samedi 10 octobre 2026

तृष्णा TRISHNA

                                             On Desire & Envy

i.

Celui qui désire quelque chose n’en manque pas. Il ne manque ni du désir, ni de la chose. Manquerait-il de la chose, il ne lui viendrait pas à l’idée de la désirer. Il ne lui manque que la possession, ce qui est peu de chose.
Celui qui manque d’un fidèle compagnon par exemple, sous la forme, disons, d’un chien, mais sait que sa situation ne permet pas de garantir à cet animal des conditions qu’il estime dignes, parce que, au-delà du désir de le posséder, il songe à son bonheur et n’oublie donc pas que, même s’il pense au joli sac de récupération de merde en se promenant, un trottoir dans une métropole n’est pas un lieu idéal : un tel homme est beaucoup plus proche de l’ensemble des chiens qu’il rencontre que n’en sont leurs fiers propriétaires. Mais il sait aussi que ces chiens se foutent de leur condition – seul le maître compte à leurs yeux, à l’instar des enfants de la misère pour qui les parents comptent davantage que le tas de déchets où ils les font vivre – et que ces chiens, ou ces enfants, le cas échéant lui aboieraient dessus au lieu de flairer en lui leur véritable ami, un ami qui, par amour, voudrait qu’ils n’existent pas
.

 

I felt this envy paupers show
But was too rich for greed
So what I’d wished was prone to go
Ere ogling could take heed.

Don’t ever covet pearls or gold
Or girls as things of need –
Luck’s message: be it manifold
It’s loath to feed one’s creed.

Desire claims this crude belief
That lackers are bereft
Because it’s only for the thief
To appreciate their theft.


ii.

«Recuerdo una frase de las muchas qui hicieron famoso a Agustín de Foxá. Aristócrata, rico, diplomático, acababa de casarse con una muchacha guapísima, era el huésped preferido de las casas de Madrid, y, por si fuera poco, su obra en verso Baile en Capitanía llenaba el teatro tarde y noche. Al felicitarle en el saloncillo del Español, me dijo: “Mucho, ¿verdad? Yo ya he empezado a hacer correr el rumor de que tengo una úlcera en el estómago...”
Conocía bien a su mundo.»   Fernando Díaz-Plaja, El Español y los siete pecados capitales


Neid kann schwer sein, wo keiner etwas hat
Außer viel Zeit
Wo dann vom Neid
Musengeküsst
Auch Nichtstun nicht mehr ausgenommen ist:
Dort freilich wird gestöhnt an Neides statt.

Die langen Mußestunden tun nicht gut
Weder den Vollen, noch den Leeren. Habet Mut
Und fangt, was unter Sonnenstrahlen kann
Zu neiden an!
Neid sei des Kunstwerks Motor, heißt es klug
Und ein zum Glück erschwinglicher Charakterzug.

Als ich einst wollte, kam ich um den Neid:
Ich frug mich, wen um was
Und glaubte, das
Was ausgestreut an Gaben
Im Übermaß zu haben
Doch spürte dann im Alter meine Unzulänglichkeit.


8. Oktober 2026

Aucun commentaire: