בְּכָל־לְבָבְךָ וּבְכָל־נַפְשְׁךָ וּבְכָל־מְאֹדֶךָ
Si je me souviens d’elle
Ce n’est guère d’autre chose
Que d’un trait, d’une façon qu’elle avait
Mais le souvenir me traverse alors avec une telle puissance
Que j'en tombe foudroyé.
On est des traits, des façons
Et quand on aime
Ce n’est certes pas à cause de ces traits ou façons
Mais en aimant une personne, à coup sûr on aime les siens
Parce qu’elle y est présente et vivante.
Ainsi, celui qui observe des rites
Son dieu, il ne l’aime pas à cause d'eux
Mais s’il l’aime
De tout son cœur, et de toute son âme, et de toute sa force
En observant, il se le rappelle.
Ce n’est pas telle bouffe qui en fait un croyant
Mais chaque morceau qu’il mastique lui rappelle qui aimer.
C’est comme ces traits et ces façons
Qui, à coup sûr
Te rappellent qui tu aimes.
Et quand l’objet de ton adoration est parti dans les nuages
C'est exactement ce qui t’en reste –
Des détails si essentiels
Qu’ils accaparent ta mémoire
Qui, elle, n’a nul besoin d’autres rites.
29 Août 2026
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