Soll ich dieses jetzt aus der Welt schaffen oder nicht?
Ich bin ja im Prinzip strikt gegen die Todesstrafe
Aber es nervt mich nun doch schon eine ganze Weile.
Es könnte sich immerhin von mir fernhalten;
Merkt es denn nicht, dass es, wenn es so weitermacht
Demnächst seinem Karma entgegenschwirrt?
Man lässt sich eigentlich keine grauen Haare wachsen
Wenn es darum geht, ob man etwas Klitzekleines
Besser totklatscht oder nicht, es ist einfach
Ein zu großer Abstand zwischen unseren Welten
Wie sollen wir viel füreinander empfinden? Meine
Oma – der liebste Mensch auf diesem Erdball –
Hatte es an sich, noch in hohem Alter
Unvermittelt die Hände aneinander zu schlagen
Und solch ein Applaus war für die gemeinten
Kleinigkeiten fast immer verhängnisvoll. Doch
Je bedeutender der Störenfried, desto grauer die Haare.
Die Skrupel wachsen mit dem Delinquenten
Und mithin dessen möglichem Delikt.
Als ob es bei Bagatellfällen nicht so darauf ankäme.
Als ob sich der Richter da gehen lassen könnte
Besonders brutal vorgehen dürfte, als ob derartiges
Nichts wert wäre, oder gerade so viel wie
Zum Beispiel Pornographie oder die Begegnung
Von Menschen, die, sich gegenseitig gleichgültig, auf
Geschäftsbasis – ob nun intim oder nicht –
Miteinander verkehren, und, zögen sie daraus
Bloß einen geringen Vorteil, hinterher einander
Kaltblütig um die Ecke bringen könnten? Als
Sei Umschwirren und Umschwirrtwerden
Solch ein Verkehr...
Nichts wert, nein, nichts wert. Etwa deshalb, weil
Wie wahrlich Großes nichts Kleinkarätiges
So Kleines nichts Großartiges anrichten kann?
Erkennt denn keiner der Lappalie Bedeutsamkeit?
Am Ende ist sie schützenswerter als derjenige
Der oft selber den Zeitpunkt versäumt
An dem es angebracht wäre, eine Fliege zu machen.
5. Juli 2011
mercredi 6 juillet 2011
jeudi 30 juin 2011
Perspective
Paraît que j’ai le sommeil agité.
Il y a un joli poème de James Schuyler
À ce sujet, mais ce n’est pas moi qui regarde.
Quand je dors, c’est toujours moi le dormeur, obligé
Et je me penche ici uniquement sur mon sommeil à moi.
Le sommeil de quelqu’un d’autre, je m’y suis déjà penché.
Ce sommeil qu’on observe, voilà le sujet de Schuyler.
Fastoche. Parce qu’en matière de sommeils
C’est de loin le plus parlant.
Mais comme, dans le mien, le parler
Semble se résumer à un grognement type
Il ne pourrait y avoir que le rêve de personnel ;
Mais rêve et sommeil, ce n’est pas la même chose
Ça se passe aux mêmes heures, mais ce n’est pas pareil.
Or moi, tout en ayant le sommeil agité, de mes rêves
Le plus souvent je ne m’en souviens pourtant pas.
J’ai donc le sommeil agité pour des prunes.
Rien que pour embêter le monde.
Car on dort, me dit-on, assez mal à mes côtés
Et moi, aussi bel esprit que je sois à mes moments
Éveillés, je n’en tire même pas quelque chose de valable.
Tant qu’on n’a pas, veillant à ses côtés, la personne
Qui, elle, saurait en tirer un certain bénéfice
Semblable sommeil, agité en pure perte
N’est rien qu’une tare d’endormi
Aussi poète fût-il, l’endormi
Et aussi endormi, le poète.
Il y a un joli poème de James Schuyler
À ce sujet, mais ce n’est pas moi qui regarde.
Quand je dors, c’est toujours moi le dormeur, obligé
Et je me penche ici uniquement sur mon sommeil à moi.
Le sommeil de quelqu’un d’autre, je m’y suis déjà penché.
Ce sommeil qu’on observe, voilà le sujet de Schuyler.
Fastoche. Parce qu’en matière de sommeils
C’est de loin le plus parlant.
Mais comme, dans le mien, le parler
Semble se résumer à un grognement type
Il ne pourrait y avoir que le rêve de personnel ;
Mais rêve et sommeil, ce n’est pas la même chose
Ça se passe aux mêmes heures, mais ce n’est pas pareil.
Or moi, tout en ayant le sommeil agité, de mes rêves
Le plus souvent je ne m’en souviens pourtant pas.
J’ai donc le sommeil agité pour des prunes.
Rien que pour embêter le monde.
Car on dort, me dit-on, assez mal à mes côtés
Et moi, aussi bel esprit que je sois à mes moments
Éveillés, je n’en tire même pas quelque chose de valable.
Tant qu’on n’a pas, veillant à ses côtés, la personne
Qui, elle, saurait en tirer un certain bénéfice
Semblable sommeil, agité en pure perte
N’est rien qu’une tare d’endormi
Aussi poète fût-il, l’endormi
Et aussi endormi, le poète.
16 Juin 2011
mercredi 29 juin 2011
Leo der Isaurier
Ich lese über Leo den Isaurier.
Ja, warum nicht.
Die Bilderstreitsache ist nicht uninteressant
Obschon ich mit der Geschichte von Byzanz
Auch nicht so ganz klar komme.
Ich kann mir einfach kein richtiges Bild
Von der byzantinischen Geschichte machen.
Leo den Isaurier hätte das sicher gefreut.
Nicht gefreut hätte ihn allerdings
Dass mir bei Erwähnung seines Namen
Stets eine riesige Eidechse
Vor dem geistigen Auge ersteht.
Die Sache mit dem Bilderstreit
Ist wirklich fast so kompliziert
Wie die so entsetzlich komplizierte
Geschichte von Byzanz.
Ja, warum nicht.
Die Bilderstreitsache ist nicht uninteressant
Obschon ich mit der Geschichte von Byzanz
Auch nicht so ganz klar komme.
Ich kann mir einfach kein richtiges Bild
Von der byzantinischen Geschichte machen.
Leo den Isaurier hätte das sicher gefreut.
Nicht gefreut hätte ihn allerdings
Dass mir bei Erwähnung seines Namen
Stets eine riesige Eidechse
Vor dem geistigen Auge ersteht.
Die Sache mit dem Bilderstreit
Ist wirklich fast so kompliziert
Wie die so entsetzlich komplizierte
Geschichte von Byzanz.
Léon l’Isaurien
Je lis sur Léon l’Isaurien.
Eh ben, pourquoi pas.
Cette affaire des iconoclastes n’est pas sans intérêt
Bien que j’aie toujours assez de mal
À situer les choses dans l’histoire de Byzance.
En fait, je n’arrive simplement pas à me faire
Une image de l’histoire byzantine.
Léon l’Isaurien s’en serait réjoui.
Mais il se serait certes moins réjoui d’apprendre
Que chaque fois que je tombe sur son nom
Un lézard gigantesque apparaît
Devant mon œil intérieur.
Cette affaire des iconoclastes
Est en fait presque aussi compliquée
Que l’histoire si compliquée
De Byzance même.
29 Juin 2011
Je lis sur Léon l’Isaurien.
Eh ben, pourquoi pas.
Cette affaire des iconoclastes n’est pas sans intérêt
Bien que j’aie toujours assez de mal
À situer les choses dans l’histoire de Byzance.
En fait, je n’arrive simplement pas à me faire
Une image de l’histoire byzantine.
Léon l’Isaurien s’en serait réjoui.
Mais il se serait certes moins réjoui d’apprendre
Que chaque fois que je tombe sur son nom
Un lézard gigantesque apparaît
Devant mon œil intérieur.
Cette affaire des iconoclastes
Est en fait presque aussi compliquée
Que l’histoire si compliquée
De Byzance même.
29 Juin 2011
mercredi 22 juin 2011
Liens de parenté
Suite à des liens de parenté
On est en visite chez des personnes
Mais on se demande un peu ce qu’on y fait.
Les liens de parenté, c’est connu, ça rapproche
Mais je me demande bien de quoi ;
Et s’il coule le même sang dans nos veines
On est peut-être un peu comme des gens
Qui roulent dans une voiture de la même marque.
De nos jours, on ne se fait même plus
Des appels de phare, tout ça, c’est révolu –
Trop de bagnoles identiques, et pourtant
De moins en moins de parenté.
Mais on est en visite
Et la visite se passe bien, rien à dire, on compare
Les avantages et les défauts de nos caisses
De marque différente.
Moi au moins, ça me change.
Rien de plus exotique qu’une visite
Chez des personnes qui ont des liens de parenté.
14 Juin 2011
On est en visite chez des personnes
Mais on se demande un peu ce qu’on y fait.
Les liens de parenté, c’est connu, ça rapproche
Mais je me demande bien de quoi ;
Et s’il coule le même sang dans nos veines
On est peut-être un peu comme des gens
Qui roulent dans une voiture de la même marque.
De nos jours, on ne se fait même plus
Des appels de phare, tout ça, c’est révolu –
Trop de bagnoles identiques, et pourtant
De moins en moins de parenté.
Mais on est en visite
Et la visite se passe bien, rien à dire, on compare
Les avantages et les défauts de nos caisses
De marque différente.
Moi au moins, ça me change.
Rien de plus exotique qu’une visite
Chez des personnes qui ont des liens de parenté.
14 Juin 2011
samedi 28 mai 2011
Another Secret II
Sparse spots yet straggly ones.
Matted, straggly, a beard in the face of reality
Doesn’t hide her, but gives her a face: matted, straggly.
Should there be a clean-shaven countenance behind
A more individual realness of real? No. Smooth jaws are
In no case trustworthier, the shaven’s fingers tugging at nothing.
Only preconceptions do fondle themselves, cheek
Patting is a cop-out, there’s no substitute
For the loneliest of bushes.
Wherein a sitting duck.
Luring banalities
Prey-faced.
May 27, 2011
Matted, straggly, a beard in the face of reality
Doesn’t hide her, but gives her a face: matted, straggly.
Should there be a clean-shaven countenance behind
A more individual realness of real? No. Smooth jaws are
In no case trustworthier, the shaven’s fingers tugging at nothing.
Only preconceptions do fondle themselves, cheek
Patting is a cop-out, there’s no substitute
For the loneliest of bushes.
Wherein a sitting duck.
Luring banalities
Prey-faced.
May 27, 2011
vendredi 27 mai 2011
Another Secret
I
Up to this day I haven’t discovered
The exact location of where I have landed.
Plainly and simply gone astray?
After thirty, forty years at the very outside – a
Grand total of zero seconds in cosmic time – I
Only know that nonrecognition is
Being elsewhere
But being elsewhere could be a temptation
There are lots of merry allotment holders in our universe
Albeit somewhat scattered about.
Yes, gardening. Trying to tell a thing I don’t know.
Some secret I’m still attempting to overhear
Way too tall in the middle of weirdly stunted vegetation.
Blame it on the planet’s inclement climate
Blame it on the Martian thumb.
Blame it on uncharted pests.
Cupping my ear, then laying it to the oft-frozen ground
Valiantly eavesdropping, I hear solar wind, faint borborygmi.
No apt remark, no earthly explanation over here, the
Confessional part of the story must have been spiked.
But by whom? There is nobody around beside
Shreds of self-cultured nature with innocent yet alien looks.
Yeah, looks like home, looks like audience.
We don’t mean, we don’t have to, the
Scribe is still you, they signify.
II
All these darn scrubbinesses
Are eventually mere self-survivors.
No helping hand of mine. I sure tried, but
I’ve reasons to think that I simply made things worse.
No actual knowledge, a bloody helpless goodwill – dear heavens!
If they’ve survived, it’s in spite of my very obstinacies.
If they’ve weathered my treatment, it’s because
They are tough little outlandish bastards.
Ignoramuses.
Oh, I know full well that
Achievement is something else entirely
And I also know full well that the descent beckons
As the ascent beckoned, Mr. Williams, but
This tardy knowledge is of no avail
To pathetic little flowers I simply
Have failed to do away with.
I had sweet dreams of gardening
I thought that with a little information
And my genius I could make a desert flourish;
I then received oodles of data – enough to succeed in
Not drying the place out even more, it remained
A full rig desert with its sparse shrubbery
A genuine genius’s achievement –
Should be happy with that.
May 26, 2011
vendredi 13 mai 2011
Je te félicite pour ton coup d’œil
Au bout d’environ trente ans, pour la première fois
Rattrapé par les contrôleurs de la RATP.
Trois stations un jeudi soir, pas la peine
De gaspiller un ticket. Voilà ce que je m’étais dit.
Puis je leur tombe dans les bras.
Avant, je les aurais vus de loin et évités, mais
Le quinquagénaire ne fait plus attention.
Ou alors moins de réflexes.
Toutefois, lorsque je suis retourné sur mes pas
C’était déjà trop tard.
Bien fait pour ma pomme.
L’adversaire était bien trop jeune.
Si l’on veut garder ses manières d’antan, il
Vaut mieux aussi avoir gardé ses yeux d’antan.
D’ailleurs, en ce qui concerne la vision :
« Je te félicite pour ton coup d’œil ! »
A-t-elle dit, la petite salope à côté du jeune gars
Qui avait repéré mon lamentable manège hors de forme.
Ça, dans le temps, on ne l’aurait jamais dit.
Belle époque. Ont-ils maintenant des quotas de prise
Avant de pouvoir aller se pieuter ?
Je n’en sais rien. Ce que je sais par contre, c’est que
Les contrôleurs ont toujours fait leur boulot ; seulement
Se féliciter à la face du client, cela ne se faisait pas.
C’est encore une chose qu’ils ne doivent pas savoir
La petite fasciste n’étant même pas née
Lorsque je me suis fait pincer pour la dernière fois.
L’oubli, l’éternelle misère du monde ;
L’expérience vaut bien les quarante roros.
13. Mai 2011
Rattrapé par les contrôleurs de la RATP.
Trois stations un jeudi soir, pas la peine
De gaspiller un ticket. Voilà ce que je m’étais dit.
Puis je leur tombe dans les bras.
Avant, je les aurais vus de loin et évités, mais
Le quinquagénaire ne fait plus attention.
Ou alors moins de réflexes.
Toutefois, lorsque je suis retourné sur mes pas
C’était déjà trop tard.
Bien fait pour ma pomme.
L’adversaire était bien trop jeune.
Si l’on veut garder ses manières d’antan, il
Vaut mieux aussi avoir gardé ses yeux d’antan.
D’ailleurs, en ce qui concerne la vision :
« Je te félicite pour ton coup d’œil ! »
A-t-elle dit, la petite salope à côté du jeune gars
Qui avait repéré mon lamentable manège hors de forme.
Ça, dans le temps, on ne l’aurait jamais dit.
Belle époque. Ont-ils maintenant des quotas de prise
Avant de pouvoir aller se pieuter ?
Je n’en sais rien. Ce que je sais par contre, c’est que
Les contrôleurs ont toujours fait leur boulot ; seulement
Se féliciter à la face du client, cela ne se faisait pas.
C’est encore une chose qu’ils ne doivent pas savoir
La petite fasciste n’étant même pas née
Lorsque je me suis fait pincer pour la dernière fois.
L’oubli, l’éternelle misère du monde ;
L’expérience vaut bien les quarante roros.
Glückwunsch für dein Adlerauge
Nach etwa dreißig Jahren zum ersten Mal wieder
Von den Metrokontrolleuren erwischt.
Drei Stationen an einem Donnerstagabend, es lohnt nicht
Ein Kärtchen dafür zu vergeuden, hatte ich mir gesagt.
Und dann laufe ich denen regelrecht in die Arme.
Früher hätte ich sie schon von weitem erspäht und vermieden
Doch als Fünfziger passt man nicht mehr so auf
Oder hat einfach nicht mehr die Reflexe.
Als ich umkehren wollte, war es jedenfalls zu spät.
Recht geschieht mir.
Der Gegner war um so vieles zu jung.
Wer seine alten Sitten beibehalten möchte
Sollte besser auch seine alten Augen besitzen.
A propos Sehschärfe:
„Glückwunsch für dein Adlerauge!“ hat die
Kleine Arschkuh gesagt, die neben dem Jüngling stand
Der meinen halbherzigen Versuch, mich doch noch
Unsichtbar zu machen, energisch vereitelt hatte.
Früher hätte das niemand gesagt.
Herrliche Zeiten. Haben die nun auch Fangquoten
Bevor sie ins Bett dürfen? Keine Ahnung.
Allerdings weiß ich, dass die Kontrolleure auch damals
Ihren Job machten; nur: sich im Angesicht des Kunden
Beglückwünschen, das fiel keinem von ihnen ein.
