    Cela est sûr : si leurs mères célibataires
M’énervent, qu’on m’épargne les milieux d’affaires !
Quant aux bien pensants convertis à l’entreprise
Je leur souhaite un max de mauvaises surprises.


2. Chanson réaliste

    1. J’suis p’être une fille à cinquant’ balles
Mais j’ai l’cœur qui parfois s’emballe
Et il est trop beau, mon mat’lot
Que j’ai dans la peau :
Il m’apporte toujours un cadeau
Des Îles, d’Shanghaï ou d’Corée –
Vérole, chancre ou gonorrhée
Il tient à me surprendre...
                                                     Ohé, ohé

Les beaux mat’lots du French Annam
Sont par nature polygames –
Trop d’femmes rêvent du grand amour ;
Moi, j’pourrais pas tous les jours.

    2. Ça m’suffit bien si mon amant
Me saute deux, trois fois par an
Et il est galant, mon mat’lot
Qui ne fait jamais trop :
Il me mène toujours en bateau
Et tient à m’conter des histoires
Trop belles pour que j’puisse y croire
Mais je m’laisse surprendre...
                                                        Ohé, ohé

Les beaux mat’lots [etc.]

    3. Ça fait cinq ans que j’l’ai pas vu
Paraît pourtant qu’il soit r’venu
Car il est discret, mon mat’lot
Et je n’suis qu’une dans le lot :
Il s’en va dès qu’il t’aime trop.
Je doute fort que je l’regrette
Mais j’l’adorais quand c’tait la fête
Mêm’ si ça peut surprendre...
                                                        Ohé, ohé

Les beaux mat’lots du [etc.]


13 Juillet 2026

mardi 14 juillet 2026

Lehrgedicht über die späten Sinne

„Immer noch besser, nichts zu lernen aus einem Lehrgedicht als Mumpitz (humbugum docens). Die schändlichsten Lehrgedichte aber lehren, was jeder weiß.“          Ovidius Naso


Ouïe

Toujours un bruit de fond
On l’entend ou on ne l’entend pas
Cela ne dépend pas du bruit
Mais de l’humeur.
De l’humeur du moment, quoi.

En fait, c’est l’humeur qui bourdonne.


Odorat


Il sent ses doigts, ses doigts à lui.
Désormais
Sa propre odeur doit suffire.
Elle avait toujours été plus forte
Que celle de l’autre.

On perd au passage.


Goût


Le goût dans la bouche
Est celui du jeûne.
La bouche se met à avoir du goût
Lorsque depuis un bon moment
On n’a rien mangé qui pourrait le masquer.

Dégustez la bouche vide.


Vue

Il a des problèmes de vue :
Les couleurs coulent. Décidément
Le monde devient un tableau
Avec pas mal de caractère, à surface pâteuse.

Oui, on aperçoit de plus en plus
La patte de l’artiste.


Toucher

L’absente ne se laisse plus toucher
Mais quoi que je touche
Le simple fait
De pouvoir le toucher
Me la rappelle.

Elle reste en arrière-toucher.


12 Juillet 2026

[Publicus Ovidii nasus]

lundi 13 juillet 2026

Due poesie politiche

1. Réflexions sur la question goïe

Die Geschmäcker sind verschieden, sagt man, und das hatte er bei seinen Freunden auch immer wieder selbst festgestellt, namentlich wenn es um deren Partnerinnen ging, und deshalb wunderte es ihn auch sehr, dass trotz alledem in vielen Bereichen weitgehend Einigkeit herrschte. Es war erstaunlich, wie sie doch alle übereinstimmten, dass man bei Gianni immer noch besser aß als in der Mühle, seit die diesen neuen Besitzer hatte, und der Grieche dem Portugiesen bei gleichem Preisniveau zweifelsfrei nachstand, dass die Ente des Chinesen wirklich top war, während sein Süßsaures, nun ja, doch sehr chinesisch, aber dass man dort immer noch gemütlicher saß als beim Thai in der Hauptstraße, obwohl der immer proppenvoll war. Wie konnte das sein? Kannte er denn nur Leute aus derselben Blase?

 

Le goï de nos jours surestime le non-goï – cela
A des raisons historiques ;
Et lorsqu’il s’avère que ce non-goï
N’est pas systématiquement un intellectuel de haute tenue
Le goï se désole.

Comment peuvent-ils, eux
Qui ont subi tant de massacres ? On dirait
Que les horreurs ne leur ont strictement rien appris.
Pourquoi ne nous prennent-ils pas en exemple
Nous, qui expions depuis belle lurette ?

La question goïe est une question de goût.
Seulement le non-goï sait qu’en matière de bouffe
La cuisine goïe reste le modèle
L’éternel idéal à émuler, le mouton bien préparé
Dépassant le cochon en cochonnité.

