vendredi 8 mars 2013

Bravo l’artiste

Depuis quelque temps, au coin de notre rue un authentique cul-de-jatte a pris ses quartiers.
A une époque où les culs-de-jatte ont disparu de nos contrées, lui s’est amené comme une piqûre de rappel.
Exposant ce qui lui reste, tous voiles retirés.

Or, l’intention est trop évidente pour que les passants se laissent attendrir.
Le cœur, c’est ancestral, s’en émeut peut-être encore un peu, mais le porte-monnaie, plus moderne, reste fermé.

Je me suis habitué à ce voyage au Moyen Âge, et le trottoir est si étroit qu’il m’arrive d’enjamber, pardon, les moignons sans regarder. Mais j’ai quand même vu, et je me dis que je ne suis pas le seul égaré dans le mauvais siècle. Il a beau être venu d’ailleurs, ici nous avons bâti un Etat-providence aux multiples garanties pour les plus pauvres, notamment ceux de son espèce. N’avons-nous pas toutes sortes d’allocs, ouvertes à des ressortissants comme lui, la cotorep et tout le toutim, et ne payons-nous pas des impôts locaux plutôt lourds afin que notre ville puisse s’enorgueillir d’être à la pointe en matière d’intégration des comme lui ? Il a droit à la CMU, certainement aussi à des prothèses sécu, et je suis sûr qu’il le sait, appartenant de toute évidence à une communauté habituellement fort éclairée sur ses droits.
Faisant la manche de cette sorte, il se permet de nier tout le progrès social, il rend même possible que les gens se disent : si c’est comme ça, on peut aussi retourner en arrière. En est-il seulement conscient ?

On n’en est pas encore là, et lorsqu’un rare passant lui donne la pièce, ce ne peut être que pour le spectacle. Ce n’est plus la miséricorde, de la miséricorde, l’Etat nous a délivrés, c’est pour le spectacle. Moi, cela me rebute de dire comme ça : bravo l’artiste ! Il lui reste ses deux bras, il pourrait jouer du violon, de jolis airs tziganes, dans ce cas je donnerais. Sans un peu de musique, pas d’émotion, pas de rétribution dans un pays civilisé.

7 Mars 2013

jeudi 7 mars 2013

De anima

  
1. Guilgoulim

Pas de doute là-dessus, assieds-toi et regarde cet album avec moi.
Tu vois : J’étais bel et bien dans un tout autre corps autrefois.
Ici, sur la plage du Touquet, c’est particulièrement frappant.
Si tu n’es toujours pas convaincu, bois un coup pour le courage,
______________________________________ _____puis
Je me déshabillerai un peu pour que tu puisses comparer en toute
_______________________________________ bonne foi.

Eh bien, c’est à cause de cela que je pense tout ça, que l’idée
De la transmigration des âmes provient simplement du constat
Qu’il y a transmigration du corps chez l’homme
Dans une seule et unique vie. De là à supposer
Que l’âme, survivant à de tels changements, sache également
Sauter de corps en corps n’est qu’un pas, ce n’est que pure logique.

D’une certaine façon, deux jeunes ou deux vieux de deux siècles
_______________________________________ différents
Sont plus proches l’un de l’autre par rapport à leurs âmes
Qu’un vieux du jeune qu’il était, ou un jeune du vieux qu’il sera, il
__________________________________________ y a là
D’évidence double transmigration, car d’ordinaire peu de
___________________________________ mémoire subsiste
Malgré les quelques souvenirs mal digérés du retraité modèle, et
Nous savons depuis toujours combien l’âme oublie de choses lors
______________________________________ du passage.

Pour ça, pas besoin de mourir au préalable
Pas besoin de mourir tout court, et c’est rassurant, n’est-ce pas.
C’est ce que ce mutant d’homme a trouvé de mieux comme espoir.
Regarde encore un peu ces photos, et tu tomberas d’accord avec
____________________________________________moi
Qu’il faut souhaiter bonne chance pour les transmigrations
______________________________________prochaines.

2 Mars 2013


2. Jansens Gabe

Angeblich steckt die Seele mir im Ranzen
Nur weiß ich nicht recht, wo, die arme Seel
Ob ich frohlocke oder mich auch quäl –
Er hab sie mit hineingesteckt, sagt Jansen.

Ich find sie aber nicht, kann sie nicht greifen
Den Wulst hingegen kneife ich zur Not
Da weiß ich, wo ich dran bin: noch nicht tot!
Die Seele nur will sich nicht lassen kneifen.

Bist du dir deiner Sache sicher, Jansen?
Und jener meint, er hab sie gut versenkt
Gar überleben würde meinen Ranzen

Das Hurenbiest, wo man nicht weiß, wo’s lungert
Dieweil der Wanst verdurstet und verhungert
Der treue Kerl, der da ist, wo man denkt.

28. Februar 2013


3. De alma oscura

Sans penser à grand-chose
Je m’arrache un poil du nez
Un gros poil noir et frisé
Que j’examine avant de le virer.


Sans connaissance, certes rien, mais
La connaissance qu’on saurait acquérir
En se fiant à soi-même
Cette connaissance de soi
Est une lumière sans clarté
Nuit sans ténèbres, d’âme obscure.

Et le monde n’est pas en meilleure posture.
Ces journées, remplies de soi, vides
Clarté sans lumière, ténèbres sans nuit
Où voulez-vous qu’elles arrivent ?
Elles n’apporteront rien
Sans connaissance, certes rien, mais.

4 Mars 2013

mercredi 6 mars 2013

Eppur si mouve

Wenn nicht in Reih und Glied, in welcher Ordnung?
Wie sollen viele Menschen etwas taugen
Wenn nicht, jeder für sich, einander
Wechselseitig neutralisierend?

Es bleiben Reih und Glied. Derselbe Schrei
Aus jedem Hals, starkmachende Einigkeit
Wo Schwächung das Einzige wäre.

Jener schaute nach rechts und nach links
Als es darum ging, vorwärts zu blicken
Auf ein weisendes Licht, und bei blutigem Rot glitt
Er in die nur ihn lockende Lücke.

Aus dumpfer Geballtheit schallt’ es ihm nach, er
Verführe die Jugend, der man
Doch gerade den Vorwärtsblick beibringe.

Wähntet ihr, ihn zurückzuholen?
Eure Schreie beflügelten noch seinen Fuß
Wie vorwärtsgetragen von Schwingen, wie
Von Flüchen beschützt neuen Ufern zu.

Jener floh nicht, er stürmte voran wie im Fluge
Verkündiger, Vorbote, einsamer Herold
Wenig schwächend die Menge, doch ein Beispiel der Tugend.

6. März 2013

mardi 5 mars 2013

Dans la mesure du possible


1. Le mal par le mal

Dans les pays chauds
Dès que les gens ont le droit de vote
Ils votent pour
D’emmitouflés, d’enfoulardés, d’ensoutanés
On dirait qu’ils ont froid.
Ou alors ils ont si chaud qu’ils admirent.
C’est l’effet combattre le mal par le mal.

Dans les pays plus froids
Le choix des gens n’est guère plus lumineux.
Seulement, le vêtement n’y est pas central.
Ils ont le chauffage central
Et la banque centrale.
Eux aussi, ils combattent le mal par le mal.

Si on te donnait le droit de vote
Dans un pays de ton choix
T’aurais du mal, toi aussi
De choisir entre des gens surhabillés
Et des salles de marchés chauffées à bloc.
Tu laisserais faire la nature
Celle qui combat le mal par le mal.


2. La rançon de l’insuccès

Le manque de succès est comme l’alcool
Il fait qu’on s’encroûte.
On insiste, bêtement, outre mesure
Se tait ou insiste ou les deux en même temps
Tombe en syncope ou
Hausse trop la voix, veut parler
Plus fort là où personne d’autre ne parle.
Bien curieux qu’on puisse quasiment s’enivrer
De son manque de succès.
C’est comme l’ivresse du néant
Sans antidote connu.


3. La plage

C’est une très belle journée.
Échos de bruits d’été, lumière et odeurs
S’insinuent par la fenêtre un peu ouverte.
Renfermé dans son bureau, quelqu’un se révolte :
Peux pas rester, faut que j’aille à la plage !
Et le voilà qui s’échappe.

Mais tout le monde n’a pas la tête à s’enfuir.
La plage est peu fréquentée en pleine journée ouvrée.
En la balayant des yeux, le fugitif ne détecte
Qu’un petit vieux et son vieux chien, et ils ne semblent
Pas très gais, ce retraité et ce clébard
Se promenant lentement côte à côte sous un astre si éclatant
Qu’on pense immédiatement aux crapauds de Larkin
Et se dise qu’à y être, la plage ensoleillée déprime.
Déduisons-en qu’on est encore mieux là où l’on est.

Coup de bol, dis donc, que l’ami y soit resté.


Im Rahmen des Möglichen

1. Das Übel mit dem Übel

In den heißen Ländern ist es so
Dass die Menschen
Sobald sie das Wahlrecht haben
Eingemummelte, Eingeschleierte, Eingetalarte wählen.
Man könnte gerade meinen, sie frieren
Oder es ist ihnen so heiß, dass sie es bewundern.
Es ist der Effekt „Das Übel mit dem Übel bekämpfen“.

In den kälteren Ländern
Leuchtet auch kaum ein, was die Leute wählen.
Nur die Kleidung spielt keine größere Rolle.
Sie haben Zentralheizung
Und eine Zentralbank.
Auch sie bekämpfen das Übel mit dem Übel.