Noch etwas, das sie nicht mehr wissen dürften, dieses
Faschistische Gör war ja noch nicht einmal geboren
Als ich zum letzten Mal ertappt wurde.
Das Vergessen, das ewige Elend der Welt.
Die Erfahrung ist ihre vierzig Mäuse wert.
Nach etwa dreißig Jahren zum ersten Mal wieder
Von den Metrokontrolleuren erwischt.
Drei Stationen an einem Donnerstagabend, es lohnt nicht
Ein Kärtchen dafür zu vergeuden, hatte ich mir gesagt.
Und dann laufe ich denen regelrecht in die Arme.
Früher hätte ich sie schon von weitem erspäht und vermieden
Doch als Fünfziger passt man nicht mehr so auf
Oder hat einfach nicht mehr die Reflexe.
Als ich umkehren wollte, war es jedenfalls zu spät.
Recht geschieht mir.
Der Gegner war um so vieles zu jung.
Wer seine alten Sitten beibehalten möchte
Sollte besser auch seine alten Augen besitzen.
A propos Sehschärfe:
„Glückwunsch für dein Adlerauge!“ hat die
Kleine Arschkuh gesagt, die neben dem Jüngling stand
Der meinen halbherzigen Versuch, mich doch noch
Unsichtbar zu machen, energisch vereitelt hatte.
Früher hätte das niemand gesagt.
Herrliche Zeiten. Haben die nun auch Fangquoten
Bevor sie ins Bett dürfen? Keine Ahnung.
Allerdings weiß ich, dass die Kontrolleure auch damals
Ihren Job machten; nur: sich im Angesicht des Kunden
Beglückwünschen, das fiel keinem von ihnen ein.
Noch etwas, das sie nicht mehr wissen dürften, dieses
Faschistische Gör war ja noch nicht einmal geboren
Als ich zum letzten Mal ertappt wurde.
Das Vergessen, das ewige Elend der Welt.
Die Erfahrung ist ihre vierzig Mäuse wert.
13. Mai 2011
mardi 26 avril 2011
Nightly Crumpled Paper Bug
i.
I wouldn’t call them inner things
Invisible they are. Lamplit
They would reach me
Especially the puniest ones, but I
Should see them tinged, lensed via the hour
Magnified through the screen of ineluctable self
Eyes attracted by a tiny little bugger
To all appearances winged but not using its wings
While trudging over that shining wad of paper
Too choppy a verse in it, me
Attempting to redo the lines, in a way by
Mere observing without helping
Do I nevertheless interfere
Quanta-wise, whatever...
―If anyone’s affected, then it’s me
Struggles from rumple to rumple
Nightly crumpled paper bug
Pinpoint mountaineer of radiant ridges
Up and down the obliterate, doesn’t know
How it assists a wakeful I that is far
Less distracted than steered.
ii.
Deep in the night
A winged bug crawls over
A wad of paper
On the lamplit desk
Helps along the poet
Who struggles to amend
A poem apparently
Not yet discarded.
April 25, 2011
samedi 23 avril 2011
Osterbotschaften
Ἀληθῶς ἀνέστη!
Bekam eine Botschaft vom Sohn:
„Bin in Matera, d. h. auf einem anderen Stern.“
Am Abend eine zweite:
„Inzwischen findet hier eine Prozession statt.
Es ist unglaublich. Wir sind bei der neunten Kreuzwegstation.
Wie viele gibt es insgesamt? Jesus
Blutet schon wie verrückt. Ich habe Hunger.“
Ein Christ muss sich fragen:
Und wie wird sich Gottvater gefühlt haben
Als sein Sohn auf diesem anderen Planeten ankam?
Eine Mutter liest vielleicht nur:
Mein Kind hat Hunger.
Ich denke:
Am Sonntag ist er schon weiter, in Griechenland
Und schreibe zurück: „Nach der Auferstehung
Küssen sich die Leute ab. Suche dir deinen Platz gut aus!“
Messages de Pâques
Ἀληθῶς ἀνέστη!
Ai reçu un message du fils :
« Suis à Matera, c’est-à-dire sur une autre étoile. »
Le soir, un deuxième :
« Entre-temps il y a une procession.
C’est incroyable. Nous sommes à la neuvième station.
En tout, il en a combien, le chemin de croix ? Jésus
Saigne déjà énormément. J’ai faim. »
Un Chrétien doit se demander :
Et Dieu le Père s’est senti comment
Lorsque son fils est arrivé sur cette autre planète ?
Une mère y lit peut-être seulement :
Mon enfant a faim.
Moi, je pense:
Dimanche, il sera déjà plus loin, en Grèce
Et je réponds : « Après la résurrection
Les gens s’embrassent. Choisis bien ta place ! »
« Suis à Matera, c’est-à-dire sur une autre étoile. »
Le soir, un deuxième :
« Entre-temps il y a une procession.
C’est incroyable. Nous sommes à la neuvième station.
En tout, il en a combien, le chemin de croix ? Jésus
Saigne déjà énormément. J’ai faim. »
Un Chrétien doit se demander :
Et Dieu le Père s’est senti comment
Lorsque son fils est arrivé sur cette autre planète ?
Une mère y lit peut-être seulement :
Mon enfant a faim.
Moi, je pense:
Dimanche, il sera déjà plus loin, en Grèce
Et je réponds : « Après la résurrection
Les gens s’embrassent. Choisis bien ta place ! »
20 Avril 2011
jeudi 21 avril 2011
Three Antique Tombstones
1. In a Dudshell
An eligible bachelor’s advice was heeded:
Should I then quit this neck of the woods or stand
Pat since it was time to construe conclusions?
―Your life’s meant to be a celebration. So, both.
When we first wed, we hung out laundry
But by now the pegs dangle lonely because
We keep clean. Picking their battles is the bane of
The prematurely defeated.
In certain high dudgeon I did wizen
Silvering right up to my depleted voice.
Unlike the birds who are wired to the main, I dug a
Particular hole, atop the graves, in search of resonance.
2. A Poem without Typos
Is a poem where you can read “antler” for “anther” and it
________________________________________withstands.
Was my life such a poem? I was not working at a university, I
Was a self-taught poetizer, I was under my own
Universal control, I’ve never got any serious
Poetic license, a dim-sighted man blessed with spectacles I
Had rather good chances, though, to tell an anther from an antler.
3. Receipt for Compensation
Long
Shyly
Stirred
By bits and bobs and passing beauts
Sniffed redolencies having me
Well-nigh tear up, into pointless
Eruption, withheld, hidden outburst; lachrymose
I was not myself. I began to be
Who I was supposed to be
Once yawning supine under a tree
In full blossom, and slightly bedazzled
Receiving evidence of the ephemeral pomp
Wafting down on my face without
Lifting a goddamn finger
On the part of the indifferent tree
(Or an apathetic breeze)
In compensation for
My lost moral abilities.
April 21, 2011
mercredi 13 avril 2011
Keine halben Sachen machen
Was so tot daliegt
Voller Runzeln, tot
War nicht sofort tot.
Doch als es herkam, hat es
Offenbar seinen Ort gefunden: den
Wo man sich mit der Ewigkeit vermählt.
Weil es ihm offenbar gelegen kam, hier
Zu liegen, zuerst eine Vermählung – noch im
Halben Jugendalter, so wie es sich gehört. Daraufhin
Fuhr es besser damit fort, das Angebrachte zu tun –
Also nichts. Denn
Sonst war das ja nichts, man
Soll keine halben Sachen machen.
So begann sie zu sterben, und eines schönen Tages
Sprach diese Dörrzwetschge jedenfalls keinen mehr an.
Ein ganz allmählicher Vorgang, insofern sie
Allmählich eben vergessen wurde, so
Reglos, wie sie lag und weiterrunzelte, allerdings
Wegen der Ewigkeit stets geruchlos blieb.
Am Ende sah man sie überhaupt nicht mehr, und
Hätte sie einer gesucht, hätte er sie nicht mehr gefunden
Obwohl sie doch vor aller Welt Augen herumlag, aber
Allzu nach wie vor, allzu vor aller Augen lag sie da.
Schon auch ein Obst in der Schale, aber eines
Das keine Hand mehr berührte.
Man griff sich jetzt ohne zu überlegen heraus
Was neben ihr zu liegen gekommen war;
Es genügte, keine menschliche Hand mehr zu locken
Und die Verstorbene wurde zu einem Teil dieser Schale
Mit der sie, im Gegensatz zu allen anderen
Fortan untrennbar verbunden blieb.
Glücklich oder unglücklich?
Sie ist nun tot, und die sicherlich nicht
Neutrale Schale selber möchten wir auch nicht fragen.

De la suite dans les idées
Ce qui y gît si mort
Plein de rides, tout mort
N’était pas mort tout de suite.
Mais en arrivant ici, il avait
Manifestement trouvé son lieu : celui
Où l’on s’épousaille avec l’éternité.
Parce que cela devait l’arranger de gésir ici :
D’abord un mariage – encore à peu près
Jeune, comme il faut. Après, il fallait bien
Continuer à faire des choses appropriées –
C’est-à-dire : rien. Autrement
La belle affaire, il vaut mieux ne pas
Rester à mi-chemin dans ses entreprises.
Ainsi se mit-il à mourir, et un beau jour
Ce pruneau-là ne tenta toutefois plus personne.
Un processus graduel, puisque l’oubli
Venait donc graduellement, tellement il était
À sa place ici, inerte, les rides se creusant, mais
À cause de l’éternité demeurant pour toujours inodore.
À la fin, il était devenu carrément invisible, et si
Quelqu’un l’avait cherché, il ne l’aurait plus trouvé
Bien qu’exposé aux yeux de tous, mais
Trop familier, trop sous les yeux de tout le monde.
Lui aussi un fruit de la coupelle, mais un fruit
Que n’approchait plus aucune main.
Désormais, sans réfléchir, on se bornait à choisir
Parmi ceux qui s’étalaient autour de lui ;
Il suffisait de ne plus tenter aucune main humaine
Pour que le défunt devînt partie de la coupelle
Avec laquelle, lui seul, au contraire de tous les autres
Il finît réuni à jamais.
Ménage heureux ou malheureux ?
Il est mort maintenant, et la coupelle, qui ne doit pas
Être des plus neutres, nous ne désirons pas l’interroger.
13 Avril 2011
Voller Runzeln, tot
War nicht sofort tot.
Doch als es herkam, hat es
Offenbar seinen Ort gefunden: den
Wo man sich mit der Ewigkeit vermählt.
Weil es ihm offenbar gelegen kam, hier
Zu liegen, zuerst eine Vermählung – noch im
Halben Jugendalter, so wie es sich gehört. Daraufhin
Fuhr es besser damit fort, das Angebrachte zu tun –
Also nichts. Denn
Sonst war das ja nichts, man
Soll keine halben Sachen machen.
So begann sie zu sterben, und eines schönen Tages
Sprach diese Dörrzwetschge jedenfalls keinen mehr an.
Ein ganz allmählicher Vorgang, insofern sie
Allmählich eben vergessen wurde, so
Reglos, wie sie lag und weiterrunzelte, allerdings
Wegen der Ewigkeit stets geruchlos blieb.
Am Ende sah man sie überhaupt nicht mehr, und
Hätte sie einer gesucht, hätte er sie nicht mehr gefunden
Obwohl sie doch vor aller Welt Augen herumlag, aber
Allzu nach wie vor, allzu vor aller Augen lag sie da.
Schon auch ein Obst in der Schale, aber eines
Das keine Hand mehr berührte.
Man griff sich jetzt ohne zu überlegen heraus
Was neben ihr zu liegen gekommen war;
Es genügte, keine menschliche Hand mehr zu locken
Und die Verstorbene wurde zu einem Teil dieser Schale
Mit der sie, im Gegensatz zu allen anderen
Fortan untrennbar verbunden blieb.
Glücklich oder unglücklich?
Sie ist nun tot, und die sicherlich nicht
Neutrale Schale selber möchten wir auch nicht fragen.

De la suite dans les idées
Ce qui y gît si mort
Plein de rides, tout mort
N’était pas mort tout de suite.
Mais en arrivant ici, il avait
Manifestement trouvé son lieu : celui
Où l’on s’épousaille avec l’éternité.
Parce que cela devait l’arranger de gésir ici :
D’abord un mariage – encore à peu près
Jeune, comme il faut. Après, il fallait bien
Continuer à faire des choses appropriées –
C’est-à-dire : rien. Autrement
La belle affaire, il vaut mieux ne pas
Rester à mi-chemin dans ses entreprises.
Ainsi se mit-il à mourir, et un beau jour
Ce pruneau-là ne tenta toutefois plus personne.
Un processus graduel, puisque l’oubli
Venait donc graduellement, tellement il était
À sa place ici, inerte, les rides se creusant, mais
À cause de l’éternité demeurant pour toujours inodore.
À la fin, il était devenu carrément invisible, et si
Quelqu’un l’avait cherché, il ne l’aurait plus trouvé
Bien qu’exposé aux yeux de tous, mais
Trop familier, trop sous les yeux de tout le monde.
Lui aussi un fruit de la coupelle, mais un fruit
Que n’approchait plus aucune main.
Désormais, sans réfléchir, on se bornait à choisir
Parmi ceux qui s’étalaient autour de lui ;
Il suffisait de ne plus tenter aucune main humaine
Pour que le défunt devînt partie de la coupelle
Avec laquelle, lui seul, au contraire de tous les autres
Il finît réuni à jamais.
Ménage heureux ou malheureux ?
Il est mort maintenant, et la coupelle, qui ne doit pas
Être des plus neutres, nous ne désirons pas l’interroger.
13 Avril 2011
mardi 29 mars 2011
Paper, Rock and Scissors
じゃんけんぽん
Animals arguably know a bit more than us men.
Machines too. Man-made contraptions
But flawless they unfold, very easily shacking up
With their own species, other appurtenances.
Quite as apologetic as assertive, man ignores
How to thoroughly use his superior knowledge; sheer
Interaction, inferior, beasts or machines don’t.
They yield strict causal chains, kinds of bondages
While free man’s free mind moonily associates―skill of a
Genius, ruffling through another’s hair. Sentimental. What for?
To acclimate and placate a produce of enslavement?
Dislike it or hump it: bull-legged man
At best comes up to the mark in the sexual. Apart from that
There’s not much naturalness in man’s achievements
But some naturalness in machine’s achievement
Not to speak of beast’s tautological naturalness.
But once smooth beast or machine
Meet a higher force of nature
They fall prey or simply fail. Man doesn’t, he
Somehow copes, he
Then almost falls prey or almost fails.
Weak, exaggerating man, overchallenged
Though he is, back-bouncer boy is the toughest of tumblers.
Met you smooth beast, quite inferior force of nature
Met you smooth beastly machine on my victorious journey
And immediately felt prey and failed.
Shall I resurrect? Will statement work for me?
I stand corrected but stand, confident in
Genius’s proven superiority. There is
Nobody on board to contradict me.
In their unnatural triumph, beast and machine beauty
And gun keep mum.
March 25, 2011

[detail of a photograph by toyohara]
dimanche 27 mars 2011
Buddha an der Wand.
Buddha an der Wand.
Sehr ruhig. Er beruhigt, dieser sehr würdige
Japanische Buddha auf dem Plakat. An einer
Anderen Wand, man braucht nämlich mehrere
Schutzgottheiten, ein Khmer-Buddha, im
Bayon-Stil, ebenfalls beruhigend.
Aber, weil er so überaus schön ist, nicht
Ganz so würdig. Auch eine andere Art
Von Beruhigung. Ruhige Würde beruhigt
Einfach anders als ruhige Schönheit.
Letzten Endes beruhigt er überhaupt nicht, dieser
Khmer, er ist einfach zu schön, daran
Ändert auch der entspannte Ausdruck des
Erhabenen Antlitzes nichts.
Ob nun aus Stein oder Fleisch und Blut:
Sobald etwas Schönes vor einem so entspannt
Die Augen niederschlägt, bringt es einen
Irgendwie durcheinander. Also man höre doch
Bitte damit auf, hier den Khmer zu machen, sonst
Wird das nichts und es wird abgehängt, klar?
Bouddha mural
Un bouddha sur le mur.
Très calme. Il a un effet calmant, ce très digne
Bouddha japonais sur l’affiche.
Sur un autre mur, car on a besoin de plusieurs
Divinités tutélaires, un bouddha khmer, en
Style Bayon, également calmant.
Mais, parce que tellement beau
Un peu moins digne. Aussi une autre
Manière de calmer. C’est que la calme dignité
Calme en fait autrement que la beauté calme.
En fin de compte, il ne calme
Même pas, ce Khmer, il est
Simplement trop beau, l’expression détendue
De son auguste visage n’y change rien.
En pierre ou en chair et en os :
Du beau qui, parfaitement détendu, baisse
Les yeux devant toi, dis donc
Ça te rend tout chose quelque part.
Alors on arrête de faire le Khmer ici, hein ;
Autrement c’est raté et je décroche.
Un bouddha sur le mur.
Très calme. Il a un effet calmant, ce très digne
Bouddha japonais sur l’affiche.
Sur un autre mur, car on a besoin de plusieurs
Divinités tutélaires, un bouddha khmer, en
Style Bayon, également calmant.
Mais, parce que tellement beau
Un peu moins digne. Aussi une autre
Manière de calmer. C’est que la calme dignité
Calme en fait autrement que la beauté calme.
En fin de compte, il ne calme
Même pas, ce Khmer, il est
Simplement trop beau, l’expression détendue
De son auguste visage n’y change rien.
En pierre ou en chair et en os :
Du beau qui, parfaitement détendu, baisse
Les yeux devant toi, dis donc
Ça te rend tout chose quelque part.
Alors on arrête de faire le Khmer ici, hein ;
Autrement c’est raté et je décroche.
17 Mars 2011
mercredi 16 mars 2011
Sākṣin, The Wetness Self
Must have gone touching myself.
Woke up with fist around, clutching the chub
Exploratory thumb slid into moist pocket. Myself
Intermediate, happy digit then traveled to the nose. And
Mouth. Insert the opposable, a giant leap backward in evolution.
But smelling and tasting that
Serious syrup still very myself. And
Nothing else but myself, not the slightest
Arousal, no elsewhere, no
Parasite lingering
Broker sleaze mongering
In that trade no one else has a hand in.
No residua of luscious yore? Save that little deposit
Of goo. How did I get there? Apewards?
Had to pipe dream about a little more than myself
In order to be so myself―until daybreak’s
Pragmatic clean-up. Now
Not even the vestiges of a sweet, thrilling story
That would have featured a little farther than drowsiness.
No mental scenery available
That would have justified. Yet, like civilization, a
Palpable turgor historical holdover of a bygone paradise.
All gone, babe, all unverifiable, except via
The self-assurance that ambrosially
Regressive exudes of one’s own.
Sure, looks like it came unasked for.
This is life, man, go and finish your awakening!
March 14, 2011
jeudi 10 mars 2011
Der Schlaf des Gerechten
Gegenüber wurde eingebrochen.
Ich hätte, wäre ich ans Fenster gegangen.
Den oder die Einbrecher vermutlich
Bei der Untat beobachten können. So what?
Die Sirene hat geheult, aber hier
Heulen immer Sirenen in der Nacht, wir
Haben hier Nächte aus Sirenenlärm; ich hielt es
Auch diesmal für eine Autosirene
Und ging nicht ans Fenster. Aber selbst wenn
Und hätte etwas gesehen, was dann?
Gegenüber hat mich nicht als Nachtwächter
Eingestellt. Nach Feierabend
Ist dort einfach keiner mehr in den Büros.
Haben sie die Sirene deshalb eingerichtet, damit
Ich aufgeweckt werde und für sie womöglich
Aus dem Bett steige und dann etwa auch noch
Zum Fenster gehe, schauen, was los ist?
So neugierig bin ich nicht. Diese
Abscheuliche Sirene stört nur meinen Schlaf;
Alles andere ist Aufgabe der Polizei. Und die
Kam nicht. Offenbar haben sie die Alarmanlage
Nicht einmal zum Kommissariat geschaltet.
Vertrauten auf mich als nächsten Nachbarn
Ohne mir ein Wörtchen davon mitzuteilen.
Ich kenne diese Leute überhaupt nicht und
Soll jetzt etwa ein schlechtes Gewissen haben?
Sie haben mich nämlich hinterher befragt, so
Von Fenster zu Fenster, über die Straße hinweg.
Tut mir leid, nichts gesehen und nichts gehört.
Ob sie mir das geglaubt haben? Dass ich ihre gellende
Sirene nicht gehört habe? Stimmt jedenfalls nicht.
Nun zwangen sie mich also auch noch zu lügen.
Eine Frechheit, solche Menschen haben
Verdient, was ihnen widerfährt.
7. März 2011
Ich hätte, wäre ich ans Fenster gegangen.
Den oder die Einbrecher vermutlich
Bei der Untat beobachten können. So what?
Die Sirene hat geheult, aber hier
Heulen immer Sirenen in der Nacht, wir
Haben hier Nächte aus Sirenenlärm; ich hielt es
Auch diesmal für eine Autosirene
Und ging nicht ans Fenster. Aber selbst wenn
Und hätte etwas gesehen, was dann?
Gegenüber hat mich nicht als Nachtwächter
Eingestellt. Nach Feierabend
Ist dort einfach keiner mehr in den Büros.
Haben sie die Sirene deshalb eingerichtet, damit
Ich aufgeweckt werde und für sie womöglich
Aus dem Bett steige und dann etwa auch noch
Zum Fenster gehe, schauen, was los ist?
So neugierig bin ich nicht. Diese
Abscheuliche Sirene stört nur meinen Schlaf;
Alles andere ist Aufgabe der Polizei. Und die
Kam nicht. Offenbar haben sie die Alarmanlage
Nicht einmal zum Kommissariat geschaltet.
Vertrauten auf mich als nächsten Nachbarn
Ohne mir ein Wörtchen davon mitzuteilen.
Ich kenne diese Leute überhaupt nicht und
Soll jetzt etwa ein schlechtes Gewissen haben?
Sie haben mich nämlich hinterher befragt, so
Von Fenster zu Fenster, über die Straße hinweg.
Tut mir leid, nichts gesehen und nichts gehört.
Ob sie mir das geglaubt haben? Dass ich ihre gellende
Sirene nicht gehört habe? Stimmt jedenfalls nicht.
Nun zwangen sie mich also auch noch zu lügen.
Eine Frechheit, solche Menschen haben
Verdient, was ihnen widerfährt.
7. März 2011
mercredi 9 mars 2011
Lawless struggle
I am tussling with my life, he said
Under his breath, a secret.
A secret struggle.
Don’t tell life
My wiles and efforts.
Tussling with whom?
Unable to come to terms with
Whichever foe you would cling onto.
Adversary is that bunch of laws regulating
Human life for thousands of years.
To revolt against them means
To face certain defeat.
We tag team.
I and myself, we
Aren’t always the same.
Not always the same wishes
Truly wavering moods.
Laws are helpless against
Insurgents of shifting expectations.
March 7, 2011
Under his breath, a secret.
A secret struggle.
Don’t tell life
My wiles and efforts.
Tussling with whom?
Unable to come to terms with
Whichever foe you would cling onto.
Adversary is that bunch of laws regulating
Human life for thousands of years.
To revolt against them means
To face certain defeat.
We tag team.
I and myself, we
Aren’t always the same.
Not always the same wishes
Truly wavering moods.
Laws are helpless against
Insurgents of shifting expectations.
March 7, 2011
samedi 5 mars 2011
Wachstumsprozess
Kinder, diese kleinen Ungeheuer, sind, ohne
Dass sie es verdienen, meist von sehr viel Liebe
Umgeben. Ohne diese Liebe würden sie zu
Großen Ungeheuern.
Man hat also ein Interesse daran, sie
Mit sehr viel Liebe zu umgeben.
Von sehr viel Liebe umgeben werden sie nur zu
Mittelmäßigen Erwachsenen.
Man hat ein Interesse daran, diese
Korrumpierten Erwachsenen zu lieben.
Ohne eine solche Liebe sind es bloß
Zugestopfte Übergrößen.
Warum erzählt er sich das? Vermutlich deshalb
Weil er wieder dieses Schild sieht. Und
Was besagt es? Eben. Jetzt wollen sie uns etwas
Siebenstöckiges vor das Fenster setzen.
Jahrzehntelang hatten wir Licht und Aussicht, und nun das.
Das kleine Zweistöckige – genügte es nicht mehr?
Hätte man das denn nicht herrichten können
Meinetwegen ein Stockwerk draufsetzen, aber dann Schluss?
Warum müssen jetzt unbedingt sage und schreibe
Achtzehn Meter her – die Maximalhöhe – und
Dreiundzwanzig Partien hinein? Muss denn hinieden
Unbedingt alles groß und stark werden, nur
Gefüttert, damit es nicht böse wird? Mit
Reiner Liebe ist irgendwann auch nichts mehr zu machen
Irgendwann einmal wird zugebaut, basta.
Wenigstens die Kindheitserinnerungen bleiben.
Vor dem Fenster aber
Ungeheuer, sieben Stockwerke hoch
Und keine Aussicht mehr, oder vielmehr als
Einzige Perspektive die unendlich vielen Fenster gegenüber.
4 Mars 2011
Dass sie es verdienen, meist von sehr viel Liebe
Umgeben. Ohne diese Liebe würden sie zu
Großen Ungeheuern.
Man hat also ein Interesse daran, sie
Mit sehr viel Liebe zu umgeben.
Von sehr viel Liebe umgeben werden sie nur zu
Mittelmäßigen Erwachsenen.
Man hat ein Interesse daran, diese
Korrumpierten Erwachsenen zu lieben.
Ohne eine solche Liebe sind es bloß
Zugestopfte Übergrößen.
Warum erzählt er sich das? Vermutlich deshalb
Weil er wieder dieses Schild sieht. Und
Was besagt es? Eben. Jetzt wollen sie uns etwas
Siebenstöckiges vor das Fenster setzen.
Jahrzehntelang hatten wir Licht und Aussicht, und nun das.
Das kleine Zweistöckige – genügte es nicht mehr?
Hätte man das denn nicht herrichten können
Meinetwegen ein Stockwerk draufsetzen, aber dann Schluss?
Warum müssen jetzt unbedingt sage und schreibe
Achtzehn Meter her – die Maximalhöhe – und
Dreiundzwanzig Partien hinein? Muss denn hinieden
Unbedingt alles groß und stark werden, nur
Gefüttert, damit es nicht böse wird? Mit
Reiner Liebe ist irgendwann auch nichts mehr zu machen
Irgendwann einmal wird zugebaut, basta.
Wenigstens die Kindheitserinnerungen bleiben.
Vor dem Fenster aber
Ungeheuer, sieben Stockwerke hoch
Und keine Aussicht mehr, oder vielmehr als
Einzige Perspektive die unendlich vielen Fenster gegenüber.
Processus de croissance
Les enfants, ces petits monstres, sont, sans
Le mériter, d’habitude entourés d’énormément
D’amour. Sans cet amour ils deviendraient
De grands monstres.
On a donc intérêt à les entourer
D’énormément d’amour.
Entourés d’énormément d’amour ils ne
Deviennent que des adultes quelconques.
On a intérêt à aimer de tels adultes corrompus.
Sans cet amour ils ne sont
Que des énormités gavées, bouchées.
Pourquoi se raconte-t-il cela ? Probablement
Parce qu’il voit encore ce panneau. Et qu’est-ce
Qu’il dit ? Justement. Maintenant ils ont l’intention
De nous foutre sept étages devant la fenêtre.
Pendant des décennies, on avait de la lumière et une
Si belle perspective, et maintenant ça.
Le petit deux étages, ne suffisait-il plus ?
N’aurait-on pas pu le réhabiliter
Rajoutant, ma foi, un troisième, puis voilà ?
Pourquoi à tout prix dix-huit mètres – la hauteur
Maximale – et vingt-trois appartements ? Est-ce
Qu’en ce bas monde tout doit devenir grand et fort
Nourri uniquement pour qu’il ne se fasse pas méchant ?
Il arrive le jour où même l’amour ne sert plus à rien
Le jour où l’on bétonne, point à la ligne.
Resteront au moins les souvenirs d’enfance.
Mais devant la fenêtre
Un monstre de sept étages
Et plus la moindre perspective, ou plutôt
Comme seul avenir toutes ces fenêtres d’en face.
Les enfants, ces petits monstres, sont, sans
Le mériter, d’habitude entourés d’énormément
D’amour. Sans cet amour ils deviendraient
De grands monstres.
On a donc intérêt à les entourer
D’énormément d’amour.
Entourés d’énormément d’amour ils ne
Deviennent que des adultes quelconques.
On a intérêt à aimer de tels adultes corrompus.
Sans cet amour ils ne sont
Que des énormités gavées, bouchées.
Pourquoi se raconte-t-il cela ? Probablement
Parce qu’il voit encore ce panneau. Et qu’est-ce
Qu’il dit ? Justement. Maintenant ils ont l’intention
De nous foutre sept étages devant la fenêtre.
Pendant des décennies, on avait de la lumière et une
Si belle perspective, et maintenant ça.
Le petit deux étages, ne suffisait-il plus ?
N’aurait-on pas pu le réhabiliter
Rajoutant, ma foi, un troisième, puis voilà ?
Pourquoi à tout prix dix-huit mètres – la hauteur
Maximale – et vingt-trois appartements ? Est-ce
Qu’en ce bas monde tout doit devenir grand et fort
Nourri uniquement pour qu’il ne se fasse pas méchant ?
Il arrive le jour où même l’amour ne sert plus à rien
Le jour où l’on bétonne, point à la ligne.
Resteront au moins les souvenirs d’enfance.
Mais devant la fenêtre
Un monstre de sept étages
Et plus la moindre perspective, ou plutôt
Comme seul avenir toutes ces fenêtres d’en face.
4 Mars 2011
vendredi 4 mars 2011
Puerile Remains
Likes oddities.
Into them for a penny, into them for a pound.
Or let’s say for a shilling. Sixpence. Well, twopence.
Whatever odd change they had.
Likes oddities
If they aren’t too odd.
Rather the idea of oddity.
Which is already something revolutionary.
Someone else’s life, if you prefer.
Doesn’t have to join in, doesn’t even
Have to peep, sluggard. Just listens and agrees.
One should agree when listening, all the rest is
Stupid despotism. Pure lack of understanding, I say.
Nodding is the thing.
*
When I first heard about these words
Quirks, kinks, oddities, you name them, I
Wasn’t even surprised. I learned about them.
Right, this was aeons ago, but
Let us be clear: I’m not referring to
Squeezing out strategically located blackheads
Nor am I referring to
Any other age-related hang-up, I am
Referring to, say
Being in places, riding busses for instance.
When you ride a bus, when you’re
Properly bus-ridden, cooped up in bus
You seem to indulge in a harmless activity
But that is beforehand, that is, prepossession.
Prepossession is age-related; experience would
Refine it into positive possession. However
Remembrance climbing in withal, it turns out
Nothing less than a regular ordeal, you aren’t alone
You aren’t picking at your own hide, fiddling around
In this life, squeezed inside, like in some gimbal again
Like that I in Brecht’s wheel change, the adult wonders:
Doesn’t like it where he comes from, doesn’t like where
It’s going to, and yet desires the trip to be fast. Doesn’t
Recognize himself, though for more recent reasons.
This mug doesn’t fit him any longer. Disliked his
Mug before but then it was still belonging, for
All its impurities; ever since a squeezed
Blackhead historically located
Until final ejection.
Back again in the ages―encapsulated―
Too many blockheads in busses, you’d mutter
Self-conscious, omnipotent, puerile
Some of them looking rather clean as it is, but
Who cares, picking out a passenger would be
Like whistling in the crowd’s dark.
Could as well grab lethe with crowd. No interest.
I at least do remember the terminal.
Blackheads or pimples, recurrently located.
Bus stop. Stop squeezing them out.
Still ejection. Adolescence never ends.
March 3, 2011
Into them for a penny, into them for a pound.
Or let’s say for a shilling. Sixpence. Well, twopence.
Whatever odd change they had.
Likes oddities
If they aren’t too odd.
Rather the idea of oddity.
Which is already something revolutionary.
Someone else’s life, if you prefer.
Doesn’t have to join in, doesn’t even
Have to peep, sluggard. Just listens and agrees.
One should agree when listening, all the rest is
Stupid despotism. Pure lack of understanding, I say.
Nodding is the thing.
As in remembrance, cub.
*
When I first heard about these words
Quirks, kinks, oddities, you name them, I
Wasn’t even surprised. I learned about them.
Right, this was aeons ago, but
Let us be clear: I’m not referring to
Squeezing out strategically located blackheads
Nor am I referring to
Any other age-related hang-up, I am
Referring to, say
Being in places, riding busses for instance.
When you ride a bus, when you’re
Properly bus-ridden, cooped up in bus
You seem to indulge in a harmless activity
But that is beforehand, that is, prepossession.
Prepossession is age-related; experience would
Refine it into positive possession. However
Remembrance climbing in withal, it turns out
Nothing less than a regular ordeal, you aren’t alone
You aren’t picking at your own hide, fiddling around
In this life, squeezed inside, like in some gimbal again
Like that I in Brecht’s wheel change, the adult wonders:
Doesn’t like it where he comes from, doesn’t like where
It’s going to, and yet desires the trip to be fast. Doesn’t
Recognize himself, though for more recent reasons.
This mug doesn’t fit him any longer. Disliked his
Mug before but then it was still belonging, for
All its impurities; ever since a squeezed
Blackhead historically located
Until final ejection.
Back again in the ages―encapsulated―
Too many blockheads in busses, you’d mutter
Self-conscious, omnipotent, puerile
Some of them looking rather clean as it is, but
Who cares, picking out a passenger would be
Like whistling in the crowd’s dark.
Could as well grab lethe with crowd. No interest.
I at least do remember the terminal.
Blackheads or pimples, recurrently located.
Bus stop. Stop squeezing them out.
Still ejection. Adolescence never ends.
March 3, 2011
mercredi 2 février 2011
Theorie und Praxis
Und das will man ja nur: die Freiheit eben
Zu werden nicht wie das, wonach wir streben.
Zu werden nicht wie das, wonach wir streben.
Divan 292, “Black Messiah”
Ich habe mich als Kind sehr für das Inkareich interessiert.
Eine organisierte fremde Gesellschaft.
Unglaublich durchorganisiert und wildfremd.
Das Fremde, dennoch durchorganisierte, also diese andere
Organisation faszinierte mich, diese verschiedenen
Organisationsmöglichkeiten. Das Fremde aufgrund der
Fremdheit, das Organisierte aufgrund der Nähe.
Fremdes Chaos ist nicht so stark.
Ich habe es nie bis zu den Anden geschafft.
Nicht schlimm, die Peruaner kommen ja her.
Ich kenne hier ganz in der Nähe einen:
Mit dem Haarschnitt eines Inka, dem Namen
Eines Inka, sehr stolz auf sein Inkatum
Und sein, wie er versichert, gepflegtes Quechua.
Ich kann es nicht einschätzen, aber klingen
Tut es schon so, wie ich mir das immer vorgestellt habe.
Er wohnt nun aber eben ganz in der Nähe, ist
Ein Bekannter, kein Fremder, und irrt im übrigen
Wie eigentlich alle meine Bekannten
Eher planlos durch das Leben.
Ein glattes Wunder, dass er es in unserer
Durchorganisierten Gesellschaft überhaupt bis zur
Aufenthaltsgenehmigung geschafft hat.
Ich darf es ihm nicht sagen, aber
Dass ich ihn kenne, hilft mir keineswegs
Das Inkareich zu verstehen.
Unorganisiert ist aber auch nicht gleich unorganisiert.
Er ist und bleibt in vielen Dingen jedenfalls
Ein völlig anderer Schlamper als beispielsweise
Ich es bin, ist also doch möglicherweise ein Inka
Wie er originaler nicht zu denken ist.
(Seinen Arbeitsponcho und diese läppische
Flöte, in die er berufsbedingt bläst
Kann ich ihm dabei schwerlich vorwerfen.)
Ein Fremder hat jedenfalls Schwierigkeiten
In der Fremde ein Fremdling zu bleiben
Ob nun durchorganisiert oder nicht.
Am Ende läge genau darin das
Zeitlose Geheimnis jeglichen Inkareichs:
Im Ganzen unfassbar strukturiert und eigentümlich
Doch im Einzelnen bestehend aus lauter
Bloßen Lebenskünstlern wie meinem Bekannten.
2. Februar 2011

(Photo: lonstuag)
dimanche 30 janvier 2011
From Hillock to Hillock
It’s because you like words.
No, it’s because I like shooting the breeze.
I don’t care about the wording
As long as it quotes my twaddle right.
Remember this peace force story.
The enemies on both sides of the ditch
In the middle, safe and cozy, blue helmets.
This had now gone on for quite a while
The enemies every so often a little firing
At each other, a little hassling, a little teasing
From knob to knob, a rather tepid game but
Still a duty, with betimes a little casualty
To justify the service pay, while in between them
Down below, the peace force mostly had lunch.
At one point, one of the enemies, I forgot who
Must have gotten a little aggravated
Started aiming at the peace force, so
In the middle, so in between, so
Very much lunching in the valley beneath.
Snap! Vis-à-vis, same bright idea, oh
That is the beauty of war, peacekeeping friend
All at once under fire from both sides. Yet the
Fellows stayed polite, didn’t shoot that close, they
Just spoiled the light azure repast a little bit.
That’s how a peace force may manage to create
Spasmodic entente between continuous enemies.
A simple story, told by one in the enemies.
If enmity is as broad as peace force is long
Who wouldn’t prefer the latter over the former
When it’s about setting oneself an aim?
Establishing an emplacement generates interval, it is
Like spreading one’s legs, same position as
Straddling.
That’s where the blue helmets come in.
And any sort of sack lunch.
Don’t mind the wording, the brave soldier said.
The war we are in is a war of attrition
Desultory, sporadic, as is most insight or afflatus.
There is no other means for achieving concord
Than following every now and then
Our natural inclination.
January 29, 2011
No, it’s because I like shooting the breeze.
I don’t care about the wording
As long as it quotes my twaddle right.
Remember this peace force story.
The enemies on both sides of the ditch
In the middle, safe and cozy, blue helmets.
This had now gone on for quite a while
The enemies every so often a little firing
At each other, a little hassling, a little teasing
From knob to knob, a rather tepid game but
Still a duty, with betimes a little casualty
To justify the service pay, while in between them
Down below, the peace force mostly had lunch.
At one point, one of the enemies, I forgot who
Must have gotten a little aggravated
Started aiming at the peace force, so
In the middle, so in between, so
Very much lunching in the valley beneath.
Snap! Vis-à-vis, same bright idea, oh
That is the beauty of war, peacekeeping friend
All at once under fire from both sides. Yet the
Fellows stayed polite, didn’t shoot that close, they
Just spoiled the light azure repast a little bit.
That’s how a peace force may manage to create
Spasmodic entente between continuous enemies.
A simple story, told by one in the enemies.
If enmity is as broad as peace force is long
Who wouldn’t prefer the latter over the former
When it’s about setting oneself an aim?
Establishing an emplacement generates interval, it is
Like spreading one’s legs, same position as
Straddling.
That’s where the blue helmets come in.
And any sort of sack lunch.
Don’t mind the wording, the brave soldier said.
The war we are in is a war of attrition
Desultory, sporadic, as is most insight or afflatus.
There is no other means for achieving concord
Than following every now and then
Our natural inclination.
January 29, 2011
lundi 24 janvier 2011
Architektur
Ich habe schon lange keinen Fuß mehr in eine
Kirche gesetzt, zwecks Bewunderung der Architektur.
Mein ästhetisches Verlangen scheint abzunehmen
Es ist wie mit der Pornographie. Früher war es ja
Grundsätzlich so: lief mir irgendein ästhetisches
Wesen über den Weg, verlangte mein ästhetisches
Empfinden von mir, es umgehend in einen pornographischen
Zusammenhang zu stellen. Das ist heute auch fast dahin.
Ich fand die Sache zwar zuweilen etwas zwingend
Doch auch immer sehr gesund.
Was ist los mit mir?
Da stehen die Kathedralen, und ich gehe nicht hinein
Die Säulengänge werden mir immer schnupper.
Dabei sollte doch gerade das Gegenteil der Fall sein;
Sakralbauten sind doch eigentlich etwas für Ältere, oder?
Erst die Romanik, dann die Gotik, zuerst Issoire
Dann solche mit Spitzbögen, Amiens fand ich stets
Besonders schön, und Vézelay, wo sich die Wege
Verwirrend kreuzen, zog mich geradezu sinnlich an.
In Córdoba, das war aber früher eine Moschee, hatte ich
In meiner Jugend ja mal ein regelrecht mystisches Erlebnis.
Alles nur wegen der Architektur.
Am Anfang jedenfalls die hübschen Rundungen, das
Maillolartige, gut in der Hand Liegende, diese griffige
Auvergne reizte mich spätestens seit der Pubertät, und
Dann kam dazu die edle Schlankheit mit den
Endlosen Beinen, eben das innere Amiens.
Ich glaube, ich muss auf meinen zweiten Frühling warten
Damit ich das wiederfinde. Momentan jedenfalls
Können mir Gotteshäuser gestohlen bleiben.
23 Janvier 2011
Kirche gesetzt, zwecks Bewunderung der Architektur.
Mein ästhetisches Verlangen scheint abzunehmen
Es ist wie mit der Pornographie. Früher war es ja
Grundsätzlich so: lief mir irgendein ästhetisches
Wesen über den Weg, verlangte mein ästhetisches
Empfinden von mir, es umgehend in einen pornographischen
Zusammenhang zu stellen. Das ist heute auch fast dahin.
Ich fand die Sache zwar zuweilen etwas zwingend
Doch auch immer sehr gesund.
Was ist los mit mir?
Da stehen die Kathedralen, und ich gehe nicht hinein
Die Säulengänge werden mir immer schnupper.
Dabei sollte doch gerade das Gegenteil der Fall sein;
Sakralbauten sind doch eigentlich etwas für Ältere, oder?
Erst die Romanik, dann die Gotik, zuerst Issoire
Dann solche mit Spitzbögen, Amiens fand ich stets
Besonders schön, und Vézelay, wo sich die Wege
Verwirrend kreuzen, zog mich geradezu sinnlich an.
In Córdoba, das war aber früher eine Moschee, hatte ich
In meiner Jugend ja mal ein regelrecht mystisches Erlebnis.
Alles nur wegen der Architektur.
Am Anfang jedenfalls die hübschen Rundungen, das
Maillolartige, gut in der Hand Liegende, diese griffige
Auvergne reizte mich spätestens seit der Pubertät, und
Dann kam dazu die edle Schlankheit mit den
Endlosen Beinen, eben das innere Amiens.
Ich glaube, ich muss auf meinen zweiten Frühling warten
Damit ich das wiederfinde. Momentan jedenfalls
Können mir Gotteshäuser gestohlen bleiben.
Architecture
Il y a longtemps que je n’ai plus mis les pieds dans une église
Afin d’en admirer l’architecture.
Mes besoins esthétiques semblent diminuer
C’est comme avec la pornographie. Avant, c’était
Toujours comme ça : lorsqu’un être esthétique
Passait sur mon chemin, mes besoins esthétiques
M’obligeaient à le situer illico dans un contexte porno.
Cela aussi a presque disparu.
Je trouvais le fait parfois quelque peu contraignant
Mais également très sain.
Qu’est-ce qu’il m’arrive ?
Y a là les cathédrales et je les boude
Leurs colonnades, je m’en fous de plus en plus.
Ce devrait être le contraire, d’habitude
Les lieux de culte, c’est plutôt pour les vieux, non ?
D’abord le roman, puis le gothique, d’abord Issoire
Puis ceux aux ogives, j’aimais particulièrement Amiens
Et Vézelay, si troublante à la croisée des chemins
M’attirait d’une attirance quasi sensuelle.
À Cordoue, mais c’était une ancienne mosquée, j’ai
Ressenti dans ma jeunesse carrément un choc mystique.
Tout ça rien qu’à cause de l’architecture.
Au début, en tout cas, de beaux arrondis, genre
Maillol, galbes épousant la main, cette Auvergne
Tellement palpable, cela me tentait au moins
Depuis la puberté, puis s’y ajoutait la noblesse des
Jambes sans fin, l’intérieur élancé d’Amiens quoi.
Je crains de devoir attendre mon second printemps
Pour que tout cela revienne. Toutefois, pour l’instant
Les maisons de Dieu, je m’en branle.
Il y a longtemps que je n’ai plus mis les pieds dans une église
Afin d’en admirer l’architecture.
Mes besoins esthétiques semblent diminuer
C’est comme avec la pornographie. Avant, c’était
Toujours comme ça : lorsqu’un être esthétique
Passait sur mon chemin, mes besoins esthétiques
M’obligeaient à le situer illico dans un contexte porno.
Cela aussi a presque disparu.
Je trouvais le fait parfois quelque peu contraignant
Mais également très sain.
Qu’est-ce qu’il m’arrive ?
Y a là les cathédrales et je les boude
Leurs colonnades, je m’en fous de plus en plus.
Ce devrait être le contraire, d’habitude
Les lieux de culte, c’est plutôt pour les vieux, non ?
D’abord le roman, puis le gothique, d’abord Issoire
Puis ceux aux ogives, j’aimais particulièrement Amiens
Et Vézelay, si troublante à la croisée des chemins
M’attirait d’une attirance quasi sensuelle.
À Cordoue, mais c’était une ancienne mosquée, j’ai
Ressenti dans ma jeunesse carrément un choc mystique.
Tout ça rien qu’à cause de l’architecture.
Au début, en tout cas, de beaux arrondis, genre
Maillol, galbes épousant la main, cette Auvergne
Tellement palpable, cela me tentait au moins
Depuis la puberté, puis s’y ajoutait la noblesse des
Jambes sans fin, l’intérieur élancé d’Amiens quoi.
Je crains de devoir attendre mon second printemps
Pour que tout cela revienne. Toutefois, pour l’instant
Les maisons de Dieu, je m’en branle.
23 Janvier 2011
samedi 22 janvier 2011
My Every Desire
My average desire: Quag. Mire.
But let’s be serious:
There are sharper desires than the wallowing ones.
Clean-cut lust, the looks of Japanese immaculacy
A gash urge, keen, blunt, Ockham’s razor
To meet the expectations of heart and brain
Joining the two ends, love and experimental surgery.
Sure, the shortest wish is always the first to come
True―the direr the swifter.
Is it not the moment, wouldn’t there be blood, honey?
Must we always require the lubricant mush, slush and gush
Sticky sediment and syrupy sentiment instead?
Should that squirming and squealing just mean something?
We aren’t pigs, are we?
It’s not the moment, you say, we are
Drovers in a way, drovers with funny humps.
Let’s cry it quits, you say, it’s really not the moment.
Yikes, you yell, throw that blade away, boy, a mirror, quick! Look
All these scrapes and scratches they are on you, oh my
Old darling
Pan...
Me, singing smaller, wallowing back.
January 22, 2011
But let’s be serious:
There are sharper desires than the wallowing ones.
Clean-cut lust, the looks of Japanese immaculacy
A gash urge, keen, blunt, Ockham’s razor
To meet the expectations of heart and brain
Joining the two ends, love and experimental surgery.
Sure, the shortest wish is always the first to come
True―the direr the swifter.
Is it not the moment, wouldn’t there be blood, honey?
Must we always require the lubricant mush, slush and gush
Sticky sediment and syrupy sentiment instead?
Should that squirming and squealing just mean something?
We aren’t pigs, are we?
It’s not the moment, you say, we are
Drovers in a way, drovers with funny humps.
Let’s cry it quits, you say, it’s really not the moment.
Yikes, you yell, throw that blade away, boy, a mirror, quick! Look
All these scrapes and scratches they are on you, oh my
Old darling
Pan...
Me, singing smaller, wallowing back.
January 22, 2011
mercredi 19 janvier 2011
Heiterkeit
Ich lese: Heiterkeit.
Eine heitere Atmosphäre, himmlische
Heiterkeit. Ich sehe sie hellblau mit Tiepolo, so
Hat der sie gemalt, das stimmt schon und
Leuchtet auch ein, linde dräuend. Tatsächlich
Gibt es Gründe, noch bei Sauwetter heiter zu sein.
Glücklicher Sadhu im Monsun, oder auch nur
Ein Amerikaner in Paris: jedenfalls Wolkenbrüche, die
Richtig Spaß machen, falls man sich das vorgenommen hat.
Gemütszustände mit dem Himmel zu verknüpfen
Ist so sinnvoll, wie Würzburg mit beseelter Leichtigkeit:
Kann sein, muss aber nicht, wirklich nicht.
Meistens also nichts weiter als kulturelle Verbiegung
Falsche Erinnerung, Erfindung
Des inneren Fremdenverkehrsamts.
Der leere Himmel ist
Höchstens für schiefe Bilder gut, Deckengemälde. Umso
Einflussreicher mag er sein, was Kommendes angeht.
19. Januar 2011
Eine heitere Atmosphäre, himmlische
Heiterkeit. Ich sehe sie hellblau mit Tiepolo, so
Hat der sie gemalt, das stimmt schon und
Leuchtet auch ein, linde dräuend. Tatsächlich
Gibt es Gründe, noch bei Sauwetter heiter zu sein.
Glücklicher Sadhu im Monsun, oder auch nur
Ein Amerikaner in Paris: jedenfalls Wolkenbrüche, die
Richtig Spaß machen, falls man sich das vorgenommen hat.
Gemütszustände mit dem Himmel zu verknüpfen
Ist so sinnvoll, wie Würzburg mit beseelter Leichtigkeit:
Kann sein, muss aber nicht, wirklich nicht.
Meistens also nichts weiter als kulturelle Verbiegung
Falsche Erinnerung, Erfindung
Des inneren Fremdenverkehrsamts.
Der leere Himmel ist
Höchstens für schiefe Bilder gut, Deckengemälde. Umso
Einflussreicher mag er sein, was Kommendes angeht.
19. Januar 2011
samedi 15 janvier 2011
A Bit of a Truth
Someplace a bit of a truth is emerging
Always one of the dotards creaking out of his armchair
Why this odd burst of activity? To go where, wayward?
No more short-term memory
Nothing but golden past
But still whims inside the nursing home.
No use this truth
Should have learned this before, now
It’s too late. Wouldn’t even find the bathroom without guidance.
Oh unravel oh unfold thou wizened bit, ballooning
Up into a hunk of a hope and so regain that past
Youth more implicit than ever, returning giddy spark.
This will happen tomorrow, yes, quite; in the oncoming world
Amid the timeless airy angels
_________________________Just as
_________________________________For the nonce
Under the ministering eye of a curt and
Clinical guardian nurse who omnisciently
Knows and will show you the way to the can and then
Follow your scuff to help pull them all down while
Addressing you as ‘we’, plunging into cosmic oneness
What there is of it, last―and first―herald of truth.
January 13, 2011
Always one of the dotards creaking out of his armchair
Why this odd burst of activity? To go where, wayward?
No more short-term memory
Nothing but golden past
But still whims inside the nursing home.
No use this truth
Should have learned this before, now
It’s too late. Wouldn’t even find the bathroom without guidance.
Oh unravel oh unfold thou wizened bit, ballooning
Up into a hunk of a hope and so regain that past
Youth more implicit than ever, returning giddy spark.
This will happen tomorrow, yes, quite; in the oncoming world
Amid the timeless airy angels
_________________________Just as
_________________________________For the nonce
Under the ministering eye of a curt and
Clinical guardian nurse who omnisciently
Knows and will show you the way to the can and then
Follow your scuff to help pull them all down while
Addressing you as ‘we’, plunging into cosmic oneness
What there is of it, last―and first―herald of truth.
January 13, 2011
jeudi 30 décembre 2010
Die Hecke
Mit Wurzeln mag sie ja nicht so recht dienen;
Höchstens Treibwurzeln. Sollte sie
Die Nase nur in Nachbarschaftsquerelen stecken
Um sie dann im Dialekt getreulich wiederzugeben?
Nix gegen intimes Blätterrascheln ab und an, aber sonst
Viel zu sprunghaft dafür. Guter Mann! Als sie
Anfingen, sich über die Hecke zu streiten
War die eines schönen Morgens nicht mehr da.
Gibt es Tiere mit festen Wurzeln, Seeanemonen und so
Darf es auch Pflanzen geben, die ohne auskommen.
Fluchterscheinungen, das mag schon so sein – loben
Wird sie niemand dafür, aber das ist eh egal.
Andererseits gibt man dem Gestrüpp auch noch Preise
Wenn es in Wind und Wetter einfach stehen bleibt.
Sehr sinnvoll sind solche Treueprämien nicht.
Das wuchert doch so richtig auf dem Heimatboden
Und muss immer wieder kräftig gestutzt werden, denn
Freie Entfaltung vor Ort macht es auch nur zum Ärgernis.
Man sieht bald nicht mehr drüber, und in seinem armseligen
Rebellentum wächst es sogar auf den Bürgersteig hinaus
Stilisiert sich am Ende zum lokalen Verkehrshindernis.
Also immer schön kurz gehalten oder Dreckszeug.
Da gehe ich vorher, sagt sich die bewanderte Hecke
Doch lieber selber auf Wanderschaft.
29. Dezember 2010
Höchstens Treibwurzeln. Sollte sie
Die Nase nur in Nachbarschaftsquerelen stecken
Um sie dann im Dialekt getreulich wiederzugeben?
Nix gegen intimes Blätterrascheln ab und an, aber sonst
Viel zu sprunghaft dafür. Guter Mann! Als sie
Anfingen, sich über die Hecke zu streiten
War die eines schönen Morgens nicht mehr da.
Gibt es Tiere mit festen Wurzeln, Seeanemonen und so
Darf es auch Pflanzen geben, die ohne auskommen.
Fluchterscheinungen, das mag schon so sein – loben
Wird sie niemand dafür, aber das ist eh egal.
Andererseits gibt man dem Gestrüpp auch noch Preise
Wenn es in Wind und Wetter einfach stehen bleibt.
Sehr sinnvoll sind solche Treueprämien nicht.
Das wuchert doch so richtig auf dem Heimatboden
Und muss immer wieder kräftig gestutzt werden, denn
Freie Entfaltung vor Ort macht es auch nur zum Ärgernis.
Man sieht bald nicht mehr drüber, und in seinem armseligen
Rebellentum wächst es sogar auf den Bürgersteig hinaus
Stilisiert sich am Ende zum lokalen Verkehrshindernis.
Also immer schön kurz gehalten oder Dreckszeug.
Da gehe ich vorher, sagt sich die bewanderte Hecke
Doch lieber selber auf Wanderschaft.
29. Dezember 2010
mardi 28 décembre 2010
Big Beards the Second
Dissatisfaction is one thing. He’s sour on a lot, his, but
Other identical lots seem to suit him. Even
Envy. Don’t bother, you won’t find any logics.
An unpalatable life, and he―life’s dissatisfied barnacle
It is as simple as that.
Oh, so bitterly disgusted with the slop
And yet complains about a meager portion, intent
On having thicker brine, cormorant―you
Just try and understand.
He’d go for metempsychosis.
Long way and the quickest. Reborn as a grouse.
Whining beak; some goslings are into it.
I’d risk a pass, maybe it’ll be well received―
As you say: life’s amenable to verbiage!
You’ll get at least an erection back.
– Spare me the advice. “I saw nobody coming, so
I went instead”, that’s Berryman. Enough guidance.
I’ll grow myself a bushy beard to grumble behind in
Peace and quiet. Enough change.
The sissy is you.
December 28, 2010
―The other Big Beards is here―
Other identical lots seem to suit him. Even
Envy. Don’t bother, you won’t find any logics.
An unpalatable life, and he―life’s dissatisfied barnacle
It is as simple as that.
Oh, so bitterly disgusted with the slop
And yet complains about a meager portion, intent
On having thicker brine, cormorant―you
Just try and understand.
He’d go for metempsychosis.
Long way and the quickest. Reborn as a grouse.
Whining beak; some goslings are into it.
I’d risk a pass, maybe it’ll be well received―
As you say: life’s amenable to verbiage!
You’ll get at least an erection back.
– Spare me the advice. “I saw nobody coming, so
I went instead”, that’s Berryman. Enough guidance.
I’ll grow myself a bushy beard to grumble behind in
Peace and quiet. Enough change.
The sissy is you.
December 28, 2010
―The other Big Beards is here―
lundi 27 décembre 2010
Vorbildhaft gegensätzliche Lebensentwürfe
Vor- und Nachleben
Der echte Künstler
Lebt nun ja eine Beamtenexistenz vor.
So, wie sie sein soll, die Beamtenexistenz.
Anerkannt als Künstler, mithin
Berufen zum Beamten, und vermöge seiner
Verbeamtung auch als Künstlerexistenz bewiesen.
Das Ziel ist erreicht.
Ein solcher Künstler ist selbstverständlich
Ein ganz anderer Beamter als sonst
Ein Beamter, er ist das
Idealbild eines Beamten, ein Beamtenideal.
Was sollte er sonst auch vorleben?
Wem sollte ein Künstler, der
Dahinvegetiert
Schon ein Vorbild sein?
Ein- und Ausleben
Hat man sich erst einmal so richtig in die Idee des
Abenteuerlichen eingelebt, kann man es auch ausleben.
Wie gesagt: der echte Künstler ist allein vom Berufsbild her
Ganz berufen dazu. Wer sonst findet Abenteuer
Wo Unberufene nur eine Beamtenstelle erkennen?
Wer sonst sollte erkennen, dass Abenteuer
Nicht nach Risiko verlangt, sondern
Nach echter Organisation?
Dieses Einleben braucht freilich Jahre
Achtsame Jahre, damit auch alles klappt, insofern
Besagte Abenteuer das Improvisieren eben verbieten.
Auch die Erforscher der Pole haben sich gut vorbereitet.
Deshalb rührt sich der echte Künstler in den wichtigen Jahren kaum
Und bemüht sich nur
Um seine Zukunft im ewigen Eis, früh schon übt er sich ein.
Hat er den Pol aber endlich erobert
Geht es ans Ausleben. Dann kann er es sich leisten, dann
Hat er sich sein arktisches Beamtendasein ehrlich verdient und
Darf es dann noch bis zum Erfrierungstod auskosten;
Künstler bleibt er
– Ist er ein echter –
Ohnehin lange Zeit über das Leben hinaus.
25. Dezember 2010, rein moralischen Hornung an den Zehen
mardi 21 décembre 2010
Doctrines of Salvation
___Like a doctrine of salvation you are teaching me.
And I might teach you another one.
Each of us has our own―who knows whence―but
Is eager to
Foist it into the other one.
___Are we so important we should mutually
Be saved? Why
So stubborn once interrelating?
___Now, your ways aren’t mine. You can do without
Much I, for heaven’s sake, won’t dispense with.
Salvation’s requisites
Like some people need props to be able to love
Or otherwise be loveable.
___Sure, without it’s getting harder and harder
And I’m talking about
Love salvational.
___Agog, palm frond in hand, one dithers:
Cometh he alone or strong with retinue?
By donkey, will be a donkeytaur, half ass―and
Which of the halves to embody the holier part?
Beareth he the accessory or indeed the necessary?
___A toilet necessaire, with clippers, for the trimmings
Or salvation’s sheer accessory, equally
Bound in darkish hide?
___Days are made of
Lovelessly colored huddles
Vague unimportances. When we call it a day
Most of it was but stint, told by rote
Most is forgotten;
___Yet we both feel―and insist on it―that
When it comes to obtrusion
It comes to something. How come?
___These are tough questions, Messiah, undecidable like
Any element of truth within a foreign doctrine.
We must wait for revelation, but
In the meantime
Are just wild about beaconing ourselves.
___Shove it up, darling doctrine
Well―content or not:
This at least is reciprocal!
December 21, 2010
And I might teach you another one.
Each of us has our own―who knows whence―but
Is eager to
Foist it into the other one.
___Are we so important we should mutually
Be saved? Why
So stubborn once interrelating?
___Now, your ways aren’t mine. You can do without
Much I, for heaven’s sake, won’t dispense with.
Salvation’s requisites
Like some people need props to be able to love
Or otherwise be loveable.
___Sure, without it’s getting harder and harder
And I’m talking about
Love salvational.
___Agog, palm frond in hand, one dithers:
Cometh he alone or strong with retinue?
By donkey, will be a donkeytaur, half ass―and
Which of the halves to embody the holier part?
Beareth he the accessory or indeed the necessary?
___A toilet necessaire, with clippers, for the trimmings
Or salvation’s sheer accessory, equally
Bound in darkish hide?
___Days are made of
Lovelessly colored huddles
Vague unimportances. When we call it a day
Most of it was but stint, told by rote
Most is forgotten;
___Yet we both feel―and insist on it―that
When it comes to obtrusion
It comes to something. How come?
___These are tough questions, Messiah, undecidable like
Any element of truth within a foreign doctrine.
We must wait for revelation, but
In the meantime
Are just wild about beaconing ourselves.
___Shove it up, darling doctrine
Well―content or not:
This at least is reciprocal!
December 21, 2010
dimanche 12 décembre 2010
Der seltsame Stuhl
Sein seltsamer Stuhl bringt ihn auf den
Boden der Tatsachen zurück.
Er schaut ihn sich an und
Befürchtet eine schlimme Krankheit.
Er ist jetzt wie jeder andere Mensch: er hat Angst
Um sein bisschen Gesundheit.
Zuvor hatte er um ganz andere Dinge Angst.
Planetarische. Universelle.
Kaum etwas seltsamer Stuhl und es geht ihm
Um seine planetarische universelle Gesundheit.
Er bemerkt, dass er im Mittelpunkt des Universums steht.
Fäkalien sind dazu da, dass einem auffällt, wie man doch
Im Mittelpunkt des Universums steht.
Das ist das Noble am Exkrement.
Ein Mensch, dem das Menschentum etwas bedeutet
Prüft es sorgfältig, wenn er es unter die Augen bekommt.
12 Décembre 2010
Boden der Tatsachen zurück.
Er schaut ihn sich an und
Befürchtet eine schlimme Krankheit.
Er ist jetzt wie jeder andere Mensch: er hat Angst
Um sein bisschen Gesundheit.
Zuvor hatte er um ganz andere Dinge Angst.
Planetarische. Universelle.
Kaum etwas seltsamer Stuhl und es geht ihm
Um seine planetarische universelle Gesundheit.
Er bemerkt, dass er im Mittelpunkt des Universums steht.
Fäkalien sind dazu da, dass einem auffällt, wie man doch
Im Mittelpunkt des Universums steht.
Das ist das Noble am Exkrement.
Ein Mensch, dem das Menschentum etwas bedeutet
Prüft es sorgfältig, wenn er es unter die Augen bekommt.
Les selles bizarres
Ses selles bizarres lui remettent les pieds sur terre.
Il les regarde et il redoute
Une maladie grave.
Il est redevenu comme tout homme : il a peur
Pour sa petite santé.
Avant, ses soucis avaient d’autres objets.
Planétaires, universels.
Mais voilà quelque selle bizarre et il se préoccupe
De sa planétaire et universelle santé.
Il se rend compte qu’il est le centre de l’univers.
Les fèces ont pour fonction de rappeler
Qu’on est au centre de l’univers.
C’est bien là que réside la noblesse de l’excrément.
L’homme épris de l’humanité
L’observe avec soin dès qu’il l’a sous les yeux.
Ses selles bizarres lui remettent les pieds sur terre.
Il les regarde et il redoute
Une maladie grave.
Il est redevenu comme tout homme : il a peur
Pour sa petite santé.
Avant, ses soucis avaient d’autres objets.
Planétaires, universels.
Mais voilà quelque selle bizarre et il se préoccupe
De sa planétaire et universelle santé.
Il se rend compte qu’il est le centre de l’univers.
Les fèces ont pour fonction de rappeler
Qu’on est au centre de l’univers.
C’est bien là que réside la noblesse de l’excrément.
L’homme épris de l’humanité
L’observe avec soin dès qu’il l’a sous les yeux.
12 Décembre 2010
jeudi 9 décembre 2010
During Eclipse
“It is the Evil that is helpless like a lover”
Auden, Herman Melville
Auden, Herman Melville
Utter darkness has its shady sides. To be blind now, not
To feel like. I’ll get you a rain check, a
Somber check, a gloom check. Use it when it’s time to.
Barricade in a reduit for the harder, for the nonce
Curtains drawn, no fear but sun fear
So curled up to anticipate lest things precipitate.
Wouldn’t put anything over on you, one can’t even
See oneself. Whatever tricks may occur isn’t me, isn’t
You, all that’s impracticable outlook at best.
Had one not shut the shudders, maybe daylight maybe
Low light – this most veriest night is a chance
To get the better of us.
It preserves, dear, the better judgment
For all groping through opaqueness, yet we’re fine.
Let’s forget about epiphany moment.
December 9, 2010
mardi 7 décembre 2010
Mikroklima
Eine Atmosphäre sommerlicher Leichtigkeit mitten im Winter.
Allerdings nur innerhalb der gut geheizten Wohnung.
Da laufen sie kaum bekleidet umher.
Aber das helle Licht ist künstlich und die Wohlgelauntheit
Ist zu weiten Teilen dem Radio zuzuschreiben.
Dieser Sommer darf nicht nach draußen blicken.
Ein platonischer Höhlensommer
Auf den wenigen tänzelnd durchmessenen Quadratmetern.
Bravo zu jenem Glück in Grenzen! Warum Freizügigkeit
Wenn es hier schon so freizügig zugehen darf?
Dann traut sich der eine aber doch zum Fenster vor;
Statt sich über seine Privilegiertheit zu freuen
Verzieht er das Gesicht.
Er muss in Kürze hinaus, vermuten wir;
Die Grimasse gilt nicht dem Schicksal eines fremden Reiches
Sondern durchaus den eigenen Aussichten.
December 4, 2010
Allerdings nur innerhalb der gut geheizten Wohnung.
Da laufen sie kaum bekleidet umher.
Aber das helle Licht ist künstlich und die Wohlgelauntheit
Ist zu weiten Teilen dem Radio zuzuschreiben.
Dieser Sommer darf nicht nach draußen blicken.
Ein platonischer Höhlensommer
Auf den wenigen tänzelnd durchmessenen Quadratmetern.
Bravo zu jenem Glück in Grenzen! Warum Freizügigkeit
Wenn es hier schon so freizügig zugehen darf?
Dann traut sich der eine aber doch zum Fenster vor;
Statt sich über seine Privilegiertheit zu freuen
Verzieht er das Gesicht.
Er muss in Kürze hinaus, vermuten wir;
Die Grimasse gilt nicht dem Schicksal eines fremden Reiches
Sondern durchaus den eigenen Aussichten.
Microclimat
Une atmosphère de légèreté estivale en plein cœur d’hiver.
Mais uniquement dans un appartement bien chauffé.
Ils s’y promènent à moitié nus.
Or, la belle lumière est artificielle et la bonne humeur
Essentiellement due à la radio.
Cet été-là n’a pas le droit de lorgner dehors.
Un été platonicien de cave
Sur ces quelques mètres carrés arpentés en dansant.
Bravo au bonheur dans d’étroites limites ! Pourquoi chercher
La liberté grande quand on en a déjà plein à la maison ?
L’un d’eux finit quand même par braver la fenêtre ;
Mais au lieu de se réjouir de son état privilégié
Il tire une de ces gueules.
Il attend de se mettre en route, supposons-nous ;
Ce n’est pas le sort d’un royaume étranger qui le fait grimacer
C’est bel et bien son propre avenir.
Une atmosphère de légèreté estivale en plein cœur d’hiver.
Mais uniquement dans un appartement bien chauffé.
Ils s’y promènent à moitié nus.
Or, la belle lumière est artificielle et la bonne humeur
Essentiellement due à la radio.
Cet été-là n’a pas le droit de lorgner dehors.
Un été platonicien de cave
Sur ces quelques mètres carrés arpentés en dansant.
Bravo au bonheur dans d’étroites limites ! Pourquoi chercher
La liberté grande quand on en a déjà plein à la maison ?
L’un d’eux finit quand même par braver la fenêtre ;
Mais au lieu de se réjouir de son état privilégié
Il tire une de ces gueules.
Il attend de se mettre en route, supposons-nous ;
Ce n’est pas le sort d’un royaume étranger qui le fait grimacer
C’est bel et bien son propre avenir.
Microclimate
A touch of summer’s ease in the middle of winter.
Albeit just inside a well-heated flat.
They are running around semi-nude
But the brightness is bulbs and the good mood is
Basically radio-induced.
This summer mustn’t peep outside.
A Platonic cave summer
On a few frisky square feet.
Congrats for such bliss within bounds! Why freedom to move
When there is oodles of the stuff at home?
Eventually though, one of them guys braves the window;
But rather than enjoying his privileged status
He screws his face into a scowl.
He’ll shortly have to stir out, we suppose;
It isn’t an alien empire’s lot he is grimacing about
It is his very own prospect indeed.
A touch of summer’s ease in the middle of winter.
Albeit just inside a well-heated flat.
They are running around semi-nude
But the brightness is bulbs and the good mood is
Basically radio-induced.
This summer mustn’t peep outside.
A Platonic cave summer
On a few frisky square feet.
Congrats for such bliss within bounds! Why freedom to move
When there is oodles of the stuff at home?
Eventually though, one of them guys braves the window;
But rather than enjoying his privileged status
He screws his face into a scowl.
He’ll shortly have to stir out, we suppose;
It isn’t an alien empire’s lot he is grimacing about
It is his very own prospect indeed.
December 4, 2010
lundi 6 décembre 2010
Il n’en peut être autrement
Il a des idées puériles sur la poésie.
Il a aussi des idées puériles sur les
Processus dans la nature
Et bien que la poésie et les processus dans la nature
N’aient pas de rapport intrinsèque
Ses idées puériles ont des rapports intrinsèques.
Récemment, j’ai déposé des meubles dans un appartement.
Je pourrais aussi bien dire : j’ai meublé un appart.
L’appart était déjà là, les meubles ne l’étaient pas encore
Et maintenant – comment dire ? – ils l’encombrent.
Cela prendra encore un petit bout de temps
Avant que meubles et appart ne soient en rapport.
Les meubles ne sont pas le sexe d’un appartement
Et un poème n’est pas le sexe de la nature ;
Or, l’être et son sexe ne font vraiment un
Qu’au bout d’un processus naturel.
Avant, ça pend là, c’est posé là, ne vit
Que d’idées puériles.
Sans rapport, les choses se font pourtant.
Qu’on se contente d’idées, est dans leur nature
Et qu’un appart a besoin d’au moins un couchage, également.
Le rapport entre sexe et rapport étant l’évidence même
Il n’en peut être autrement :
On se charge de meubles et se trompe pareil.
3 Décembre 2010
Il a aussi des idées puériles sur les
Processus dans la nature
Et bien que la poésie et les processus dans la nature
N’aient pas de rapport intrinsèque
Ses idées puériles ont des rapports intrinsèques.
Récemment, j’ai déposé des meubles dans un appartement.
Je pourrais aussi bien dire : j’ai meublé un appart.
L’appart était déjà là, les meubles ne l’étaient pas encore
Et maintenant – comment dire ? – ils l’encombrent.
Cela prendra encore un petit bout de temps
Avant que meubles et appart ne soient en rapport.
Les meubles ne sont pas le sexe d’un appartement
Et un poème n’est pas le sexe de la nature ;
Or, l’être et son sexe ne font vraiment un
Qu’au bout d’un processus naturel.
Avant, ça pend là, c’est posé là, ne vit
Que d’idées puériles.
Sans rapport, les choses se font pourtant.
Qu’on se contente d’idées, est dans leur nature
Et qu’un appart a besoin d’au moins un couchage, également.
Le rapport entre sexe et rapport étant l’évidence même
Il n’en peut être autrement :
On se charge de meubles et se trompe pareil.
Es kann ja gar nicht anders sein
Er hat kindische Vorstellungen von Gedichten.
Er hat auch kindische Vorstellungen
Von den Vorgängen in der Natur
Und obwohl Gedichte und die Vorgänge in der Natur
Nicht in ursächlicher Beziehung zueinander stehen
Gehören seine kindischen Vorstellungen ursächlich zusammen.
Kürzlich habe ich Möbel in eine Wohnung gestellt.
Ich könnte auch sagen: ich habe eine Wohnung eingerichtet.
Die Wohnung war schon vorher da, die Möbel waren es noch nicht
Und jetzt – wie soll ich sagen? – versperren sie nur.
Es wird noch eine ganze Weile dauern
Bis Wohnung und Möbel in Beziehung zueinander stehen.
Möbel sind nicht die Geschlechtsteile einer Wohnung
Und ein Gedicht ist nicht das Geschlechtsteil der Natur;
Wesen und ihre Geschlechtsteile gehören aber eigentlich erst
Nach einem natürlichen Vorgang so richtig zusammen.
Zuvor hängt das nur so rum, steht das nur so rum, lebt das
Alles höchstens von kindischen Vorstellungen.
Doch auch beziehungslos geschehen die Dinge.
Dass man sich mit Vorstellungen begnügt, liegt in ihrer Natur
Und dass eine Wohnung zumindest eine Schlafmöglichkeit braucht, ebenfalls.
Weil die Beziehung zwischen Geschlechtsteil und Beziehung auf der Hand liegt
Kann es ja gar nicht anders sein:
Man belastet sich mit Möbeln und täuscht sich gleichermaßen.
Er hat kindische Vorstellungen von Gedichten.
Er hat auch kindische Vorstellungen
Von den Vorgängen in der Natur
Und obwohl Gedichte und die Vorgänge in der Natur
Nicht in ursächlicher Beziehung zueinander stehen
Gehören seine kindischen Vorstellungen ursächlich zusammen.
Kürzlich habe ich Möbel in eine Wohnung gestellt.
Ich könnte auch sagen: ich habe eine Wohnung eingerichtet.
Die Wohnung war schon vorher da, die Möbel waren es noch nicht
Und jetzt – wie soll ich sagen? – versperren sie nur.
Es wird noch eine ganze Weile dauern
Bis Wohnung und Möbel in Beziehung zueinander stehen.
Möbel sind nicht die Geschlechtsteile einer Wohnung
Und ein Gedicht ist nicht das Geschlechtsteil der Natur;
Wesen und ihre Geschlechtsteile gehören aber eigentlich erst
Nach einem natürlichen Vorgang so richtig zusammen.
Zuvor hängt das nur so rum, steht das nur so rum, lebt das
Alles höchstens von kindischen Vorstellungen.
Doch auch beziehungslos geschehen die Dinge.
Dass man sich mit Vorstellungen begnügt, liegt in ihrer Natur
Und dass eine Wohnung zumindest eine Schlafmöglichkeit braucht, ebenfalls.
Weil die Beziehung zwischen Geschlechtsteil und Beziehung auf der Hand liegt
Kann es ja gar nicht anders sein:
Man belastet sich mit Möbeln und täuscht sich gleichermaßen.
3 Décembre 2010
vendredi 3 décembre 2010
Le refus
Faut-il que je te le dise encore :
Eh bien, le refus ne débouche que rarement
C’est l’accord qui débouche.
D’abord on en accouche, plus ou moins péniblement
Ensuite c’est lui qui débouche.
Si tu regardes de plus près
Tu sais aussi pourquoi.
Il a quand même l’air un peu puéril, le refus
On dirait un môme qui boude. Et voilà.
C’est que le refus est le petit dernier de l’accord
Pas le contraire.
Lorsqu’il y a accord, le refus se cache entre ses jambes.
Mais il est déjà là, le refus
Même en plein accord, seulement
Il doit attendre son heure.
Quand l’heure du refus est venue
Il avance, pas aussi timidement que ça
Deux, trois petit pas, pas plus
Et il est là.
Puis, on se rend compte qu’entre-temps
Il a bien profité, ce petit refus, il est
Devenu grand à son tour.
Alors, navré, l’accord s’éloigne
Pour aller se coucher. Or
Ce n’est plus le même lit, ce
N’est plus un lit de parturiente ;
Cette fois-ci, on peut se demander
S’il se relèvera un jour, notre vieil accord.
1er Décembre 2010
Eh bien, le refus ne débouche que rarement
C’est l’accord qui débouche.
D’abord on en accouche, plus ou moins péniblement
Ensuite c’est lui qui débouche.
Si tu regardes de plus près
Tu sais aussi pourquoi.
Il a quand même l’air un peu puéril, le refus
On dirait un môme qui boude. Et voilà.
C’est que le refus est le petit dernier de l’accord
Pas le contraire.
Lorsqu’il y a accord, le refus se cache entre ses jambes.
Mais il est déjà là, le refus
Même en plein accord, seulement
Il doit attendre son heure.
Quand l’heure du refus est venue
Il avance, pas aussi timidement que ça
Deux, trois petit pas, pas plus
Et il est là.
Puis, on se rend compte qu’entre-temps
Il a bien profité, ce petit refus, il est
Devenu grand à son tour.
Alors, navré, l’accord s’éloigne
Pour aller se coucher. Or
Ce n’est plus le même lit, ce
N’est plus un lit de parturiente ;
Cette fois-ci, on peut se demander
S’il se relèvera un jour, notre vieil accord.
1er Décembre 2010
jeudi 2 décembre 2010
Frère de sang
Moi aussi, j’y ai de la famille, dit-il, tout content.
Mes félicitations, dis-je ; mais tu me l’avais déjà raconté.
Mais entre-temps je l’ai vu de mes yeux, dit-il. Quel boulot !
Ils sont fortiches, dis-je.
N’empêche, j’aurais été un petit peu déçu sinon, dit-il.
Et maintenant t’es heureux, dis-je.
Ben oui. Je ne les ai quand même pas connus, dit-il.
Normal, dis-je ; c’est l’idée derrière, non ?
Dans tous les cas, ils ne seraient plus là maintenant, dit-il.
C’est chouette, Yad Vashem, dis-je, hein ?
1er Décembre 2010
Mes félicitations, dis-je ; mais tu me l’avais déjà raconté.
Mais entre-temps je l’ai vu de mes yeux, dit-il. Quel boulot !
Ils sont fortiches, dis-je.
N’empêche, j’aurais été un petit peu déçu sinon, dit-il.
Et maintenant t’es heureux, dis-je.
Ben oui. Je ne les ai quand même pas connus, dit-il.
Normal, dis-je ; c’est l’idée derrière, non ?
Dans tous les cas, ils ne seraient plus là maintenant, dit-il.
C’est chouette, Yad Vashem, dis-je, hein ?
Blutsbruder
Ich hab da auch Familie, sagt er ganz glücklich.
Herzlichen Glückwunsch, sag ich; doch das hattest du mir schon erzählt.
Inzwischen hab ich’s aber mit eigenen Augen gesehen, sagt er. Riesenarbeit.
Die sind echt gut, sag ich.
Andernfalls wär ich wohl doch etwas enttäuscht gewesen, sagt er.
Und jetzt biste froh, sag ich.
Ja, schon. Hab sie schließlich nicht gekannt, sagt er.
Normal, sag ich; ist schließlich die Idee dahinter, oder?
Heute wären sie ohnehin nicht mehr da, sagt er.
Yad Vashem ist super, sag ich, gell?
Ich hab da auch Familie, sagt er ganz glücklich.
Herzlichen Glückwunsch, sag ich; doch das hattest du mir schon erzählt.
Inzwischen hab ich’s aber mit eigenen Augen gesehen, sagt er. Riesenarbeit.
Die sind echt gut, sag ich.
Andernfalls wär ich wohl doch etwas enttäuscht gewesen, sagt er.
Und jetzt biste froh, sag ich.
Ja, schon. Hab sie schließlich nicht gekannt, sagt er.
Normal, sag ich; ist schließlich die Idee dahinter, oder?
Heute wären sie ohnehin nicht mehr da, sagt er.
Yad Vashem ist super, sag ich, gell?
1er Décembre 2010
mardi 30 novembre 2010
Au lit avec Leopardi
Des étoiles phosphorescentes au plafond
Sont censées faire ciel.
Ici, lorsqu’on éteint la lumière
Lucen le stelle.
Mais ce ne sont que des étoiles en papier phosphorescent
Et ce n’est que le plafond au-dessus d’un lit étranger
Ce planétarium collé.
Dormir à la belle étoile
Est un très vieux truc.
Cela fait partie des formidables souvenirs de celui qui
Maintenant n’admire que des étoiles en papier.
Vaghe stelle del soffitto :
Peux pas non plus discrètement quitter la piaule
Pour aller m’allonger sur un banc public – la situation
Serait à peu près la bonne, mais l’univers nocturne
Manquerait à coup sûr au rendez-vous.
On ne voit pas d’étoiles dans les métropoles
Il faut d’abord faire un long voyage.
Il faut avoir fait un long voyage et
Il faut que la nuit soit sans nuages et
Il faut que l’on puisse coucher où l’on veut. À savoir dehors.
Cela en fait, des conditions préalables.
Mais ce que l’on peut trouver dans les métropoles
Ce sont des lits étrangers avec par-dessus des étoiles
_____________________________________phosphorescentes
Un petit monde exotique à lui tout seul.
L’idée peut faire un peu peur
Elle pourrait même refroidir
Mais une fois dans le lit étranger
Les yeux dans le noir dirigés vers le plafond étranger
De telles petites étoiles en papier phosphorescent valent toutes
___________________________________________les autres.
29 Novembre 2010
Sont censées faire ciel.
Ici, lorsqu’on éteint la lumière
Lucen le stelle.
Mais ce ne sont que des étoiles en papier phosphorescent
Et ce n’est que le plafond au-dessus d’un lit étranger
Ce planétarium collé.
Dormir à la belle étoile
Est un très vieux truc.
Cela fait partie des formidables souvenirs de celui qui
Maintenant n’admire que des étoiles en papier.
Vaghe stelle del soffitto :
Peux pas non plus discrètement quitter la piaule
Pour aller m’allonger sur un banc public – la situation
Serait à peu près la bonne, mais l’univers nocturne
Manquerait à coup sûr au rendez-vous.
On ne voit pas d’étoiles dans les métropoles
Il faut d’abord faire un long voyage.
Il faut avoir fait un long voyage et
Il faut que la nuit soit sans nuages et
Il faut que l’on puisse coucher où l’on veut. À savoir dehors.
Cela en fait, des conditions préalables.
Mais ce que l’on peut trouver dans les métropoles
Ce sont des lits étrangers avec par-dessus des étoiles
_____________________________________phosphorescentes
Un petit monde exotique à lui tout seul.
L’idée peut faire un peu peur
Elle pourrait même refroidir
Mais une fois dans le lit étranger
Les yeux dans le noir dirigés vers le plafond étranger
De telles petites étoiles en papier phosphorescent valent toutes
___________________________________________les autres.
Mit Leopardi im Bett
Phosphoreszierende Sternchen an der Zimmerdecke
Sollen den Himmel darstellen.
Wenn man hier das Licht ausknipst
Lucen le stelle.
Sind aber nur Phosphorsterne
Und ist nur die Zimmerdecke über einem fremden Bett
Dieses angeklebte Planetarium.
Unter freiem Himmel zu schlafen
Ist ein uraltes Ding.
Das gehört zum Erinnerungsschatz desjenigen, der
Jetzt nur Phosphorsterne bewundert.
Vaghe stelle del soffitto:
Kann ja auch nicht einfach aus der Bude schleichen
Um mich auf einer Parkbank auszustrecken – die Situation
Hätte ich dann so in etwa, das nächtliche Universum
Aber noch lange nicht.
Sterne sieht man in Großstädten überhaupt nicht mehr
Man muss zuerst weit reisen.
Man muss weit gereist sein und
Es muss wolkenlose Nacht sein und
Man muss pennen können, wo man möchte. Also draußen.
Viele Vorbedingungen.
Was man in Großstädten allerdings finden kann
Sind fremde Betten mit phosphoreszierenden Sternen darüber
Eine ganz eigene kleine exotische Welt.
Das macht von der Idee her zwar etwas Angst
Und hätte vielleicht sogar abgeschreckt
Aber liegt man erst einmal in einem fremden Bett
Und schaut nun im Dunkeln zur fremden Decke hoch
Sind solche Phosphorsternchen soviel wert wie alle anderen.
Phosphoreszierende Sternchen an der Zimmerdecke
Sollen den Himmel darstellen.
Wenn man hier das Licht ausknipst
Lucen le stelle.
Sind aber nur Phosphorsterne
Und ist nur die Zimmerdecke über einem fremden Bett
Dieses angeklebte Planetarium.
Unter freiem Himmel zu schlafen
Ist ein uraltes Ding.
Das gehört zum Erinnerungsschatz desjenigen, der
Jetzt nur Phosphorsterne bewundert.
Vaghe stelle del soffitto:
Kann ja auch nicht einfach aus der Bude schleichen
Um mich auf einer Parkbank auszustrecken – die Situation
Hätte ich dann so in etwa, das nächtliche Universum
Aber noch lange nicht.
Sterne sieht man in Großstädten überhaupt nicht mehr
Man muss zuerst weit reisen.
Man muss weit gereist sein und
Es muss wolkenlose Nacht sein und
Man muss pennen können, wo man möchte. Also draußen.
Viele Vorbedingungen.
Was man in Großstädten allerdings finden kann
Sind fremde Betten mit phosphoreszierenden Sternen darüber
Eine ganz eigene kleine exotische Welt.
Das macht von der Idee her zwar etwas Angst
Und hätte vielleicht sogar abgeschreckt
Aber liegt man erst einmal in einem fremden Bett
Und schaut nun im Dunkeln zur fremden Decke hoch
Sind solche Phosphorsternchen soviel wert wie alle anderen.
29 Novembre 2010
lundi 29 novembre 2010
Scènes de la vie conjugale
I. Presque comme chez les Schmidt
Il boit ce que lui donne sa femme.
Plein de confiance.
Il ne pense pas qu’elle puisse avoir l’intention de l’empoisonner.
Il avale également les pilules qu’elle lui tend.
Candidement. Sans demander à lire la notice.
Et il a raison.
Sa femme n’a nullement l’intention de l’empoisonner.
Quelle chance. Voilà un couple heureux.
Sa femme ne veut que son mieux.
Il se pourrait même qu’il survive à une telle femme.
II. Circulation opposée
À ses côtés, à la place du mort, elle émet
De petits bruits lorsqu’il double.
Que ça l’agace, lui !
Pas la peine que tu participes, lui dit-il ; si je fais
Une connerie, tes gémissements ne sauveront rien ;
Détends-toi donc et laisse-moi rouler comme je l’entends.
Tu conduis très bien, l’assure-t-elle, mais
C’est plus fort que moi.
Ce n’est pas une question de confiance, seulement :
C’est toujours le sort commun qui nous arrive en face.
III. La bonne température
En hiver
Chacun d’eux a son idée quant à la température idéale.
Ils passent leur temps à augmenter ou à baisser le thermostat.
Dehors il fait froid, mais dedans ça chauffe.
L’évolution va de la guerre froide vers la guerre chaude.
L’hiver a ça de bon que dans l’intimité des chaumières
Il échauffe d’abord les esprits.
Le reste de l’année, pas moyen de se rendre
Mutuellement responsable du climat ; en hiver, si.
L’incommodité est alors tricotée main.
IV. Le rival honni
Quelque chose de déglingué à la maison.
Pas de problème, il s’en occupera lui-même.
Hors de question de faire appel à un étranger.
Aucun couple, dit-il, ne supporte l’intrusion d’un tiers.
Bien obligée, elle attend. Fidèle mais impatiente.
Ne me presse pas, dit-il, on peut aussi vivre
Avec une chasse d’eau déglinguée.
À la fin, elle menace de profiter de son absence.
A peine le mot « plombier » prononcé, ils se déchirent.
Rien que des chimères peuvent briser un couple.
V. Ménage à trois
Pourtant, ces deux-là ne sont pas seuls au monde.
Un gosse qu’ils ont voulu éduquer chacun à sa manière.
Et comme on sait, trop de cuisiniers gâtent la sauce.
Le gosse a donc énormément de défauts :
Tous ceux de son père et ceux de sa mère.
Pourtant, il s’agit d’un enfant des plus réussis :
Il dispose de toutes les qualités du père
Et toutes celles de la mère.
En fait, c’est au père et à la mère
Que manque la moitié des défauts et qualités.
VI. Des achats superflus
Des goûts et des couleurs on ne dispute point
Des achats superflus, si.
Ils se reprochent donc leurs achats inutiles.
Au lieu de sublimer, ils achètent.
Il ne faudrait pas se laisser aller lorsqu’un seul
Des deux en profite. L’argent commun
Devrait être réservé aux folies communes. Or
Ils n’en ont guère de coûteuse. Quel dommage :
Grâce à leurs goûts inconciliables, ils
Pourraient économiser presque toute leur fortune.
VII. Égaré.
Il est où le magazine de la semaine en cours ?
Dis, tu l’as mis où ?
– Je n’y ai pas touché.
Toutefois :
Quelqu’un l’a mis là où il n’est pas à sa place.
Va savoir qui.
C’est vite vu :
Celui qui cherche n’est jamais celui qui a égaré.
Et c’est valable
Pour tout dans l’existence humaine.
Szenen einer Ehe
I. Fast wie bei den Schmidts
Er trinkt, was seine Frau ihm gibt.
Voller Vertrauen.
Er rechnet nicht damit, dass sie ihn vergiften könnte.
Er schluckt auch die Pillen, die sie ihm hinhält.
Arglos. Ohne nach dem Beipackzettel zu verlangen.
Und er hat recht.
Seine Frau plant keineswegs, ihn zu vergiften.
Ein Glück. Eine glückliche Ehe.
Seine Frau will nur das Beste.
Gut möglich, dass er eine solche Frau sogar überlebt.
II. Gegenverkehr
Neben ihm, auf dem „Todessitz“, entfahren
Ihr stets diese kleinen Geräusche, sobald er überholt.
Ihm geht das wirklich auf die Nerven.
Du musst das Auto nicht mitlenken, sagt er. Wenn ich eine
Dummheit mache, hilft dein Stöhnen auch nichts mehr.
Also bitteschön abschalten und mich einfach fahren lassen.
Du bist ein sehr guter Fahrer, versichert sie ihm
Doch ich kann eben nicht anders.
Es ist nicht so, dass ich kein Vertrauen zu dir hätte, nur:
Es kommt uns da immer das gemeinsame Schicksal entgegen.
III. Die richtige Temperatur
Im Winter
Hat jeder seine eigene Vorstellung von der Idealtemperatur.
Sie verbringen ihre Zeit damit, am Thermostat herumzudrehen.
Draußen ist es kalt, aber drinnen erhitzt man sich.
Die Entwicklung geht vom Kalten zum Heißen Krieg.
Der Winter hat den Vorteil, dass er in der Hütten Innigkeit
Zuerst die Gemüter zum Kochen bringt.
Das übrige Jahr über kann man sich kaum gegenseitig
Für das Klima verantwortlich machen; im Winter schon.
Da ist die Unbehaglichkeit handgestrickt.
IV. Der üble Nebenbuhler
Im Haus ist etwas kaputt.
Kein Problem, das richtet er schon selber.
Außer Frage, hier einen Fremden mit reinzuziehen.
Keine Ehe, sagt er, erträgt es, dass ein Dritter ins Spiel kommt.
Notgedrungen wartet sie. Treu, doch etwas ungeduldig.
Hetze mich nicht, sagt er, man kann auch
Mit einer kaputten Spülung leben.
Endlich droht sie damit, seine Abwesenheit auszunutzen.
Kaum hat sie das Wort „Klempner“ ausgesprochen, ist Krieg.
An reinen Wunschvorstellungen kann eine Ehe zerbrechen.
V. Dreierbeziehung
Und doch sind die beiden nicht allein auf der Welt.
Da ist ein Gör, an dem sie beide rumerzogen haben
Und zu viele Köche verderben den Brei, weiß man ja.
Das Gör hat also unendlich viele Fehler:
Alle Fehler des Vaters und die der Mutter.
Und dennoch ein völlig gelungenes Kind:
Mit sämtlichen Vorzügen des Vaters und
Sämtlichen Vorzügen der Mutter ausgestattet.
Tatsächlich fehlt nur dem Vater und der Mutter
Die Hälfte der Fehler und Vorzüge.
VI. Überflüssige Einkäufe
Über Geschmack lässt sich nicht streiten, über
Überflüssige Einkäufe schon.
Sie werfen sich also ihre unnötigen Einkäufe vor.
Statt zu sublimieren, kaufen sie ein.
Man sollte sich nicht gehen lassen, wenn nur der eine
Partner etwas davon hat. Das gemeinsame Geld
Sollte für gemeinsame Spinnereien da sein. Aber
Sie haben ja kaum welche, die Geld kosten. Schade:
Mit ihren unvereinbaren Geschmäckern
Könnten sie fast ihr gesamtes Vermögen sparen.
VII. Verlegt
Wo ist bitte die Illustrierte dieser Woche?
Sag, wo hast du sie hingelegt?
– Ich hab sie nicht angerührt.
Jemand hat sie jedenfalls
Hingetan, wo sie nicht hingehört.
Wer wohl?
Die Antwort ist einfach:
Derjenige, der sucht, ist nie derjenige, der verlegt hat.
Und das gilt
Für alles im menschlichen Leben.
I. Fast wie bei den Schmidts
Er trinkt, was seine Frau ihm gibt.
Voller Vertrauen.
Er rechnet nicht damit, dass sie ihn vergiften könnte.
Er schluckt auch die Pillen, die sie ihm hinhält.
Arglos. Ohne nach dem Beipackzettel zu verlangen.
Und er hat recht.
Seine Frau plant keineswegs, ihn zu vergiften.
Ein Glück. Eine glückliche Ehe.
Seine Frau will nur das Beste.
Gut möglich, dass er eine solche Frau sogar überlebt.
II. Gegenverkehr
Neben ihm, auf dem „Todessitz“, entfahren
Ihr stets diese kleinen Geräusche, sobald er überholt.
Ihm geht das wirklich auf die Nerven.
Du musst das Auto nicht mitlenken, sagt er. Wenn ich eine
Dummheit mache, hilft dein Stöhnen auch nichts mehr.
Also bitteschön abschalten und mich einfach fahren lassen.
Du bist ein sehr guter Fahrer, versichert sie ihm
Doch ich kann eben nicht anders.
Es ist nicht so, dass ich kein Vertrauen zu dir hätte, nur:
Es kommt uns da immer das gemeinsame Schicksal entgegen.
III. Die richtige Temperatur
Im Winter
Hat jeder seine eigene Vorstellung von der Idealtemperatur.
Sie verbringen ihre Zeit damit, am Thermostat herumzudrehen.
Draußen ist es kalt, aber drinnen erhitzt man sich.
Die Entwicklung geht vom Kalten zum Heißen Krieg.
Der Winter hat den Vorteil, dass er in der Hütten Innigkeit
Zuerst die Gemüter zum Kochen bringt.
Das übrige Jahr über kann man sich kaum gegenseitig
Für das Klima verantwortlich machen; im Winter schon.
Da ist die Unbehaglichkeit handgestrickt.
IV. Der üble Nebenbuhler
Im Haus ist etwas kaputt.
Kein Problem, das richtet er schon selber.
Außer Frage, hier einen Fremden mit reinzuziehen.
Keine Ehe, sagt er, erträgt es, dass ein Dritter ins Spiel kommt.
Notgedrungen wartet sie. Treu, doch etwas ungeduldig.
Hetze mich nicht, sagt er, man kann auch
Mit einer kaputten Spülung leben.
Endlich droht sie damit, seine Abwesenheit auszunutzen.
Kaum hat sie das Wort „Klempner“ ausgesprochen, ist Krieg.
An reinen Wunschvorstellungen kann eine Ehe zerbrechen.
V. Dreierbeziehung
Und doch sind die beiden nicht allein auf der Welt.
Da ist ein Gör, an dem sie beide rumerzogen haben
Und zu viele Köche verderben den Brei, weiß man ja.
Das Gör hat also unendlich viele Fehler:
Alle Fehler des Vaters und die der Mutter.
Und dennoch ein völlig gelungenes Kind:
Mit sämtlichen Vorzügen des Vaters und
Sämtlichen Vorzügen der Mutter ausgestattet.
Tatsächlich fehlt nur dem Vater und der Mutter
Die Hälfte der Fehler und Vorzüge.
VI. Überflüssige Einkäufe
Über Geschmack lässt sich nicht streiten, über
Überflüssige Einkäufe schon.
Sie werfen sich also ihre unnötigen Einkäufe vor.
Statt zu sublimieren, kaufen sie ein.
Man sollte sich nicht gehen lassen, wenn nur der eine
Partner etwas davon hat. Das gemeinsame Geld
Sollte für gemeinsame Spinnereien da sein. Aber
Sie haben ja kaum welche, die Geld kosten. Schade:
Mit ihren unvereinbaren Geschmäckern
Könnten sie fast ihr gesamtes Vermögen sparen.
VII. Verlegt
Wo ist bitte die Illustrierte dieser Woche?
Sag, wo hast du sie hingelegt?
– Ich hab sie nicht angerührt.
Jemand hat sie jedenfalls
Hingetan, wo sie nicht hingehört.
Wer wohl?
Die Antwort ist einfach:
Derjenige, der sucht, ist nie derjenige, der verlegt hat.
Und das gilt
Für alles im menschlichen Leben.
28 Novembre 2010
samedi 20 novembre 2010
An Ancient Mirror
A bleak future is worse than a dim past, let alone a dreary present.
Right, I’m feeling a little bleary today. But is this
Reason enough to indulge in rather half-baked speculations?
The state of blur has three justifications:
Forgotten—or repressed—yesterday, that today you are
Stuck in, and ever doubtful tomorrow.
Not enough sleep is no justification.
The workers, too, were bleary-eyed I suppose
When they rehung the age-old mirror.
Cord improperly hooked in. That very evening
It fell down and broke; the frame could be satisfyingly restored, not so
The glass. Irreplaceable mercury.
The stuff is banned in mirrors for more than a hundred years.
The antique, slightly foxed surface gave depth, the
New one is commonly flat.
If only we had let it hang...
If only we hadn’t sought to redo the wall behind it...
A bleak future is worse than a dim past, let alone a dreary present.
November 19, 2010
Right, I’m feeling a little bleary today. But is this
Reason enough to indulge in rather half-baked speculations?
The state of blur has three justifications:
Forgotten—or repressed—yesterday, that today you are
Stuck in, and ever doubtful tomorrow.
Not enough sleep is no justification.
The workers, too, were bleary-eyed I suppose
When they rehung the age-old mirror.
Cord improperly hooked in. That very evening
It fell down and broke; the frame could be satisfyingly restored, not so
The glass. Irreplaceable mercury.
The stuff is banned in mirrors for more than a hundred years.
The antique, slightly foxed surface gave depth, the
New one is commonly flat.
If only we had let it hang...
If only we hadn’t sought to redo the wall behind it...
A bleak future is worse than a dim past, let alone a dreary present.
Ein alter Spiegel
Eine trübe Zukunft ist schlimmer als eine dunkle Vergangenheit, von
einer düsteren Gegenwart ganz zu schweigen.
Richtig, ich fühle mich heute etwas übernächtigt, aber ist das
Grund genug, sich auf unausgegorene Spekulationen einzulassen?