Quant à la guerre
Le goï a des idées bien faites, nées
Des misères qu’il a infligées au non-goï
Qui, lui, ne semble pas comprendre
Son fâcheux retard en ce domaine.

Quand je mange du mouton bien préparé
Automatiquement, je pense à la question goïe
Et je me dis qu’il est bien
Qu’au moins dans le domaine du goût
On se rencontre.


2. Cimitero Acattolico

 J’ai joué dans un péplum, peut-être Alexandre le Grand, ma mère enceinte ayant fait de la figuration à Madrid – celle d’une esclave enchaînée, je pense. Je n’ai jamais réussi à la dénicher dans la foule des navets tournés à l’époque en Espagne, mais savoir que je figure quelque part suffit pour m’enorgueillir d’être acteur intra-utérin, les seuls valables étant ceux qui ne sont pas encore nés.

 

On y a enterré Gramsci.
Pour le moins était-on d’accord sur une chose :
Il est acattolico.

I cattolici
Qui peuvent parfaitement être de gauche
Ne pourront jamais le compter parmi les leurs.

Caro Antonio
Même mort tu nous apprends
Qu’ici-bas il faut être a- quoiqu’il arrive.

Quant au reste, on s’en fout.
Carrément.


11 Juillet 2026

dimanche 12 juillet 2026

Alte und neue Welt

1. Le fantasme serait-il contemporain ?

Sie mochte es, wenn ein Kerl brutal war. Sie nannte das ‚stürmisch‘. Sie wollte abends den Bentley heranrollen hören, dann den Schlüssel im Schloss und dass ihr Gatte, sobald er im Hause war, sehr laut ihren Vornamen rief. Dass er, wenn sie verwirrt in die Halle trat, mit festen Schritten auf sie zuging, sie wortlos an sich zog, ihr brutal den Rock hochschob, stürmisch das Höschen runterstreifte und umgehend sein hartes Ding zwischen die Beine stieß, oder besser noch die Hinterbacken. Wenn er ihr dazu die linke Hand stürmisch in den Ausschnitt schob und ihre rechte Brust so brutal packte, dass es ihr weh tat, und mit seiner rechten Hand ihrer eigenen, mit der sie sich vorne schon zu reiben begonnen hatte, brutal auf die Finger schlug, bis sie ihm widerwillig Platz machte, damit er dort selbst stürmisch reiben konnte. Sie mochte es, wenn er schnell fertig war, und sie sich nur das Höschen wieder hochziehen und den Rock in Ordnung bringen musste, um so tun zu können, als sei überhaupt nichts geschehen. Wie beiläufig hielt sie ihm dann die Wange zum Begrüßungskuss hin.
Ihm fiel das nicht leicht, doch er tat, was sie wollte. Er war dazu erzogen worden, seiner Frau alle Wünsche zu erfüllen, und gehorchte ihr schweren Herzens auch, als sie mit einer Peitsche in der Hand erschien und ihm zu verstehen gab, dass sie erst genommen werden wollte, wenn ihre bildhübschen Pobacken von oben bis unten verstriemt seien. Dafür dürfe er sich Zeit lassen. Sie ist eben stolz auf ihren Hintern, sagte er sich.
Sie wollte aber immer mehr von ihm, und irgendwann streckte er die Waffen. ‚Hör endlich auf, Pornos zu gucken!‘ meinte er, obwohl er sicher war, dass ihr das alles von alleine einfiel. ‚Wenn du verlangst, dass ich dich krankenhausreif prügle, verweigere ich mich. Und Mord und Totschlag kommt gleich gar nicht in Frage. Schmink dir das ab. Popo versohlen und Fesseln ist das Äußerste.‘ – ‚Was du doch für ein verdammter Schwächling bist!‘ giftete sie. Die Ohrfeige, die sie darauf erhielt, kam ganz spontan. Es war die erste unaufgeforderte.“

Es ist hier etwas frei dargestellt – der
Geschichtenerzähler hat so seine eigenen Wahrheiten
Und schabt aus Anekdoten zu viel Weisheit heraus, besonders
Die Familienverhältnisse stimmen nicht
Aber ziemlich was dran ist schon, und deshalb
Wussten die Mädels einfach nicht
Wem sie da im Hörsaal ihr bisschen Busen zeigten – ja
Sie wären es gewesen, die eine Abreibung verdient hätten.
Doch er zog sich nur wie eine Schildkröte
In seinen Panzer zurück
Und starb.

Und diese Kinderchen dachten auch noch
Es sei aufgrund ihrer Zeigefreudigkeit geschehen;
Die sei für den Alten zu viel gewesen, weil
Der solche Pracht wohl überhaupt noch nie gesehen hatte
In seiner schrecklich feinen Art.