Würde man dir das Wahlrecht
In einem Land deiner Wahl geben
Hättest du auch Schwierigkeiten, dich zu entscheiden
Zwischen Leuten, die zu warm angezogen sind
Und überheizten Trading Rooms.
Du würdest die Wahl der Natur überlassen
Eben der, die das Übel mit dem Übel bekämpft.


2. Der Preis der Erfolglosigkeit

Erfolglosigkeit ist wie Alkohol.
Sie führt zu Verkrustung.
Man insistiert nur noch blöde
Verstummt oder insistiert oder beides gleichzeitig
Kippt weg oder wird zu laut
Will übertönen, wo es nichts zu übertönen gibt.
Seltsam genug, dass man
Wie besoffen von Erfolglosigkeit sein kann.
Es ist ein typischer Nirvanarausch
Gegen den es kein Mittel gibt.


3. Der Strand

Es ist ein wunderschöner Tag.
Der Widerhall von Sommerlärm, Licht und
Gerüche dringen durch das leicht geöffnete Fenster.
In seinem Büro eingepfercht wehrt sich einer:
Kann nicht bleiben, muss raus an den Strand!
Und schon hat er sich davongemacht.

Doch nicht jeder hat einen Kopf um zu entfliehen.
Der Strand liegt an diesem Arbeitstag sehr verlassen da.
Als er ihn absucht, entdeckt der Flüchtling lediglich
Einen alten Mann und seinen alten Hund, und sie
Wirken nicht sehr lustig, dieser Rentner und sein Köter
Langsamen Ganges Seite an Seite unter einem Gestirn
Dessen Strahlen einen sofort an Larkins Kröten denken lässt
Und man sich sagt, ist man erst einmal da, deprimiert der sonnige Strand.
Schließen wir daraus, dass man stets besser bleibt, wo man ist.

Welch Glück, sag, dass unser Freund es auch so gehalten hatte.

13. Januar 2013

lundi 4 mars 2013

Vielleicht ist Gleichheit im Entstehen

Wenn zwei Bekannte sich treffen, müssen
Sie einander nicht gleich bekannt sein;
Der eine mag viel mehr vom anderen wissen
Als der andere vom einen.
Falls aber zwei Fremde sich treffen, können
Sie einander nur gleich fremd sein
Ist einer beim Sich-aneinander-Erkennen
Auch zu zweit, und der andre allein.
So reich ist das menschliche Miteinander
So rätselhaft geht es vonstatten:
Ob Fremdlinge oder uralte Bekannte –
Wir werfen ganz ungleiche Schatten.

Was wir nach Jahrzehnten noch nicht sehen
Erfahren wir nun auch nicht mehr;
Vielleicht ist Gleichheit im Entstehen
Die Nacht kommt ja schon zu uns her.


11. Februar 2013

lundi 11 février 2013

Fleshen Art

Die dargestellte Person.
Ein alternder Schauspieler fragte sich: Kann ich eigentlich noch spielen oder habe ich das Spielen verlernt? Ich glaube zwar mehr denn je an die Rollen, die ich spiele, doch Glauben genügt wohl nicht, man muss diese Rollen auch verdienen, und ich verdiene, fürchte ich, nun nur noch mich selbst. Wer seine Rollen aber zu sehr mit sich selbst ausfüllt, ist das noch ein Schauspieler?


You needn’t’ve learned much art to grow into
An actor of yourself, since time alone
Gives life to paper, flesh to weathering stone
And blurs the frontier between what and who.

Acclaimed for parting pulp and pith and bone
Old hams intuit where it’s heading to;
No role to spurn, no antic to postpone –
That play has long been written, cue for cue.


[Le personnage représenté.
Un acteur vieillissant se demandait : Est-ce que je sais encore jouer ou ai-je oublié comment faire ? Il est vrai que je crois plus que jamais aux rôles que je joue, mais croire n’est pas assez, il faut aussi les mériter, ces rôles, et j’ai bien peur de ne mériter désormais plus rien d’autre que moi-même. Or, celui qui remplit trop ses rôles de lui-même, est-il encore un acteur ?]

February 9, 2013

vendredi 1 février 2013

Tentatives de réparation

Ayant cassé par mégarde
Une petite branche, je l’ai mise dans un verre
Afin qu’elle développe des racines
Et bien qu’elle soit restée longtemps en vie
– Assez longtemps pour que le verre ait dû être rempli
Plusieurs fois et se soit taché de ronds de calcaire –
La branche refusait de les faire, ces racines, et mourut desséchée.
Cela reste un vrai mystère pour moi
Pourquoi certaines branches font des racines et d’autres pas.
Je suis absolument perplexe devant l’énigme
De la poussée racinaire chez les branchettes cassées.
Ou pour quelle raison moi, je veux à tout prix les sauver
Dans un verre d’eau, ne pouvant leur offrir rien de mieux
Qu’un maigre coin de balconnière comme perspective d’avenir.

Bon, moi je sais, mais elles ne le savent pas.
Et l’envie de vivre, je comprends. N’empêche, ça m’inquiète
L’espoir d’une branche qui réussit à faire des
Racines dans de telles circonstances, parce que
Ce n’est quand même pas normal, juste de l’eau dans un verre.
Celles qui ne se laissent pas berner et claquent
Devraient me mettre du plomb dans la tête, et pourtant
Je les pleure. Je les jette et je les pleure.


Wiedergutmachungsversuche

Versehentlich
Abgebrochenes Ästchen in ein Glas getan
Damit es Wurzeln bildet.
Obwohl es lange am Leben blieb
– Lange genug, dass das Glas immer wieder aufgefüllt
Werden musste und dicke Kalkränder bekam –
Bildete es keine Wurzeln und vertrocknete am Ende doch.
Es ist mir ein Rätsel
Warum manche Ästchen Wurzeln bilden und andere nicht.
Es ist mir überhaupt ein Mysterium
Was es mit der Wurzelbildung abgebrochener Ästchen auf sich hat.
Oder warum ich sie unbedingt retten möchte
Und deshalb in Wasser stelle, da ich ihnen ohnehin nur einen
Winkel im Balkonkasten als Zukunftsaussicht zu bieten habe.

Gut, ich weiß es, aber sie wissen es nicht.
Doch bei allem Lebenswillen: Es bleibt beunruhigend
Was Ästchen, denen die Bildung von Wurzeln unter
Diesen Umständen gelingt, sich davon versprechen, denn
Normal ist so ein Glas mit nichts als Wasser ja keineswegs.
Diejenigen, die nicht darauf eingehen und eingehen
Sollten mir eine Lehre sein, und dennoch
Bedaure ich sie. Ich werfe sie weg und bedaure sie.

1. Februar 2013

mercredi 9 janvier 2013

Voraussetzungen und Vorhäute


1. Piepsend unterm Schrank

Erst reißt er sich die Federn aus
Und dann kann er nicht mehr fliegen
Was kein Wunder ist.
Man muss ihn von unterm Schrank hervorholen
Diesen niedlichen Piepmatz
Mit seinem winzigen, rasenden Herzen
Weil er so tief unten doch nicht mehr er selbst sein kann.

Warum hast du dir die Federn ausgerissen, Dämlack?
– Zwanghaft. Ein Juckreiz. Äußerst unangenehm
Wenn es einen in den Flügeln kribbelt.
– Und nicht an die Folgen gedacht?
– Wie hätte ich ahnen sollen
Was ohne Schwungfedern auf mich zukommt?
Die Voraussetzungen für seine Künste
Sieht man erst hinterher.


2. Ein sehr gutes Zeichen

1. Mose 17:11

Gewisse Zufälligkeiten im Leben
Haben zum Ergebnis, dass die einen beschnitten werden
Und die anderen nicht.
Ein kleiner Schnitt, doch er hat Weiterungen.
Die einen haben später eine Beschnittenensexualität
Und die anderen eine Unbeschnittenensexualität
Was nicht unbedingt dasselbe ist.
Doch obwohl – oder gerade weil – die Sexualität
In einem Männerleben so wichtig ist, sind die meisten zufrieden.
Man findet selten Beschnittene, die es bedauern
Beschnitten zu sein, und selten Unbeschnittene
Die es bedauern, vergessen worden zu sein. Nur die wenigsten
Unbeschnittenen lassen sich dann doch noch beschneiden
Und nur die wenigsten Beschnittenen versuchen
Wieder an ein Stückchen Vorhaut zu gelangen
Obschon das möglich scheint.
Es gibt bekanntlich einen Penisneid
Und überhaupt sehr viel Neid
Aber kaum einen Vorhautneid
Unter den Männern dieser Erde
Was eigentlich ein sehr gutes Zeichen ist.
Jawohl, ein sehr gutes Zeichen – deshalb wurde
Die Beschneidung schließlich erfunden.


Prémisses et prépuces

1. Sous l’armoire, en piaulant

D’abord il s’arrache les plumes
Puis il ne sait plus voler
Ce qui n’est pas étonnant.
Il faut le chercher sous l’armoire
Ce mignon petit piaf
Avec son cœur minuscule battant la chamade
Puisque aussi bas il ne peut plus être lui-même.

Pourquoi t’es-tu arraché les plumes, imbécile ?
– Par compulsion. Un prurit, une
Démangeaison aux ailes, très pénible, ça.
– Et pas pensé aux conséquences ?
– Comment aurais-je pu savoir
Ce qui m’attendait sans les rémiges ?
Les prémisses de tout art
Ne se révèlent qu’après coup.


