“Lei mi sorrise, allora; e quel sorriso la fece sembrare più brutta, proprio come un raggio di sole fa sembrare più brutto un cielo pieno di nuvolacce nere.”
Moravia, Il vaso cinese
i.
Ich Schlemihl trudelte zum falschen Zeitpunkt ein
Platzte hinein in ihren schönsten Streit:
Wenn zwei sich zwiebeln, ist ein Dritter fehl am Platz
Er stört nur deren wilde Innigkeit.
Wär ich geplatzt in Ödnis und nicht Krieg –
Sie hätten mich empfangen freudiglich;
So aber, ungebetner Friedensengel
Im Zorn verstummt hassten sie beide plötzlich mich.
ii.
Pour parler vrai, faut pas se raconter d’histoires :
Ces anges de la paix sont tous des parasites
Qui, à l’instar des paons, déploient leurs grosses plumes
Pour faire le géant, vieux truc du répertoire.
Pire : ils se plantent là en dénudant leurs torses
Criant : Visez plus bas, sinon allez au diable !
Et comme ils ont, pardi, le sexe invérifiable
Mieux vaut cibler le cœur pour conserver ses forces.
En vérité, ils veulent squatter le clic-clac
Pour mener belle vie à notre détriment
Et s’ils disent pouvoir se passer d’aliment
C’est seulement parce qu’ils manquent d’estomac.
Moi, je les virerais sans faute, et sans m’en faire
Au premier coup tiré, formidable occasion –
Puisqu’on n’est pas parents, aucune obligation –
Voilà ce que j’en ferais si j’étais en guerre.
22 Octobre 2026

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