Aber so grob denkt jede Jugend.
Das Grobe ist ihr eigentliches Geheimnis
Und der eigentliche Charme von Unerfahrenen.

Er hätte das wissen müssen
Und anstatt verbittert abzutreten
Lächelnd vergeben.


2. Nice Guys

While nice guys always finish last
There is a balm in losing:
You’d rather leave unconquered those
You would not find amusing.

If you don’t suit them, they won’t do –
There is no better cure.
Youth passes like a whiff, give them
That moment to mature.

– I fancy youth, I do not want
To leave one fine thing out.
Before reviling those, perpend
What you’re talking about.


July 11, 2026


samedi 11 juillet 2026

Ikarus und so weiter

i.

    Unerfahren ist ein Adjektiv
Das sehr aufgeladen ist, sinnlich, es weist
Auf jugendliche Haut, Verwehrheit und Verlangen.
    Es ist ein allzu helles Licht.
Unerfahren zieht an – Kampferprobte
Mögen sich totschlagen um eine Unerfahrene.

    Ich kann mich noch gut an diese erste Erfahrung erinnern:
Am Flughafen. Das helle Licht lockte
Und das Gitter davor ließ ein Kinderfingerchen durch.
    Gefährlich, ein zu breites Gitter –
Das Kind auf meinem Arm streckte die Hand aus.
Ich warnte: Vorsicht, das ist heiß!

    Sei es, dass das Kind mir nicht glaubte, sei es
Dass der Reiz, der vom Gleißen ausging, zu stark war –
Das Kind steckte sein Fingerchen jedenfalls durch das Gitter
    Zog es sofort wieder
Zurück
Und schrie.

    Zur Sonne, zur Sonne!
So eine besser in Ruhe lassen, jetzt weißt du es also.
Manchem, was lockt, strebt man nicht zu, eine strenge Lektion.
    Kinder überleben es, Motten nicht. Aber auch
Ein Ikarus verkraftete das nicht. Mir
Blieb das Bild eingebrannt.

    Das Kind, das längst keines mehr ist
Hat es sicherlich vergessen.
Dem Erwachsenen kommt Erfahrung aus dem Nichts.
    Ich kenne welche, die sich nicht mehr erinnern
Wann sie ihre Unschuld verloren haben. Ihre nackten Füße
Waren schlicht über das Bett hinausgewachsen.


ii.

Artémis, intacte éternelle
Est pourtant loin d’être innocente.
Phébus, blondeur de pimprenelle
Sévit la fureur peu décente.

Pour faire montre de candeur
Sois Actéon, Atys, Icare :
Aussi impuissant que frondeur
Approchant l’impur en ignare.

Les dieux sont farouches en Grèce –
Rien ne les retient ni les presse.
Toi, bride-la, ton impatience
Puis suis tes élans sans conscience !


7 Juillet 2026

dimanche 5 juillet 2026

Tzedakah

Mein Großvater überlebte in einem Versteck. Versteckt von einer Dame, deren Gründe ich nicht kenne. Falls sie einem Juden half, war sie eine Gerechte unter den Völkern; falls sie jedoch nur ihren Liebhaber versteckte – mein Großvater hatte viel Erfolg bei den Damen, darunter zeitweise auch meine bildhübsche Großmutter – dann war sie keine Gerechte, sondern eine stinknormale verliebte Frau. Vielleicht sah auch sie ja ziemlich gut aus. Da mein Großvater vor meiner Geburt starb, und mein Vater ihn nur als Kind kannte – bevor der Erzeuger nämlich zur nächsten Liebschaft weiterzog – bleibt die Sache für immer im Dunkeln. Sei es, wie es will: Ich hab das mit dem Gerechtsein ohne Verliebheit noch nie so richtig nachvollziehen können.


1. Sehr viel Geschäft

Sehr viel Geschäft von früh bis spät
In Städten lang und breit –
Wenn ich nicht selbst drin leben tät
Bekäm ich Übelkeit.

Der Nachbar hat sich ein Gerät
Gekauft und unters Dach
Montiert. Es surrt, wenn sich was dreht –
Mich störts, ihn nicht. Sein Krach.

Beim Lehren stört die Sympathie
Mehr als das Einerlei:
Ich brächte nur den Kindern, die
Ich leiden kann, was bei.

Wäre Gerechtsein eine Pflicht
Und nicht ein fernes Ziel
Dann gäb es auch ein Weltgericht
Und drum herum nicht viel.


2. They’re Rubber, We’re Glue

Ich zweifle keine Sekunde daran
Dass diese Silberfischchen, von denen ich
Zwei schlicht und einfach den Ausguss hinunterspüle
Unsereinen überleben werden.
Es ist nicht viel an ihnen, aber sie sind die Stärkeren.