2. Un très bon signe

Genèse 17:11     

Il y a des circonstances dans la vie
Qui font que les uns sont circoncis
Et les autres pas.
Une toute petite coupure, mais qui a des conséquences.
Les uns auront plus tard une sexualité de circoncis
Et les autres une sexualité de non-circoncis
Ce qui ne revient pas exactement au même.
Mais malgré – ou peut-être à cause – de l’importance
De la sexualité dans une vie d’homme, la plupart sont contents.
Rarement des circoncis regrettent cet état de fait
Et rarement des non-circoncis regrettent d’avoir été oubliés.
Très peu d’entre eux se font plus tard circoncire
Et très peu de circoncis tentent un jour de récupérer un
Bout de prépuce, alors que la chose semble possible.
Il y a la fameuse envie du pénis
Comme il y a beaucoup d’envie sur terre
Mais il y a peu d’envie du prépuce
Ce qui est un très bon signe.
Eh oui, un très bon signe – voilà pourquoi
La circoncision a été inventée.


6 et 9 Janvier 2013

vendredi 7 décembre 2012

Ayant vécu

Sans faire grand-chose
Exposées aux quatre vents et saisons
Ses mille statues et statuettes se sont érodées, s’effritent
Et pourtant
L’imposant bâtiment semble résister au temps.
Si je regarde de près
Je me rends compte
Que la cathédrale n’existe déjà presque plus
Plus aucun visage
Plus aucun pli dans les tuniques
Le grand geste est celui d’un mort
Sa majesté faite de vagues souvenirs
D’abstractions et de généralités
Saluant d’autant mieux à distance
Qui veut encore croire à des choses.


Nach einem Leben

Ohne viel getan zu haben
Den vier Winden und Jahreszeiten ausgesetzt
Sind seine tausend Heiligen verwittert, sie blättern ab
Und doch
Scheint das mächtige Bauwerk der Zeit zu trotzen.
Komme ich näher
Stelle ich fest
Dass es dieses Münster schon fast nicht mehr gibt
Kein Gesicht ist mehr vorhanden
Keine Falte an den Gewändern
Der große Gestus ist der eines Toten
Seine Majestät besteht aus vagen Erinnerungen
Aus Abstraktion und Gemeinplatz
Und grüßt umso besser aus der Ferne
Den, der noch an etwas glauben möchte.


After a Lifetime

Without much trying, exposed
To the four winds and the four seasons
Its uncountable effigies withered and flaking
But yet
The very edifice appears to defy eternity.
Coming closer
I notice
That this minster, in fact, is almost no more
Not one of the faces remaining
Not one fold extant in the vestures
The grand gesture is a corpse’s
Its magnificence of mere reminiscence
Abstraction and commonplace
Beaconing fairly better from afar
Those still willing to believe in something.

December 5, 2012

dimanche 11 novembre 2012

Incubi

Am Morgen
Sehe ich als erstes den tiefen Riss in der Schlafzimmerdecke
Doch er beunruhigt mich nicht, löst den Alptraum nicht ab.
Es scheint mir keiner der Risse zu sein
Die sich irgendwann als fatal erweisen.
Was sollte auf mich auch herabstürzen
Nach den Wahrheiten der Nacht?


Incubi

Le matin
Je remarque en premier la profonde lézarde au plafond de la
chambre
Mais elle ne m’inquiète pas, ne prend pas la relève du cauchemar.
Elle ne me paraît pas de celles
Qui risquent un jour d’être fatales.
Qu’est-ce qui pourrait bien me tomber dessus
Après les vérités de la nuit ?


9 Novembre 2012

dimanche 21 octobre 2012

La sagesse manquante

Même les très bons parmi les médecins
Ne rencontrent jamais assez de gens bien portants
Et cela ne leur rend pas service.
L’être en état de force ne les appelle jamais ;
Ceux qui, se tordant de douleur sur leur couche, les
Attendent avec fébrilité, par là même
Ne sont pas dans leur état.
Or, il ne faut pas seulement savoir que cette faiblesse
Par principe n’est que passagère chez l’homme
Et que la tâche jamais atteinte du chamane
– C’est-à-dire devenir superflu –
Devrait le rendre bien plus humble que ne lui
Permet le commerce des souffrants qu’il soulage –
Non : il faut aussi en avoir fait l’expérience !

Pas de chance, l’homme guéri n’est pas chic.
Lorsque, à l’aise sur ses deux jambes, il aperçoit son bienfaiteur
Se méfiant tout à coup de l’avenir, il le salue avec la même
_______________________________________déférence.
Voilà la malédiction du médecin, bon ou mauvais, et voilà
Pourquoi un ordre démocratique digne de ce nom
Dans le royaume des mortels et des bonnes
Volontés est si difficilement réalisable.


20 Octobre 2012

mercredi 12 septembre 2012

Question de réconfort

La grande poésie, celle que l’on apprend par cœur à l’école, lorsque souvent on n’en a nulle envie mais qu’il le faut, constitue, on le sait, un trésor pour la vie, richesse cachée d’autant plus précieuse qu’elle ne manque jamais de se rappeler à nous dans les moments difficiles. Du fond de la mémoire surgissent alors de mystérieux souvenirs, des fragments de poèmes qui, mêlés aux bruits du jour, se recomposent pour que nous captions enfin leur puissant message. Il n’y manque parfois qu’un petit adjectif.


Ramer dans le torrent
        Entendu chez Verlaine

Les sangles du rameur
L’emmerdent, son canot
Dévie au long de l’eau
Tonneau après tonneau.

S’écrie Bert, ce moqueur :
Ta technique est brouillonne !
Mais lui, d’une longueur
Gagne, et je m’en étonne.


12 Septembre 2012

dimanche 19 août 2012

Die beiden Quellen der Moral und Religion

In letzter Zeit werde ich morgens von Lärm geweckt.
Weil Sommer ist, steht das Fenster offen, und es handelt sich
Stets um denselben Lärm, er hat allerdings zwei Quellen:
Entweder Flugzeuge oder die Müllabfuhr.
Ist es die Müllabfuhr, erkenne ich es nicht sofort, sondern erst
An den quietschenden Bremsen
Den kehligen Zurufen der Müllmänner und
Dem dumpfen Aufschlag der Tonnen bei ihrer Entleerung.
Sobald er weiterfährt, klingt der Wagen wieder wie ein Flugzeug;
Ein Flugzeug bremst jedoch zuvor nicht quietschend
Seine Besatzung ruft sich nicht kehlig etwas zu
Und es schlägt auch nichts dumpf auf, oder sollte zumindest.
Allein der sich entfernende Müllwagen, ich muss das wiederholen
Unterscheidet sich nicht mehr von einem Flugzeug.

Ich bin zu dieser Uhrzeit noch nicht so richtig wach, aber
Selbst im Halbschlaf weiß ich, was weggebracht wird
Und wohin die Reise geht. Und ich
Glaube auch zu wissen, als ich erneut ein Flugzeug höre
Was das Flugzeug wegbringt
Und wohin die Reise geht.


Les deux sources de la morale et de la religion

Dernièrement, un bruit me réveille tôt le matin.
Comme c’est l’été, la fenêtre reste ouverte, et il s’agit
Toujours du même bruit, mais venant de deux sources différentes :
Soit ce sont les avions, soit c’est le ramassage des poubelles.
Le ramassage, je ne le reconnais pas tout de suite
C’est seulement par les freins qui crissent
Les appels gutturaux des éboueurs
Et le claquement sourd des containers qu’on vide qu’il se trahit.
Dès qu’il se remet en marche, le camion re-sonne comme un avion.
Or, un avion, auparavant, n’aurait pas eu les freins qui crissent
Son personnel ne se serait pas fait des appels gutturaux
Et il n’y aurait pas eu de claquement sourd, du moins il ne faudrait pas.
Seul le camion qui s’éloigne – redisons-le –
Ne se distingue plus d’un avion.

Je ne suis pas encore bien réveillé à cette heure-ci, mais
Même en demi-sommeil je sais ce qu’on enlève
Et où il va, le voyage. Et lorsque
J’entends à nouveau un avion, je pense
Pareillement savoir ce qu’il enlève
Et où il va, le voyage.

16 Août 2012

samedi 18 août 2012

Warten

Regälchen zusammengezimmert
Und an die Wand gehängt.
Jetzt wartet es darauf, vollgestellt zu werden.
Wieder ein Zeichen für die Überlegenheit
Der unbelebten über die belebte Natur.
Dinge haben keine Möglichkeit
Forderungen zu stellen, das
Warten ist ihre Stärke, es
Setzt sich immer durch; Menschen
Die nur warten, können lange warten.

Jemand setzt alles daran
Dieser Typen noch habhaft zu werden
Denn fast täglich stirbt einer in seinem Bett.
Es soll bezahlt werden, und sei es in letzter Minute
Und sei es mit dem heute gültigen Kleingeld. 
Man kann nur einverstanden sein, aber
Verwechsle das doch bitte nicht
Mit dem Wunsch nach einem Happy End.
Langsam mahlen die Mühlen nur im Märchen
Doch wer Gerechtigkeit will, dem fehlt zuerst die Zeit
Und wer sie auf seiner Seite wähnt, wird
Schon noch eines Besseren belehrt werden.
Es geht nur immer gegen das Verjähren
Im Reich des Belebten.