Der Zustand der Verschwommenheit hat drei Rechtfertigungen:
Vergessenes – oder verdrängtes – Gestern, dieses Heute, in dem man
Feststeckt, und das stets zweifelhafte Morgen.
Nicht genug Schlaf ist keine Rechtfertigung.
Auch die Arbeiter waren wohl unausgeschlafen
Als sie den uralten Spiegel wieder aufgehängt haben.
Das Seil unsachgemäß eingehakt. Am selben Abend noch
Fiel er herunter und zerbrach; der Rahmen konnte zwar
Befriedigend restauriert werden, nicht aber das Quecksilberglas.
Das Zeug ist in Spiegeln seit über einhundert Jahren verboten.
Die alte, leicht fleckige Fläche gab Tiefe, die
Neue ist landläufig flach.
Hätte man ihn doch nur hängen lassen...
Hätte man doch nur die Wand dahinter nicht neu streichen wollen...
Eine trübe Zukunft ist schlimmer als eine dunkle Vergangenheit, von
Einer düsteren Gegenwart ganz zu schweigen
Eine trübe Zukunft ist schlimmer als eine dunkle Vergangenheit, von
einer düsteren Gegenwart ganz zu schweigen.
Richtig, ich fühle mich heute etwas übernächtigt, aber ist das
Grund genug, sich auf unausgegorene Spekulationen einzulassen?
Der Zustand der Verschwommenheit hat drei Rechtfertigungen:
Vergessenes – oder verdrängtes – Gestern, dieses Heute, in dem man
Feststeckt, und das stets zweifelhafte Morgen.
Nicht genug Schlaf ist keine Rechtfertigung.
Auch die Arbeiter waren wohl unausgeschlafen
Als sie den uralten Spiegel wieder aufgehängt haben.
Das Seil unsachgemäß eingehakt. Am selben Abend noch
Fiel er herunter und zerbrach; der Rahmen konnte zwar
Befriedigend restauriert werden, nicht aber das Quecksilberglas.
Das Zeug ist in Spiegeln seit über einhundert Jahren verboten.
Die alte, leicht fleckige Fläche gab Tiefe, die
Neue ist landläufig flach.
Hätte man ihn doch nur hängen lassen...
Hätte man doch nur die Wand dahinter nicht neu streichen wollen...
Eine trübe Zukunft ist schlimmer als eine dunkle Vergangenheit, von
Einer düsteren Gegenwart ganz zu schweigen
November 19, 2010
vendredi 19 novembre 2010
Denkmalkränkung
Ein eitler Mensch tat viele weite Reisen.
Wo er auch hinkam, rief das Monument:
„Ave Besucher! Darf mich glücklich preisen,
Deine Visite ehrt mich eminent!“
Sagt’ sich der Eitle jeweils: Will verschweigen,
Wo ich schon alles war, sonst wird das Mal
Noch eifersüchtig, Denkmäler sind eigen –
Ein jedes meint, so was gäb’s nur einmal.
Doch schließlich musste er doch reden und
Gestand dem Parthenon: „Kürzlich die Sphinx
Sprang freudig an mir hoch, als wär’s mein Hund!“
Prompt rächte sich das stolze Griechendings.
Kommst, Wanderer, du einmal nach Athen:
Dort liegt begraben unter vielen Säulen
Ein eitler Reisender, dem war geschehn
Was er verdient, du musst ihn nicht beheulen.
Bequatsche lieber Buchten usw.
Die dir, erhebst du dich, zu Füßen liegen;
Doch unter Säulen schweige, sei gescheiter
Als der, dem Sphinx und Kunz zu Kopf gestiegen!
19. November 2010
Wo er auch hinkam, rief das Monument:
„Ave Besucher! Darf mich glücklich preisen,
Deine Visite ehrt mich eminent!“
Sagt’ sich der Eitle jeweils: Will verschweigen,
Wo ich schon alles war, sonst wird das Mal
Noch eifersüchtig, Denkmäler sind eigen –
Ein jedes meint, so was gäb’s nur einmal.
Doch schließlich musste er doch reden und
Gestand dem Parthenon: „Kürzlich die Sphinx
Sprang freudig an mir hoch, als wär’s mein Hund!“
Prompt rächte sich das stolze Griechendings.
Kommst, Wanderer, du einmal nach Athen:
Dort liegt begraben unter vielen Säulen
Ein eitler Reisender, dem war geschehn
Was er verdient, du musst ihn nicht beheulen.
Bequatsche lieber Buchten usw.
Die dir, erhebst du dich, zu Füßen liegen;
Doch unter Säulen schweige, sei gescheiter
Als der, dem Sphinx und Kunz zu Kopf gestiegen!
19. November 2010
mercredi 3 novembre 2010
En pensant à tel truc de Michaux
Ah, ce bel objet tout nu, exposé au regard ! Il
S’étale, plein de confiance sous son observateur.
Plein de confiance, c’est beaucoup dire. Plutôt en
Cillant des yeux. Mais les gentilles parties vulnérables
Scintillent dans le soleil – c’est déjà ça. Comme confiantes.
Or, la confiance se rompt facilement, une question de contact.
Le moindre attouchement peut l’ébranler, voire la rompre.
Une fois la confiance rompue, l’objet nu et exposé passe
Du statut d’image de la liberté à celui d’image de l’esclavage
– Et ceci sous le regard même.
L’un, cela le désole ; l’autre, cela le titille.
Celui que cela titille est un observateur salaud.
La confiance a eu raison de se rompre : il
Faut se méfier de son observateur. Mais toute rompue
Que soit sa confiance, l’objet nu et exposé reste entier. Il a beau
Avoir des parties, il reste entier.
Le contraste est saisissant.
Ému, le salaud s’améliore, il s’imagine
Maintenant en être le protecteur. Ce gros nigaud
Cherche donc de nouveau le contact briseur de confiance.
Belle pourriture émue, on a tout vu, mieux valait encore
L’observateur froid comme un notaire, mes petits !
L’objet nu aux parties vulnérables scintillant dans le soleil
Car un tantinet humides, est une tentation colossale, il
A beau se crisper, il paraît tout à coup moins ouvert.
Son innocence a pris un méchant coup de vieux, il
Transparaît un élément artificiel aux yeux du profane.
Quelque chose de pas net qui rappelle le temps des sorcières.
Ne t’expose pas ainsi, on pourrait le retenir contre toi.
Puis, tu risques de passer comme rien à un statut d’image. Alors là…
Plein d’objets l’ont compris. Depuis un petit bout de temps
Ils ne s’exhibent plus si facilement, depuis un
Petit bout de temps, la créature se promène habillée
De pied en cap. Et même sous un sac, si elle a trop de craintes.
Ce sont les philosophes qui en sont désolés.
N’avaient qu’à pas avoir les doigt si lestes, ces philosophes.
La pensée n’a pas à être tactile, elle doit se contenter de ne rien faire.
Belle philosophie, celle-ci, mais tant pis.
Maintenant que vous êtes cramés allez la trouver
Où vous voulez, votre appétissante coquille ouverte ;
Il vous faut désormais la violence d’un couteau à huîtres.
Encore heureux que de ces couteaux-là, on en vend partout.
Et on parle d’un progrès.
18 Octobre 2010, Temat: Dojrzałość 1
mardi 2 novembre 2010
Fluffy, Fuzzy, Furry Spots
Things aren’t that complicated.
They’re all starting off bare and bald.
To remove means to have reached a level.
But we can let them have their way and not interfere
For there are only some distinct spots in question.
Piligerous brute has always been so.
It’ll never reach any level. But we do;
Since we’ll get only some distinct spots.
Fluffy, fuzzy, furry: distinction’s privilege.
A furred tongue, a fuzzy eye, the fluff in one’s mind
Are the conclusive signs of sickness on a human.
These are supposed to remain mainly glabrous
The overgrowable domain being restricted.
Some of us may go as far as tolerating
Decent bum fluff. The later genius’s velvet;
Fruit must evolve toward the mellow, mustn’t it
Unless a certain mange is going to eat everything up.
“Everything” means some distinct spots—This
Smooth body’s mounds that beacon life
Must have been shaven or waxed.
“Everything” doesn’t really mean much on a human.
October 20, 2010, Temat: Dojrzałość 2
lundi 1 novembre 2010
Winterreifen
Es wird kalt.
Der Winter ist auch eine Zeit des Reifens.
Warum soll etwas im Winter nicht weiterreifen?
Doch die letzten Tomaten am Fenster haben schon lange
Aufgehört, rot zu werden.
Ich muss sie von den Stengeln brechen und einbringen.
In Zeitungspapier gepackt dürfen sie nachreifen.
Reifen braucht Wärme auch im Winter, und
Innerlichkeit. Quasi Bettwärme, die Innerlichkeit.
Ich habe Alpträume. Seltsame.
Keine des Reifens, aber der Unreife.
Ich bin so unreif in meinen seltsamen
Erregend unbehaglichen Spätherbstnachtträumen.
Diese Alpträume entsprechen der Witterung.
Aber wie Goethe sagt, sinngemäß: Deine Vergangenheit –
Rühre sie an und du verbrennst dir die Pfoten; ein
Zeichen, dass auch du einmal in Glut und Hitze gelebt hast.
So reifen die Träume in erkaltender Zeit.
Tomaten unter Zeitungspapier.
21. Oktober 2010, Temat: Dojrzałość 3

Der Winter ist auch eine Zeit des Reifens.
Warum soll etwas im Winter nicht weiterreifen?
Doch die letzten Tomaten am Fenster haben schon lange
Aufgehört, rot zu werden.
Ich muss sie von den Stengeln brechen und einbringen.
In Zeitungspapier gepackt dürfen sie nachreifen.
Reifen braucht Wärme auch im Winter, und
Innerlichkeit. Quasi Bettwärme, die Innerlichkeit.
Ich habe Alpträume. Seltsame.
Keine des Reifens, aber der Unreife.
Ich bin so unreif in meinen seltsamen
Erregend unbehaglichen Spätherbstnachtträumen.
Diese Alpträume entsprechen der Witterung.
Aber wie Goethe sagt, sinngemäß: Deine Vergangenheit –
Rühre sie an und du verbrennst dir die Pfoten; ein
Zeichen, dass auch du einmal in Glut und Hitze gelebt hast.
So reifen die Träume in erkaltender Zeit.
Tomaten unter Zeitungspapier.
21. Oktober 2010, Temat: Dojrzałość 3

samedi 9 octobre 2010
L’horizon est bouché
Je me promène dans une œuvre d’art.
Je ne me promène pas librement
Mais selon les plans de l’artiste
Dont le nom m’évoque un rossignol arabe
Au chant singulièrement mielleux
Plutôt qu’une suite de chameaux chargés
Ou, plus vaguement, un fameux chef d’orchestre
Qui a toujours préféré sa moto à son passé trouble.
Je me promène aussi peu librement
Dans le nom
Que dans l’œuvre.
Cette œuvre ne m’apprend rien.
Le nom non plus.
Cette belle œuvre en cuivre
Ainsi que le joli nom, si parlant, de l’artiste
Ont certainement leurs qualités, mais
Je ne suis plus libre de mes mouvements.
En me proposant un escalier automatique, on
Me veut quelque chose, et je ne ressens plus rien.
L’horizon est bouché, quoi.
Plein de nom et d’œuvre d’art.
Mais pas selon les souhaits de l’artiste.
Dans le cas de l’œuvre d’art, cela
M’emmerde, me la rend fâcheusement inutile ;
En ce qui concerne le nom, j’ai l’habitude
De telles allusions fâcheusement inutiles, cela
Ne me cause plus de gêne particulière.
À qui s’adresse donc tout ça ?
À la personne, en chair et en os, qui est encore là
Ou à celui qui entre-temps s’est barré
Mais dont, détériorés, l’œuvre et le nom subsistent ?
8 Octobre 2010, Mémorial III
vendredi 8 octobre 2010
Warriors par écrit
jeudi 7 octobre 2010
La bonne tombe
Finalement, je l’ai trouvée, la tombe à Benjamin, ou plutôt le
Mémorial du même nom. J’y ai cueilli et mangé
Une figue de Barbarie en me faisant un peu mal, comme il se doit.
Un seul autre initié sur place.
Mais, comme il se doit, pas le moindre signe de connivence.
Les visiteurs s’évitent vaguement.
Celui qui, ici même, honore le mort, ignore le vivant.
Choses allemandes, grave devoir de mémoire à l’allemande.
L’insouciant charabia des multiples écriteaux colorés
Est par contre dû au lieu fantastique*.
*C’est ainsi que Hannah Arendt appelle le cimetière de Portbou. Pourtant, le Mémorial n’existait pas encore, seulement l’article « La tâche du traducteur ».
In situ 27/9/10 & 7/10/10
Das richtige Grab
Schließlich hab ich es doch noch gefunden, Benjamins Grab, oder
Vielmehr die gleichnamige Gedenkstätte. Dort eine Kaktusfeige
Gepflückt und gegessen und mir dabei etwas wehgetan, so
Wie es sich gehört.
Ein einziger anderer Fachmann vor Ort.
Jedoch – so wie es sich gehört – nicht das geringste
Zeichen freundschaftlichen Einverständnisses.
Die Besucher gehen sich vage aus dem Weg.
Wer hier den Toten ehrt, ignoriert den Lebenden.
Deutsche Dinge, gründlicher Ernst beim deutschen Eingedenken.
Das unbekümmerte Kauderwelsch auf den vielen bunten Schildern
Verdanken wir hingegen dem fantastischen Ort*.
*So nennt Hannah Arendt diesen Friedhof. Obwohl es die Gedenkstätte noch gar nicht gab, sondern nur den Aufsatz „Die Aufgabe des Übersetzers“.
Vor Ort 27.9.10 & 7.10.10
La bonne tombe (Iconographie)


Memorial W. Benjamin: Paraules i signes, el xampurreig dels lletrers (detalls)
Memorial W. Benjamin: El chapurreo más letrero (pormenores)
Mémorial W. Benjamin : Les bons mots et signes (détails)
W. Benjamin Memorial: A smattering sign language (detail views)
W. Benjamin-Gedenkstätte: Jizkor in Schrift und Bild (Detailansichten)
Memorial W. Benjamin: El chapurreo más letrero (pormenores)
Mémorial W. Benjamin : Les bons mots et signes (détails)
W. Benjamin Memorial: A smattering sign language (detail views)
W. Benjamin-Gedenkstätte: Jizkor in Schrift und Bild (Detailansichten)
mardi 21 septembre 2010
L’inutilité pèse.
Je regarde par la fenêtre.
Cela donne une journée bien calme.
Les maisons sont solides, elles n’ont pas besoin de mon soutien.
Le gros chat noir qui évolue sur la pente d’un toit
Se débrouille également tout seul ;
Le ciel, alors lui, il la refuse carrément, ma protection :
Il est devenu assez grand. Dans ces conditions-là
Il n’y a rien à faire. Pourtant, je suis un être
Anxieux de sauver ce monde
Qui commence devant ma fenêtre.
Elle pèse lourd, une inutilité pareille.
Serait-elle la gravité qui tient tout en place ?
21 Septembre 2010
Cela donne une journée bien calme.
Les maisons sont solides, elles n’ont pas besoin de mon soutien.
Le gros chat noir qui évolue sur la pente d’un toit
Se débrouille également tout seul ;
Le ciel, alors lui, il la refuse carrément, ma protection :
Il est devenu assez grand. Dans ces conditions-là
Il n’y a rien à faire. Pourtant, je suis un être
Anxieux de sauver ce monde
Qui commence devant ma fenêtre.
Elle pèse lourd, une inutilité pareille.
Serait-elle la gravité qui tient tout en place ?
21 Septembre 2010
vendredi 27 août 2010
The Roofers
They’re repairing the roof opposite me.
One of the younger roofers, maybe the youngest one
And thus the one earning the lowest wage
Is working bare-chested.
I’m a bit far away, but
Judging by the silhouette
This chest appears largely consistent with
The beau ideal of a chest.
So, the roofer with the most beautiful torso
Has doffed his upper garment
While the other roofers, regardless of
The scorching August heat, keep their
Scrawniness or incipient potbelly hid under t-shirts.
These people are working on a roof
It is not a beauty contest
And they cannot know that someone
Seated at his laptop in front of a window
Is aware of the shapeliest roofer’s denuded thorax.
Nor can they be seen from the street.
Now why does only this one roof shirtless?
I’d be surprised if he were out for regaling the
Workmates with the flexes of his well-rounded muscles;
He doesn’t seem to be that kind of roofer.
But what do I actually know about him
Or the thoughts in a roofer’s head?
I who can barely distinguish this moving, nay, stirring
Profile, so outlined by the backlight of an early afternoon.
Version of August 26, 2010
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