Ich kam ins Bad, und da wollten sie weghuschen
Doch ich drehte fix den Hahn auf. Wozu hat man denn seine
Entwickelte Säugetierintelligenz?

Kein direkter Ekel
Aber doch unerwünschte Gäste
Solange es uns noch gibt – und sage ich uns, meine ich mich.
Als ob ich hier der Hausherr wäre mit meiner Identität.

Im Spiegel
Dann auch kein direkter Ekel
Aber doch auch fast ein unerwünschter Gast:
Nicht mal harmlose Silberfischchen kannste in Ruhe lassen.
Ist das Neid?

– Du wohnst hier eben auch nicht so recht
Erscheinst ja nur dann, wenn ich auch gerade da bin.
Husche ich weg, musst du es mir nachmachen.
Wir sind diesbezüglich wie die beiden Silberfischchen.
Bloß waren die nicht schnell genug. Ihr Pech.

– Kein Pech, Vorsehung. Haben schlicht mehr Zeit als wir.
Und verständiger sind sie übrigens auch. Wer mit dem
Eigenen Spiegelbild über so etwas Streit anfängt
Hat sie ja wohl nicht mehr alle.

[Mon grand-père a survécu dans une planque, caché par une dame dont j’ignore la raison. Si elle a aidé un juif, c’est une Juste parmi les nations ; mais si elle a seulement caché son amoureux – mon grand-père avait beaucoup de succès auprès des dames, dont ma très jolie grand-mère pendant un temps – elle n’était rien qu’une femme amoureuse tout à fait normale. Peut-être était-elle aussi bien belle. Puisque mon grand-père est mort avant ma naissance, et mon père ne l’a connu qu’enfant – avant de le voir partir vers d’autres conquêtes – cette chose restera à jamais incertaine. En tout cas, j’ai toujours douté de la possibilité d’être juste sans être quelque peu amoureux.]


2 Juillet 2026

samedi 4 juillet 2026

Brièvement sur l’ignorance

Être aimé de sa femme et de son enfant, et peut-être de quelques proches qui te connaissent très bien, vaut-il mieux qu’être aimé, voire adoré, par une foule immense qui ne te connaît pas, ou croit te connaître par le truchement du petit écran ? C’est pourtant l’adhésion amoureuse de cette foule qu’il faut rechercher pour trouver une place dans le monde. Qui n’est aimé que de ceux qui le connaissent n’arrive à rien. Seul l’amour des inconnus mène à quelque chose ; seule compte l’adoration fondée sur des faux-semblants. Mais regardons ça d’un peu plus près.
Si l’ignorance était le non-savoir, cela se saurait. En réalité, l’ignorance est le seul savoir qui vaille. Tous ces hommes qui accumulent les suffrages, et les mariages, doivent bien avoir un secret, ne serait-ce qu’un banal pacte avec le diable.
Est-il étonnant que je m’en méfie comme de la peste ? Que je ne prête plus attention à leurs promesses ? Que je demeure étanche à leurs plus beaux discours ? Dès qu’ils en sont à leur quatrième épouse, parfois même à partir de la troisième, je n’y vois plus rien d’autre que des fats, infidèles et menteurs.
Indiscutablement, je ne suis fait ni pour la démocratie ni pour le monde littéraire. Je ne suis fait, paraît-il, que pour ce qui n’a aucune valeur.


Die Blume hängt so sehr vom Schwirren ab
Wie emsig Schwirrende von ihr –
Sie tut vielleicht nicht viel dafür
Doch wartet schamlos blühend ab.

So aber läuft es meistens nicht
In der von Menschen bestimmten Natur:
Dort lohnt sich jene Mühe nur
Die gärtnerisch nicht hegt, was sie verspricht

Und folglich keine Schönheit ist
Und höchstens tut wie das Insekt
Das jedes Blümchen unbefleckt
Beglückt, plündernd ermöglicht und vergisst.

[Ob jemand direkt schön ist oder nicht, hängt freilich nicht von der Kleidung ab; ob jemand Geschmack hat, dagegen schon. Aber ist ein Mensch mit Geschmack schöner als einer ohne?
Ich sitze in der sommerlichen Metro und finde das Geblümelte dieser Dame echt hübsch – es hat so was bewusst Kunstgewerbliches; ihr Gesicht hat das auch, und da ist es weniger vorteilhaft. Das schöne Kleid nützt nichts. Oder doch? Ohne wäre sie mir ja überhaupt nicht aufgefallen, die da in ihrem Geblümelten, mit ihren groben Zügen.
Würde ich sie näher kennen, bliebe vermutlich nur der Geschmack übrig, das Gesicht würde vergessen. Nur auf den ersten Blick stört da was, und das Kleid rettet es sozusagen vorzeitig.
Oh, wäre es doch nur immer so, dass der Kern hinter der Schale zurücktritt!]


3. Juli 2026