Ein anderer
Wartet quasi mit der Natur –
Wenigstens redet er sich das ein.
Er beobachtet ihre so unendlich langsamen Vorgänge
Und leitet daraus ab, auch unendlich langsam sein zu dürfen
Obwohl die Entwicklung, die die Dinge allesamt nehmen
Ihn vom Gegenteil überzeugen müsste. Er schaut
Den Entwicklungen aber eben bloß zu –
Und das Zuschauen bedeutet wenig –
Auch wenn er dabei sich selbst zuschaut:
Wie er nutzlos altert, nutzlos schwerer wird
Wie nutzlos die Natur ihm eine Glatze fabriziert
Und was immer geschieht, verlässt kaum seinen Kopf;
Die Haare gehen ihm jedenfalls schneller aus als die Ideen.
Wer zuwartet, denkt er sich, ist verloren
Spricht es aus sich heraus, und
Verliert sich schon wieder, so als
Seien das alles letzte Blicke auf die Welt
Durch eine über den Kopf gezogene Plastiktüte.

13. August 2012

lundi 13 août 2012

Es kreischen hier

Es kreischen hier die Möwen wie am Meer
Das Meer ist aber eine Deponie
Ist Müll. Ratten der Lüfte nennt man sie
Als ob es damit abgegolten wär.

Ich kenne welche, die den Tümmlerschwarm
Der jedes Schiff begleitet, eklig finden –
Abscheu vor Bettlern und vor Straßenkindern;
So reich das Schiff, die Brut der See so arm.

Zu tief das Meer, zu wendig die Gestalten
Für Spielchen um Zurückhaltung und Ehre
Zu alt, um sich nicht auch von Müll zu nähren
Zu zugehörig höheren Gewalten.

12. August 2012

dimanche 12 août 2012

Vorwelt, Nachwelt


Man kann hinschauen, wo man will
Und nehmen, was man will –
Eines fällt auf:

Das zentral gelegene Manhattan zum Beispiel.
Aber es ist ein Manhattan in Zeiten der Kalokagathie
Und für heutige Verhältnisse nahezu menschenleer. Wenn
Einem aus jetziger Sicht also kaum jemand begegnet
Dann ist, gelassen lustwandelnd, etwa der große, schlanke, schöne
Edwin Denby darunter, oder sein Nachbar Willem de Kooning.
Und es ist Denby und es ist de Kooning, vielleicht
In Gesellschaft von zwei, drei uns ebenfalls
Noch recht bekannten Bekannten, sonst
Passiert in diesen Straßen nicht viel.

Oder Paris, 6. Arrondissement.
Auch hübsch zentral und seinerzeit
Sozusagen eine Geisterstadt. Flanierend allein
Der von der Natur so unendlich begünstigte Samuel Beckett.
Und es ist Beckett, kein Beckettdarsteller
Oder Darsteller von Beckett
Oder sonstiger Fatzke.

Alle nun schon fast so lange wie die
Ungeheuerlichen Saurier von der für sie
Geschaffenen Erdoberfläche verschwunden
Und ein Rätsel, warum erst hinterher das Chaos begann.

Die große Überschwemmung
Brachte dann allerdings Leben in den Laden
– Jene so zentral gelegenen Örtlichkeiten:
Unerträgliche Vielfalt niedriger Daseinsformen;
Daseinskampf, diffuse Religiosität, und vor allem deren
Wahnvorstellungen zu erhörender
Machtworte aus Vorvätermund... ja, ja, eine ebenso
Grundlose Idylle.

Doch so soll es wohl sein, Ordnung muss sein.
Jenseits aller Horizonte nichts als
Reine Evidenz, Widerschein, Fabelwesen.

Und mittlerweile, blöde zurudernd
Die eigene Wenigkeit.

11. August 2012

mercredi 25 juillet 2012

Apus apus

Es ist Sommer, und jeden Abend warte ich auf die Mauersegler. Schwalben, Mauersegler, was auch immer. Sowie es zu dämmern beginnt, erscheinen sie: In nur halb organisierten, jedoch pfeilschnellen Schwärmen hysterisch kreischend, weiß der Teufel warum, streifen sie Fenster und Mauern, kratzen die Kurven rasend schnell. Es ist diese Schnelligkeit, auf die ich warte. Nase voll von den plumpen Tauben des Tages.

Einmal hat sich einer dieser Raser verschätzt. Dachte, beide Fenster stehen offen, das vordere und das hintere, es war aber nur eines offen. Und was er für ein spaßiges Tunnel halten musste, war ein Nest, eine Wohnung. Normalerweise hätte das Durchfliegen keine Sekunde gedauert, doch der Ausgang war mit tückischem Glas versperrt und hielt ihn gnadenlos auf. Licht, und dennoch mit dem Kopf an eine Wand. Geschehen mit der üblichen Hast. Urplötzlich lag der Vogel hilflos in dieser Wohnung, und sein Schicksal wäre besiegelt gewesen, hätten deren plumpe, flügellose Bewohner nicht so beeindruckbare Seelen. Ein Vogel versteht diese Leute sicherlich nicht, aber sie öffneten das schreckliche Fenster und warteten besorgt. Kauernd saß er in diesem Loch, vor Benommenheit weitgehend reglos. Die Plumpen fürchteten schon, es wäre um ihn geschehen, und überlegten sich Begräbnisriten. Einstweilen versuchten sie ihm zu helfen, indem sie ihn klug in Ruhe ließen, und als sie nach einiger Zeit wieder nach ihm schauten, war er tatsächlich verschwunden. Er wusste wohl bald gar nicht mehr, wie ihm geschehen war, denn nur sehr plumpe und flügellose Wesen erinnern sich noch lange an so etwas.


Apus apus

C’est l’été et chaque soir j’attends les martinets. Des hirondelles ou des martinets, je ne sais. Dès que le soir commence à tomber, ils apparaissent : dans des essaims à moitié organisés, mais rapides comme des flèches et criant hystériquement, le diable sait pourquoi, ils frôlent fenêtres et murs, mettant les bouts en vitesse. C’est cette vitesse que j’attends. Marre des lourds pigeons de la journée.

Une fois, l’un de ces fonceurs s’est trompé, pensant pouvoir passer par les deux fenêtres, celle du devant et celle de l’arrière, mais en réalité il n’y en avait qu’une seule d’ouverte. Et ce qu’il avait dû prendre pour un amusant tunnel, était en fait un nid, un appartement. Normalement, il l’aurait traversé en moins d’une seconde, mais la sortie était bêtement bouchée par un carreau qui l’arrêta sans pitié. Voilà de la lumière et pourtant la tête écrasée contre un mur, et tout cela arrivant avec la hâte habituelle. L’oiseau, perdu, atterrit donc dans cet appartement, et son sort aurait été scellé, si ses habitants, lourds et sans ailes, n’avaient pas eu de ces âmes impressionnables. Un oiseau ne comprend certainement pas ces gens-là, mais, pleins de compassion, ils lui ouvrirent l’horrible fenêtre. Accroupi dans ce trou et complètement sonné, lui ne bougeait quasiment plus. Les gens lourds, pensant qu’il n’y avait peut-être plus rien à faire, concevaient déjà des rites funéraires. En attendant, ils imaginèrent de l’aider en lui foutant la paix et quand, au bout d’un certain temps, ils vérifièrent, il avait effectivement disparu. Il lui a fallu à coup sûr peu de temps pour oublier sa mésaventure, car il n’y a que des êtres lourds et sans ailes qui se souviennent longtemps de telles choses.


25 Juillet 2012

mardi 24 juillet 2012

Kugelrunde Welt


Höchst selten

Wer einen feinen Rechner hat wie ich
Stellt fest: Die weite Welt quillt förmlich über
Vor bloßen Körpern, nacktem Gegenüber
Stets bildschirmfreundlich glatt und jugendlich

Oftmals posierend, doch auch scheinbar heimlich
Erhascht, damit das krude Stückchen Haut
Wie aus Versehen aus der Wäsche schaut
Und arglos wirkt, ist das auch unwahrscheinlich.

Wenn jungfräuliches Fleisch ins Blickfeld schneit
Ist es höchst selten der Natur geschuldet;
Unschuld wird auf der Welt nur kurz geduldet
Das Schlüsselwort heißt Leichtverderblichkeit.

Der Sphären Harmonie, jawohl, besticht;
Monaden sind Popöchen leider nicht.


Und doch ein Fortschritt

Erkenntnissuche kam indes noch nie
Ganz ohne virtuelle Bildchen aus;
Der spröde Rechner liefert sie frei Haus
Als Kuppler unvordenklicher Manie.

Weil Denken, so gedüngt, in sich versinkt
Und eingesogen in ein rosa Loch
Die Sinne selbst von dieser Welt jedoch
Mehr ablenkt als etwa mit ihr verlinkt

Rühm ich den Schirm, blieb sonst noch auf dem Stuhle
Die Augen tot verdreht zum leeren Himmel
Entfremdet Zeit und Raum und Weltgewimmel.

Nun aber, glänzend wie das Schwein im Pfuhle
Kehrt sich beim Denkvorgang des Leibes Hülle
Genussvoll zu der schönen Last der Fülle.

21. Juli 2012

lundi 23 juillet 2012

Naturen

Seit vielen Jahren
kämpfe ich nun gegen die Natur
um ein Stückchen Natur zu retten, denn
Natur ist mein Bonsai auch, obschon keine so
richtig natürliche, und Natur ist mein mangelndes
Bonsaiverständnis, und Natur sind die Schädlinge
oder der Pilz, von denen ich annehme, dass sie
dafür verantwortlich sind, dass in jedem Jahr
die zarten Bonsaiblättchen, kaum erschienen, auch
schon wieder zu verkümmern beginnen, gelb und
schmutzig werden und abfallen. Und dann ist es
wieder nackt, das arme Wesen, und dann sprießen
ihm erneut Knöspchen – genau wie in der Natur –
aber sieben Mal im Jahr, auch im Frühling, auch
im Sommer, seine bewundernswerten Lebenskräfte
fast erschöpfend. Und ich sehe es hilflos mit an, Jahr
für Jahr, frage mich, woran es liegt, und frage mich
ob letzten Endes nicht ganz einfach an meiner
liebenden Unfähigkeit, mit dem mir Anvertrauten
umzugehen, will sagen, an meinen Hemmungen
den Patienten dem Fachmann zu übergeben.
So verschlinge ich Literatur, die mir
nichts sagt, sprühe ängstlich
Chemie und topfe
unentwegt um
in ständig
wechselnde
Erde (denn es
gibt ja sehr
viele davon, es
gibt Erden aller
Arten) und es
hilft nichts. Die
Natur bleibt eben stärker als ich
und ich sollte mich womöglich auch noch dafür bedanken.

23. Juli 2012

dimanche 15 juillet 2012

Drei kurze Enzykliken


1. Mit brennender Sorge

Im offenen Fenster, zur sittlichen Anstalt erhoben
Stand reglos die Nachmittagssonne und drohte nicht, aber
Ließ spüren, dass es an der Zeit, und auch, wofür sie da war:
Dem, der jetzt noch zögerte, wäre sie nicht mehr gewogen.

War sie es zuvor? Der Stern selbst kennt doch nur die Routine;
Was hilft es da, wenn er die Leute durchs Fenster erschreckt?
Woher denn das Herz nehmen, woher Moment und Objekt?
So zog ich die Läden zu und zudem noch die Gardinen.


2. Fides et Ratio

Der Hund, mit seinem sicheren Flair
Noch dem letzten Idioten in Treue ergeben
Weiß vielleicht wenig vom Leben
Jedoch liebt man ihn sehr.

Nicht etwa den Stumpfsinn bewundern die Leute
Allerdings, will es scheinen, das blinde Bekennen;
Man mag es Anhänglichkeit nennen –
Jedem Hund seine Meute.

Ach, gäbe es keine behaarten Gefährten
Verblieben den Menschen einzig und allein
Ihre unbeirrbaren Mütterlein
Die sie endlos verehrten.

Doch auch ich, von den Blicken erschüttert
Möchte loben den armen verführbaren Hund:
Er kennt schließlich nicht ohne Grund
Nur die Hand, die ihn füttert.


3. Humanae Vitae

Man muss nicht klaren Kopfes sein
Man kann auch außer Sinnen
Ein neues Leben beginnen.

Man muss nur in der Lage sein
Noch etwas Lust zu spüren
Und seinen Muskel zu rühren.

Befruchtung muss nicht sinnlos sein
Ein Rausch ist nur das Hoffen
Ob nüchtern oder besoffen.


8. - 13. Juli 2012

mardi 3 juillet 2012

Klassische Arbeitsteilung

Die Götter haben kein Erbarmen
Mit ihren Lieblingen, den Armen
Die sich – falls überhaupt – die Kohlen
Noch aus der Hölle müssen holen.

Im Himmel scheint es nichts zu geben
Was ihnen hilft, sich zu erheben;
Die Hölle aber fackelt nicht
Sondern sie hält, was sie verspricht.

Der Trost, vom Himmel nachgeschmissen
Beruhigt gleichwohl die Gewissen.
Sehr schön, wie sich das alles findet:
Der Teufel hilft, und Gott begründet.

3. Juli 2012

mercredi 27 juin 2012

Audens Orpheus

Naturlärm, etwa Balzgesang
Geflügelter im Frühling, rührt
Solch Schöne mehr als Lautenklang
Der dem Geplänkel nachgespürt.

Mit imitiertem Leben wird
Man kaum viel echtes an sich binden
Doch mag, beim Schöpfen unbeirrt
Die Schönheit gleich dazuerfinden.

Es kommt auch durch den Winter hell
Wer sich das Liebste selbst erschafft
Braucht keine Welt mehr zum Modell
Und nur Natur als Hörerschaft.

26. Juni 2012

samedi 2 juin 2012

For Convenience

In the middle of tedium
A yawner stretches, lifting
Naked arms behind the head
Offers fabulous armpits and so
Sparks a sudden desire.

Who are you
Then?

The other person goes by translator
Which is an easier thing to call oneself. And no lie.
Currently is translating from the untranslated.
Who wouldn’t? Rears
Equally up on virtual forelegs, retorting:
I am rather a translator.

Lighting an unlit room is like creating it
And inventing a room is like parting the drapes.
Whatever happens
Is lit, and no idea if created.
Living up to that is good enough
And it is bliss enough to see
A little armpit hair elicit wishes
– No translation –
In the middle of tedium.

Face to face, two
Foreign languages
Abide.


June 2, 2012

vendredi 4 mai 2012

Wille und Vorstellung

Man kann sich äußerst einfach eine Welt vorstellen
In der es deutlich besser zugeht als in dieser hier.
Deutlich besser.
Besonders viel Vorstellungskraft braucht man dazu nicht
Und einen Willen fast überhaupt keinen, ja
Ich bin sogar versucht zu behaupten
Dass allzu viel Willenskraft dabei eher störend wirkt.
Doch wer sollte diesen Makel schon haben? Jedenfalls:
Hat sie erst einmal angefangen, geht die Vorstellung
Fast automatisch weiter.
Der Vorgang hat auch nichts mit dem Träumen zu tun
Denn Träume werden einem aufgedrängt
Sie sind grundsätzlich unlogisch und oftmals unangenehm;
Die Vorstellung von einer besseren Welt
Kann jedoch nach den Gesetzen strengster Logik erfolgen.
Warum wird nur nichts daraus?
Die Sache muss einen Haken haben.

Momentan regnet es sehr viel
Und ich verlasse kaum das Haus, denn
Muss ich nicht hinaus, schaue ich mir den Regen lieber durchs 
_______________________________________ Fenster an.
Zu einem Gedicht gerinnt mir diese Zeitverschwendung aber 
___________________________________________ nicht.
Sieht man einmal vom Beten ab
Gibt es zwei Möglichkeiten, schlechtem Wetter zu entgehen:
Entweder man reist dorthin, wo es schön ist
Oder man verlässt noch nicht einmal seine Wohnung.
Doch wenn es regnet, vergeht mir selbst das Reisefieber
Und wenn die Sonne scheint, lohnt das Verreisen nicht.
Es ist nicht in allen Dingen so.

Am nächsten Sonntag ist Wahl.
Da mag es gießen oder nicht, da geht es ins Wahllokal, eine 
_____________________________________ Grundschule.
Man macht sein Kreuzchen, wo sonst Kinder lesen und schreiben 
__________________________________________ lernen.
Es steht allerdings zu befürchten, dass wir
Auch diesmal dem Paradies wieder nicht näher kommen.
Mit etwas Glück verhindern wir verhinderten Schüler das 
______________________________________ Schlimmste
Und das ist dann wohl schon alles.
Dennoch hätten wir so viel in unseren Händen.

Als ich ein kleiner Junge war
Und noch nicht zum Wählen in die Schule ging
Hatte ich schon meinen Willen und meine Vorstellung
(Ich hätte in diesem Sinn also durchaus mitentscheiden können)
Und bei Regen war die Vorstellungskraft besonders gefordert –
Mehr als heute, wo es nur noch eine Willenssache ist
Womit man sich die Zeit vertreibt, hat man bloß mit sich selbst zu 
____________________________________________ tun.
Bei Schönwetter machten wir Kinder uns tatkräftig
An den weiteren Erhalt der schon bestehenden Welt
Indem wir sie gemeinsam nachahmten, dabei jedoch
Meist vollkommener machten, als sie in Wirklichkeit war;
Spielerisch wurde korrigiert, was unzulänglich an ihr war, dazu
War man schließlich Kind.
Man durfte zwar noch nicht zur Wahl gehen, näherte
Sich aber schon gewaltig dem Paradies an.
Es konnte jedoch auch vorkommen
Dass man sich bei der Verbesserung anbrüllte und Tritte versetzte
Denn Spielverderber gab es auch schon damals.
Das wird der Grund sein
Warum man die Erwachsenen in Grundschulen wählen lässt.



Volonté et Représentation

Il est très facile de se représenter un monde
Qui soit nettement meilleur que celui-ci.
Nettement meilleur.
On n’a même pas besoin de beaucoup de force représentative
Ou d’imagination
Et presque pas de volonté, je suis même tenté de dire
Que trop de volonté gênerait plutôt dans cette entreprise.
Mais qui l’aurait, cette tare ? Toutefois, une fois
Commencée, la représentation se poursuit quasi automatiquement.
La chose n’a rien à voir avec le rêve
Car les rêves s’imposent
Ils sont, par principe, illogiques et souvent désagréables ;
Mais la représentation d’un monde meilleur, elle
Peut se faire selon les règles de la logique la plus stricte.
Et pourtant, ça ne marche jamais.
Il doit y avoir un hic.

Actuellement, il pleut beaucoup
Et je ne quitte presque pas la maison ; sans être
Contraint de m’y exposer, je préfère regarder la pluie par la fenêtre.
Pourtant elle ne devient pas poème, cette pure perte de temps.
A part la prière
Il y a deux méthodes pour échapper à un temps de chien :
Soit on s’en va vers un coin où il fait beau
Soit on ne quitte pas son appartement.
Or moi, lorsqu’il pleut, je n’ai même plus envie de voyager
Et lorsqu’il fait beau, ce n’est pas la peine de se déplacer.

Dimanche prochain c’est les élections.
Qu’il pleuve à verse ou pas, faut aller au bureau de vote, une école primaire.
On vote là où, normalement, les enfants apprennent à lire et à écrire.
Mais il est à craindre que cette fois-ci encore
On ne se rapprochera pas du paradis.
Avec un peu de chance, enfants empêchés on empêchera le pire
Voilà tout ce qu’on peut espérer.
Et pourtant on aurait tout dans nos mains.

Petit garçon
Je n’allais pas encore à l’école pour voter
Mais j’avais déjà ma volonté et ma force représentative
Et j’aurais donc parfaitement pu participer au processus décisionnaire.
En temps de pluie, cette dernière force m’était particulièrement demandée
Davantage qu’aujourd’hui où ne reste plus que la question de volonté
Pour occuper un temps réduit à la seule compagnie de soi-même.
Lorsqu’il faisait beau, enfants nous participâmes activement
A la continuité du monde existant
En l’imitant de concert, le rendant le plus souvent
Meilleur qu’il n’était dans la réalité, corrigeant
Dans le jeu ce qui laissait à désirer, c’est l’énorme
Privilège des petits, n’est-ce pas.
Mais il pouvait arriver également que lors de notre
Activité améliorante on s’engueulait et se tapait sur la figure
Parce que des trouble-fête, ça, il s’en trouve toujours.
Et c’est probablement la raison
Pour laquelle on fait voter les adultes dans des écoles primaires.


30 Avril 2012

jeudi 3 mai 2012

Kein Grund zur Klage

Man erlebt auch nur das
Was man erleben möchte.
Außer in besonders schlimmen Zeiten
Werden die Erlebnisse nicht an einen herangetragen.
Ein Erlebnis, auf dessen Suche man sich machen muss
Ist aber ein Abenteuer
Und Abenteuer sind keine Erlebnisse, sondern Abenteuer.
Das Leben ist kein Abenteuer, weit gefehlt.
Die Jugend vielleicht ein klein wenig, das Leben aber nicht.
Wenn man Glück hat, passiert in einem Leben nicht viel
Man hat nix gesucht, nix Erwähnenswertes erlebt, und darf wieder
___________________________________________ gehen
Wie nach einem harmlosen Theaterstück
Oder wenn man den Fernseher ausschaltet und schon vergessen
_________________________________hat, was gerade kam.
Ein solches Leben ist ein Geschenk der Götter
Es ist aber auch zum Davonlaufen.
Zum Davonlaufen, jawohl, jedoch nicht in ein Abenteuer hinein.

Jeden Tag stand er auf, so gegen Mittag
Und es ereignete sich dann nicht mehr viel.
Oder wenn etwas geschah, hätte er auch darauf verzichten können.
Es passierte eigentlich nur Ärger –
Jedoch in Maßen.
Einen regelrechten Beruf hatte er nicht, so weit hatte er es
__________________________________ gebracht im Leben
Einem Leben, das manch anderem geradezu abenteuerlich
_________________________________________erschien.
Gesucht hatte er dieses Leben jedenfalls nicht, gefunden schon.
Ein Leben in Friedenszeiten.
Grund zur Klage liegt nicht vor.


Nulle raison de se plaindre

En fait, on ne vit que
Ce qu’on a envie de vivre.
Sauf en des temps très méchants
Le vécu n’est pas apporté par l’extérieur.
Or, un vécu que l’on doit chercher avec ses dents
Cela s’appelle une aventure
Et les aventures ne sont pas du vécu, mais des aventures.
La vie n’est pas une aventure, loin de là.
La jeunesse peut-être un peu, mais pas la vie.
Si l’on a de la chance, on ne vit pas grand-chose dans une vie
On n’a rien cherché, rien vécu de notable, puis on a le droit de partir
Comme après une pièce de théâtre bien anodine
Ou après qu’on a éteint la télé et déjà oublié ce qu’on y a vu.
Une telle vie est un cadeau des dieux
Mais c’en est aussi une que l’on voudrait quitter en courant.
On voudrait la quitter en courant, oui monsieur, mais pas en direction d’une aventure.

Chaque jour il se levait, vers midi ;
Ensuite, il ne se passait plus grand-chose.
Ou lorsque quelque chose se produisait, il aurait pu faire sans.
Au fond, il ne lui arrivait que des emmerdements –
Par bonheur, modérément.
Il n’avait pas de véritable métier, il était quand même arrivé à ça dans cette vie
Existence qui pour beaucoup était le comble de l’aventure.
En tout cas, il ne l’avait pas cherchée, juste trouvée.
Une vie en temps de paix.
Nulle raison de se plaindre.

22 Avril 2012

dimanche 1 avril 2012

Petit frère

Tôt le matin, un oiseau chante.
Son chant est si intense qu’il me réveille.
Je vais à la fenêtre et
Pour l’entendre encore mieux
Commence à l’ouvrir tout doucement.
Or, le chanteur a l’oreille fine et s’envole sur-le-champ.

Les oiseaux ne font pas n’importe quoi
Ils savent quand il faut se méfier.
Les oiseaux c’est la vie même
Et si ce n’est que pour les écouter chanter
Faut garder la fenêtre fermée ;
Les gens sérieux, eux
Ne se font pas réveiller comme ça
Par la voie d’impromptus gazouillés, que sais-je
Ils sont autrement préparés, autrement outillés
Les oiseleurs sont tout sauf les grands frères des oiseaux.

Ceux qui se lèvent pour les écouter, si.
La vie non plus n'y comprend rien et s'envole.

31 Mars 2012

samedi 31 mars 2012

Tall-Town Nixpat

__The city you live in should be a second skin, a sheath
Of streets fitting the fingers like a glove’s
But they are not skin, they are fabric
Traversing intimacy, leading to someplace.
– Where there’s ID-checking bouncers.
And then you are
Way too easily bummed out.

__Should insist, resilience is the word. Good man:
Already doing enough gardening.
Proud of my gay kitchen balcony and you
Worldly-wise talking stamina.
Going downtown a
Rubberneck, a tourist, these paths toward landmarks
Lend themselves to stirring back to the troughs.

__Gawking at beauty is sort of beautiful, and sure
Grief work surpasses all in beauty.
Here enhaloed bade farewell
To lots that broke or got lost, things of
Course, allowed for breakage and loss;
Ruins, vestiges – everybody can do without.
When all’s out of order, no one’s apter than the next one.

__Shirt of Nessus
Still clinging to the unburied potterer, one
Long acquainted with bulwarks and bastions
That should have been taken some little decades ago.
Hoary pals not poked in their season
A story older than dirt.
The city you live in is like a second skin.


March 27, 2012

jeudi 15 mars 2012

Verzicht


1. Diskrete Sommerabende

Ich freue mich schon auf den Sommer
Aber hoffentlich gab es keinen Umzug, weil da doch
Dieses eine interessante Fenster ist. An Sommerabenden
Steht es offen und lüftet sein Geheimnis: einen Menschen.
Es muss die Küche sein, ich habe nämlich den Eindruck
Dass dieser Mensch sich mit Küchenarbeit zu schaffen macht.
Ich schätze besonders den langen Hals, die feinen Arme, den
___________________________________________ schmalen
Sich immer wieder vorbeugenden Oberkörper, der wahrscheinlich
Kaum bekleidet ist, denn es wird ja so heiß hier im Sommer.
Da ich ein Fernglas besitze, könnte ich es genauer wissen, doch
Das möchte ich nicht. So wie das Leben geartet ist
Ist eine Enttäuschung zu befürchten, das
Gebäude befindet sich schließlich in ziemlicher Entfernung
Und es wird schon seine Richtigkeit damit haben.
Zudem knöpft man den Leuten auch nicht ungefragt den Kittel auf.

Ich sehe niemals eine zweite Person in diesem Fenster
Habe also noch alle meine Chancen.
Solange ich auf das Fernglas verzichte
Und schön diskret bleibe.


2. Sind oder waren Sie jemals Kommunist?

Der berühmte slawische Charme
Das heißt die slawische Wildheit, Unzivilisiertheit:
Man ist sich bewusst, was man tut und was man nicht tut
Weil man es eben auch nicht tun könnte
Oder rundheraus tun.
Der gesamte slawische Humor lebt von dieser Bewusstheit
Oder Naturnähe.
Er begeistert sich entweder für seinen Unterdrücker
Oder veranstaltet spontan eine Revolution
Wobei das eine dem anderen nicht widersprechen muss –
Es wird jedenfalls bewusst übertrieben
In dieser erbarmungslosen Welt.

Das alles eine Frage des Charmes oder Humors
Oder der Resignation, die so viel Charme und Humor zugrunde
_______________________________________________liegt.


3. Spätes Zölibat

Ich hatte früher immer Zettel dabei.
Für falls mir unvermittelt etwas einfällt.
Nicht so ein Moleskine-Zeug, das zum Dichter macht, sondern
______________________________________________Zettel.
Irgendwelche Papierfetzen waren stets ausreichend für mich.
Brauche ich nun aber auch nicht mehr, denn mir
Fällt unvermittelt kaum mehr etwas ein
Und das Wenige, das mir doch einfällt, kann ich auch später noch
____________________________________________ notieren
Dafür reicht der Platz in meinem Hirn.

Wenn ich neuerdings durch die Stadt gehe
Begegnet mir einfach nicht mehr so viel Schönes wie früher
Und das liegt an mir.
Denn das Schöne wächst stetig nach.
Ich erkenne den Frühling ja auch an den Knospen der städtischen
___________________________________________Restnatur.
Bei meiner eigenen Restnatur stehen die Zeichen auf Verzicht.

Ich lasse den Dingen auch in geistiger Hinsicht
Immer häufiger die Hosen an
Bemühe mich kaum mehr um erregenden Striptease, denn
Was sollte ich da schon herauswursteln? Diese Dinge, so sagt
Mir nun die Erfahrung, sind auch untenherum letzten Endes alle
______________________________________________gleich.
Das von Natur und Sitte Verborgene mag fortan verborgen
_____________________________________________bleiben.

Der Verzicht selbst ist etwas Schönes.
Er stellt vielleicht die letzte Schönheit dar.
Es ist der gesunde Menschenverstand, der sich
Auf einmal in mir entfaltet – eine Art von
Priestertum, das im Zölibat Gottes Geheimnisse in Frieden lässt –
Wenn nicht gar das gesunde Volksempfinden.
So wunderbar gläubig und gesund wie heute war meine Seele noch
________________________________________________nie.
Ich bin den Dingen ähnlicher geworden als ich es jemals war.


Renoncement


1. Discrètes soirées d’été

J’attends l’été avec joie ;
Or, j’espère qu’il n’y aura pas eu de déménagement
Car il y a là cette fenêtre intéressante. Les soirées d’été
Elle est ouverte et révèle son secret : une personne.
Cela doit être la cuisine puisque j’ai l’impression
Que la personne en question exécute des tâches de cuisine.
J’apprécie surtout son long cou, ses bras fins, son torse mince
Qui s’avance à intervalles réguliers, vraisemblablement
Très peu habillé tellement il fait chaud ici en été.
Possédant d’excellentes jumelles, je pourrais en savoir plus
Mais je ne le souhaite pas. La vie étant ce qu’elle est
Je ne puis exclure une déception, la circonstance que cet immeuble
Se situe assez loin ne relève certes pas du seul hasard.
Puis, on ne déboutonne pas les gens comme ça, sans y être invité.

Jamais, je ne vois une deuxième personne dans cette fenêtre.
Je devrais donc encore avoir toutes mes chances.
Tant que je renonce à mes jumelles
Et reste bien discret.


2. Êtes-vous ou avez-vous jamais été un communiste ?

Le fameux charme slave
C’est-à-dire la sauvagerie slave, leur manque de civilisation :
On est conscient de ce qu’on fait et de ce qu’on ne fait pas
Justement parce qu’on pourrait ne pas le faire
Ou carrément le faire quand même.
Tout l’humour slave vit de cette conscience
Ou proximité avec la nature.
On est tout feu tout flamme pour son méchant maître
Ou on fait, spontanément, une révolution
Sans que l’un et l’autre se contredisent nécessairement –
En tout cas, on exagère
Dans ce monde sans pitié.

Tout ça une question de charme ou d’humour
Ou de la résignation que contiennent tant de charme et d’humour.


3. Célibat tardif

Avant, j’avais toujours des bouts de papier sur moi.
Pour si tout d’un coup j’ai une idée.
Pas de ces conneries en moleskine qui rendent poète, mais des bouts de papier.
Une simple feuille pliée en quatre suffisait généralement.
Mais j’en ai plus besoin, car
J’ai plus d’idée tout d’un coup, et
Le peu qui me vient encore à la tête, je peux le noter à la maison
Cela ne me congestionne guère la cervelle.

De nos jours, quand je vais en ville
Je ne rencontre plus autant de beauté qu’auparavant
Et c’est ma faute.
Car la beauté, elle, repousse toujours.
Je reconnais le printemps urbain au bourgeonnement de sa nature résiduelle ;
Quant à ma propre nature résiduelle, il y a du renoncement dans l’air.

J’ai cessé de vouloir dénuder les choses, spirituellement parlant ;
S’il n’en tient qu’à moi, elles peuvent garder ce qu’elles ont sur elles
Car la perspective d’un strip-tease ne m’affriole plus.
Qu’est-ce qu’elles pourraient bien me révéler ? Ces choses, en fin
De compte, sont toutes pareilles en dessous, voilà mon verdict. Ce que
La nature ou les mœurs ont caché, qu’il reste, ma foi, sous son voile.

Le renoncement lui-même est quelque chose de beau.
Il est peut-être la dernière des beautés.
C’est le bon sens qui tout d’un coup
S’épanouit en moi – une espèce de sacerdoce
Qui, acceptant le célibat, fout la paix aux secrets de Dieu –
S’il ne s’agit pas carrément du sens commun populaire.
Jamais auparavant mon âme n’a été aussi croyante, élevée et saine
Jamais je n’ai été aussi proche des choses que maintenant.


15 Mars 2012

samedi 10 mars 2012

Sort of an Epitaph

Ending up that simple, almost silent
If not utterly
Still
____The white in the eye of
A foal-proud mare: Stay away from
Us.

Thus spake a veteran
Poet still fecund enough
To mix up man and mount.

The last things
Very simply, almost
Naturally
Snort of indistinct centaur.


March 9, 2012

mercredi 15 février 2012

Two More Epitaphs


1. Unverschuldet


Hier liegt, wer nicht hier liegen sollte
Weil er unsterblich werden wollte
Doch wahrliche Unsterblichkeit
Ist leider eine Seltenheit.
Selbst unter Lottomillionären
Sind wenige, die ewig währen.
Wahre Unsterblichkeit ist erblich;
Was sonst sich findet, ist verderblich.


2. Pointing to Where Truth Lied

Bore flippant screeds. Since they were thick
They seemed sound. But there is thick and unsound.
Innocence looks like dumbness, so rape stood to reason
Especially as there was evidence of overweight.
For their absurdity these creeds were fine.
They were the meager prerequisites
For one more unconfutable life.


February 15, 2012

dimanche 22 janvier 2012

The Necessity of Agriculture

A plot, or lot, of clod
Called origin
Because of phonetics
Like rhymes reminding
When within a crowd of locals
Suddenly I overhear
Through all the voices’ surpriseless noises
People talking mother tongue
Mere bits and chops but sense enough
To have my feet once again
Clogged in Ur-clod.

How can one percent of clustered plosives
Affect an uprooted soul not even missing its soil?
The eye is watchful and often shrewd
Whereas the ear is an emotional sap
My eye a city slicker, my ear a hayseed
Should rely on the optics and not trust hearsay;
Truth is that I’ve grown lids but no natural earflaps
Can always do without wit but need grub, and
All that progresses blessedly regresses
By dint of moral aural nourishment.
Oughtn’t be in endless limbo.

January 8, 2012

samedi 21 janvier 2012

Wird auch immer langsamer

Er fährt schon lange nicht mehr Ski
Doch erinnert er sich noch, wie angenehm die
Gleitgeräusche waren, wo er jetzt nur noch stapft.
Mit dem Fahrradfahren ist es ähnlich.
Er hört auch kaum mehr Musik
Und das hängt nun sicherlich nicht mit seinen
kaputten Bandscheiben zusammen.
Flüssigkeit ist eine Frage von Jugend.
Auch das Fortbewegen vermittels gewitzter Erfindungen.
Ab einem gewissen Zeitpunkt ist man wieder
Auf seine unbewehrten Beine angewiesen – das
Womit man geboren wurde, basta.

Mit dem Denken ist es dasselbe.
Es hilft einem kein Enthusiasmus mehr
Schneller von der Stelle.
Man knirscht und stapft, Fahrtwind
Das war einmal.

Bekommt er zur Entschädigung die Einzelheiten
Der schönen Winterlandschaft besser mit?
Gut möglich. Doch wen soll es trösten
Dass man den Schneeglöckchen
Wieder näher kommt?


20. Januar 2012

lundi 2 janvier 2012

Another Principle

I shall not be who I then was
For all those useless lessons;
Sere beauty is a must, because
Either it grows or lessens.

Try and become the one you are –
No principle as such.
I surely wasn’t up to par
And haven’t changed that much.


January 2, 2012

jeudi 22 décembre 2011

Eine reine Privatangelegenheit

Einer hat seine Heimat aufgegeben
Um etwas zu sehen.
Jetzt hat er etwas gesehen
Und keine Heimat mehr.
Eine neue Heimat hat er nicht gefunden
Und das ist auch richtig so
Denn hätte er sie gefunden
Hätte er sie ebenfalls aufgeben müssen
Und irgendwann sollte ja
Einmal mit dem Aufgeben Schluss sein.

Wer keine Heimat mehr besitzt
Hat wenigstens etwas gesehen
Und kann im luftleeren Raum
Wenigstens frei atmen.
Das ist schon auch etwas wert
Aber mitteilen kann man es nicht mehr.
Mitteilen kann man höchstens den Wunsch
Etwas zu sehen.

Schon das Aufgeben lässt sich nicht mehr mitteilen
Deshalb hören wir wohl auch so selten davon
Und man meint
Es genüge, etwas sehen zu wollen
Und das habe keine weiteren Konsequenzen.

Weil man Fremdes einfach nicht mehr
Als Eigenes erkennt
Sobald es einem zu Eigenem wurde
Und eigentlich fremd blieb
Weil man am Ende nämlich so blind hineingebettet ist
Wie in eine aufgegebene Heimat.


22. Dezember 2011

vendredi 25 novembre 2011

They Come Back and Tell

Who’d be the christened, then?
The one boon of bringing forward ideas
Before their time is that it labels the shambles.

Forerunnership doesn’t pay, never has.
Combatants die in combat, where else? Bear
Better sticks to what his forebears always stuck to.

The forerunners’ front is not a social one
Nor has a man’s doggedness ever been any social.
Social life doesn’t flourish but in the rear with the gear.

Wise folk duck away, they are socially skilled—if
More than nine in ten braves fall in action, we must treat
The much wiser as the surviving kind of foolhardy harbingers.

November 23, 2011

mercredi 16 novembre 2011

Zettel

Der glatzköpfige Nachbar hat mir einen Zettel ans Auto geheftet. Nicht lange gefackelt, gleich einen Zettel. Ich mag solche Glatzköpfe ja von vornherein nicht, hatte so etwas auch schon vorausgesehen, als ich frecherweise das Auto dort abstellte, aber selbst die Handschrift war die erwartete. Eine Glatzkopfhandschrift. Es ist nie schön, wenn Vorurteile sich derart bestätigen.

Es gibt hier Parkplatzprobleme, und weil das Fahrzeug vor dem meinen etwas weit nach hinten stand, stand auch meines etwas weit nach hinten, und der Glatzkopf kam nicht mehr so gut vor seine Garageneinfahrt. Denn er steht immer
vor seiner Einfahrt, er fährt nie hinein, der faule Sack, obwohl er doch froh sein sollte, dass er eine Garage hat, und obwohl das Davorstehen eigentlich auch verboten ist; man darf hier nämlich nicht einmal seine eigene Einfahrt versperren.

Ich, beziehungsweise mein Auto, hatte ihm diese zwar nicht versperrt, Gott bewahre, aber
sein Wagen ist wiederum zu lang, er verdient einfach zu viel, und deshalb konnte er ihn nicht mehr bequem vor der Einfahrt parken, weil er ihn da ja längs parken muss, nicht quer in die Garage hinein. Deshalb der Zettel.

Worum geht es mir? Um einen Nachbarschaftskonflikt? Das Verhalten von Glatzköpfen? Leute, die Autos fahren, die länger als ihre Garageneinfahrt sind? Auch, aber nicht vorrangig. Vorrangig geht es mir darum, dass ich nicht verstehe, warum ich mit meinen Nachbarn, soweit ich sie kenne, eigentlich noch niemals ausgekommen bin. Denn nicht nur dieser Nachbar heftet Zettel, nein: nahezu sämtliche Nachbarn, mit denen ich jemals zu tun hatte, stellten sich schnell als Zettelhefter heraus. Und die, die sich nicht als Zettelhefter herausstellten, kenne ich gar nicht, denn man kam sich bislang ja noch nicht ins Gehege. Der einzig mögliche Kontakt unter Nachbarn scheint mir der so dezent wie dezidiert feindselige, der über Zettel. Man kommt sich vor wie in einem Taubstummenheim, wo es zugeht wie zwischen den Völkern: sofort eine Emser Depesche, mobilgemacht ist bereits. Und was die Nachbarn der Erde angeht: auf Mars und Venus leben sicher auch nur Idioten, sollte irgendjemand darauf leben und zu diplomatischen Noten fähig sein.

Ich verstehe das nicht. Ich kenne zwar die Gesetze des Tierreichs, aber ich wünsche mir doch immer, dass die Wesen, neben die
mich das Schicksal verschlägt, mit Verständnis begabt sind. Als ob einen das Schicksal einfach so zu mit Verständnis begabten Wesen verschlüge, oder die Verständnisbegabten immer gerade neben einem wohnen müssten. Erstens: Warum sollte das Schicksal das denn so einrichten? Es liebt doch vor allem die blinde Mischung. Und zweitens wäre ein solches Schicksalsverhalten regelrecht unverantwortlich. Denn dann müsste man nicht mehr hinaus in die große weite Welt, deren Teil diese prächtige Metropole ist, um wahre Freundschaft zu finden. Außerdem hält man ja selber gerade zu seinen besten wahren Freunden, die man in der großen weiten Welt gefunden hat, gerne einen gewissen Abstand und verrät es ihnen nicht, wenn in der Nähe etwas frei wird; sie könnten dort einziehen wollen, würden zu Nachbarn, und – wie auch immer – eine Zettelwirtschaft begänne.


Petits papiers

 

Le voisin à tête rasée m’a glissé un petit papier sous l'essuie-glace. Point de tergiversations, tout de suite un petit papier. Je ne les aime pas, ces têtes rasées, et je m’étais donc à moitié attendu à une telle chose lorsque, impudemment, j’avais garé ma voiture sous son nez, mais même l’écriture collait. Une écriture d’homme à tête rasée. Ce n’est jamais beau lorsque des préjugés se vérifient ainsi.

Il y a ici pénurie en matière de stationnement et puisque la voiture devant la mienne dépassait un peu de son créneau, la mienne du coup dépassait également un peu, et la tête rasée n’arrivait plus bien à se garer devant son garage. Car il se gare toujours devant, il n’y entre jamais, ce feignasse, bien qu’il devrait être content d’en posséder un, et bien qu’il soit également défendu par la loi de s’y garer devant. Car on n’a pas le droit de stationner sur un bateau, même si l’on ne bloque que l’accès à son propre garage.

Moi, c’est-à-dire, mon auto, ne lui avait certes pas bloqué cet accès, dieu m’en garde, mais son auto à lui est trop longue, il gagne trop d’argent, et elle ne rentrait donc plus aussi facilement dans ce bateau, puisqu’elle doit s’y mettre en longueur, et pas en largeur, comme lorsqu’elle va dans le garage. A cause de cela, le petit papier.

De quoi veux-je parler ? D’un conflit de voisinage ? Du comportement des têtes rasées ? Des gens qui ont des voitures qui sont plus longues que la porte de leur garage ? Oui, mais pas en premier lieu. En premier lieu je veux parler du fait qu’avec tous mes voisins, pour peu que je les connaisse, je n’ai jamais pu vivre en bonne entente. Car ce n’est pas seulement ce voisin-ci qui glisse des petits papiers, non : presque tous les voisins auxquels j’ai eu affaire se sont avéré des glisseurs de petits papiers. Et ceux qui ne se sont pas avérés de tels glisseurs, je ne les connais pas, puisque on n’a encore jamais eu de litige. Le seul moyen de faire connaissance entre voisins me semble être ce contact aussi décent que décidément hostile, celui via les petits papiers. On se sent comme chez ces sourds-muets qui se traitent à la façon des nations : tout de suite une dépêche d’Ems, on a déjà mobilisé. Et en ce qui concerne les voisins de notre Terre : je suis sûr que même sur Mars et Vénus ne vivent que des imbéciles, à supposer que ces planètes soient habitées par des êtres capables d’envoyer des notes diplomatiques.

Je ne le comprends pas. Je suis au courant des lois du règne animal, mais je souhaite toujours que les êtres dans la proximité desquels le sort m’a amené, soient pleins d’entendement. Comme si la fonction du sort était de m’amener, comme ça, auprès d’êtres pleins d’entendement, et comme si ceux-là, pleins d’entendement, devaient à tout prix loger près de moi. D’abord, pourquoi le sort agirait-il ainsi ? Ce sort aime surtout mélanger aveuglément, n’est-ce pas. Puis, un tel comportement de la part du sort serait carrément irresponsable. Car dans ce cas, on ne serait plus obligé de s’aventurer dans le vaste monde, dont cette belle métropole est du reste une partie, afin de trouver de l’amitié vraie. Enfin, n’est-ce pas également la réalité, qu’on se garde toujours de les approcher de trop près, ces vrais amis qu’on a trouvés dans le vaste monde, en leur cachant de préférence que quelque chose s’est libéré dans le voisinage, quelque chose dans laquelle ils risqueraient d’emménager ; puisque, quoi qu’il en soit, on commencerait aussitôt à se glisser des petits papiers.


21 Septembre 2011

mercredi 19 octobre 2011

Sparks from the Center

I daren’t question crime statistics, but
As any big city more thrilling at night, this one
Is even calmer and homelier then.
The illuminated crowd
Say that pre-theater throng’s jocund jostle
Their faces like those of burglars bejeweled by expectation
Makes one cotton to all
The surrounding nocturnality of megalopolis.

October 19, 2011

mercredi 21 septembre 2011

Fremde Betten

Schlief in letzter Zeit in fremden Betten und
Allmählich tat mir der Rücken weh. Da es nun einmal
Durchaus Wichtigeres gibt, ignorierte ich den Schmerz
Solange wie nur irgend möglich, doch an jedem schönen
Neuen Morgen wachte ich noch ein wenig geräderter auf.
Nun wieder im eigenen Bett, und die Schmerzen sind
Wie weggeblasen.

Das ist äußerst ärgerlich.
Denn diese Betten waren keine schlechten, und
Ich will sogar behaupten, sie waren oft besser
Als das, woran ich gewöhnt bin. Doch irgendwann
Gehört man anscheinend zu seinem Bett
Und dieses Bett gehört nur zu einem; fremde Betten
Hingegen verursachen Schmerzen, sie sind und bleiben
Einem viel länger fremd als etwa der fremde, jedoch schon
Beim ersten Erwachen nicht mehr ganz unbekannte Mitmensch
Der eine fremde Matratze seine eigene nennen mag.
Wie sollen wir denn, wenn erst einmal Dinge
Derart eigensinnig über uns bestimmen können
Noch ein angemessenes Leben führen und
Als beseelte Wesen zum Beispiel durch
Spontanes Sympathisieren zusammenkommen?
Wo bleibt unter diesen Umständen die
Unerlässliche Überlegenheit
Der belebten über die unbelebte Materie
Als eines besseren Neuen über das schlechtere Alte?
Und was, bitteschön, soll ohne einen gesunden
Erneuernden Schlaf aus dem gesunden
Momentum angemessenen Wandels werden?

20. September 2011