mardi 13 novembre 2018

An Early Lesson

Quand on voit, sous la pluie battante, une vieille d’origine balkanique rentrer chez elle avec ses couches de frusques, son gros fichu, son chariot et barda difforme, on comprend pourquoi ça nous a pris des siècles avant de renoncer, péniblement, à croire aux sorcières.
La chrétienté est devenue la force dominante sur terre tant que sa foi était souillée d’éléments foncièrement anti-chrétiens : superstitions délirantes, inquisition, dogme du bûcher et des conversions par le glaive, injustice la plus abjecte inexorablement bénie par le clergé. Depuis qu’elle a réussi à se débarrasser de ses impuretés, elle est devenue bien plus faible, sa religion ne fonctionne plus, voilà du reste le secret de la vague de conversions en terre chrétienne, les uns se tournant vers le bouddhisme, les autres vers l’islam, d’autres encore vers des néo-syncrétismes particulièrement intolérants au gluten. Recommencez à croire aux sorcières, dépoussiérez sans trembler vos instruments de torture, remettez-vous à élever des bûchers, poussez de nouveau vos cris de joie face aux flammes, et vous allez voir comme les cultes rivaux reculeront !

There was this witch I knew a bit back then
She didn’t bear the semblance of her breed
Yet knew fey tricks and treats beyond my ken
So I wound up in part bewitched indeed

Ere I lost track of her, both humps and heart.
Those witches got a broomstick to vamoose
But it was prudent me, too soon too smart
That, brushing off, did leave her on the loose.

With time grows remedy against all skill:
I don’t believe in witches any more.
Am I not glad I once was at one’s will
For a short moment, in my days of yore?

When witchcraft dwindles down to youthful trances
Not sure that humankind the least advances.

November 12, 2018

samedi 10 novembre 2018

Oiseau déplumé

Oiseau déplumé
Reste oiseau
Ne sait plus voler
S’en souvient toujours.
Quand les temps sont durs
C’est tomber sur le bec
Qui fait l’oiseau, pas voler.
Oh, mon cher déplumé
Bel oiseau à jamais.

8 Novembre 2018

vendredi 9 novembre 2018

Über Echte und Falsche

                                          und ihre Beziehungen untereinander

« Sagesse et classicisme français.
Je crois que ce pays est à peu près le seul au monde où l’on peut se faire un grand nom dans les lettres avec rien qu’une interminable succession de copulations putatives détaillées en langage cryptique. Rigoureusement rien d’autre, je te parle sérieux, et sur des milliers de pages, tu en ouvres une au hasard et tu tombes sur un « gros mot », notamment d’origine arabe, ou alors une gymnastique cochonne vue de trop près pour en être vraiment une et dysorthographiée de sorte qu’il te faut un appareil critique. À court terme, c’est « scandaleux », à moyen terme ça te procure de délicieux prix littéraires, à long terme je suppose qu’on oublie, à l’instar de l’amnésie infantile quant à la phase pipi-caca. Le phénomène me semble dû au fait que l’immense majorité des littérateurs du pays sont des gens beaucoup trop bien élevés pour ne pas s’étendre de façon un peu trop sage sur des choses un tantinet trop raisonnables, en style agrégé. Par la suite, ces personnes hélas un chouïa fades s’encanaillent en portant aux nues quelque prétendu extraterrestre dont le fonds de commerce est la masturbation sur papier vélin, ils se reconnaissent dans l’ennui. Résultat des courses : un néant genre intersidéral entre le normalien et le « scandaleux » – ou plutôt le normalien scandaleux, puisqu’on reste en vérité entre soi, quoi. Seulement, il faut être un authentique martien pour s’en rendre compte. D’une certaine manière, le microcosme littéraire français fait penser à la grande Amérique où l’on trouve si difficilement à se mettre sous la dent entre le Big Mac ketchup-moutarde et le sandwich organique aux graines de luzerne germées, ni l’un ni l’autre n’appartenant à la gastronomie proprement dite qui, elle, ne saurait s’épanouir qu’en ignorant les deux. »

i.

Ich kannte tapfere Indianer und auch welche
Die, schlauer als es das Indianertum
Erlaubt, von tapfern sungen als ob diese
Gar ihre Meister wären, tanzten drum herum

In unverdientem Federschmuck, wobei
Die tapfern, ich weiß auch nicht so genau
Warum, es mit sich machen ließen... ich
Würd auf solch schalen Ruhm verzichten. Howgh!

Macht es die Tapfern untapfrer, wenn sie
Sich hinten kraulen lassen von Eunuchen?
Die einen Krieger haben ihre Schwächen
Bei andern sollt mans besser nicht versuchen.

Egal. Versteht mich recht: Es geht nicht drum
Berdaschen* faulen Kraulens zu bezichtigen –
Auch sie gehören letztlich zur Prärie
Und kraulen wohl am Ende schon die richtigen.


* Neuerdings Two-Spirits, aber hier selbstverständlich im historischen Sinn.  


ii.

I knew some brave and gallant Sioux and some
Who slyer than allowed by prairies’ laws
Sung of the brave and gallant ones as if
These were their masters in an unfought cause

Yet it is not his eloquence that makes
An Indian brave and gallant, it is war
And he who sings of it is always wrong
Since war, when waged, is no pretext for lore.


November 8, 2018

jeudi 8 novembre 2018

De ordine mundi


1. Backentrick

Die einen haben Stachel, die anderen
Beißen, kratzen, spucken, treten
Wieder andere machen sich schleunigst davon
Keines hält die andere Backe hin
Und dreht es dir dennoch sein Hinterteil zu
Dann nur, weil dort eine spritzende Drüse sitzt
Oder, wackeldibackel, zum Betören, Meister Gnadenlos.

Wem das wohl eingefallen ist mit der anderen Backe?
Soll wohl so ein Trick sein, ähnlich dem Betörtrick.
Ob er funktioniert, hat vielleicht noch niemand ausprobiert.
Also ein uralter Trick, den nur noch keiner getestet hat.
Dabei hat man schon so vieles versucht
Wie etwa von turmhohen Klippen springen und schauen
Ob man auch ohne Flügel fliegen kann.
Die wildesten Theorien spuken denen im Kopf herum
Die sich eigentlich wehren müssten mit
Beißen, Kratzen, Spucken, Treten, Drüse Hinhalten zum Betören
Oder eben Weglaufen, ja sogar irgendwie
Davonfliegen, wer weiß –
Nur nicht auf moralisch Machen:
Denn das regt erstens nur noch ärger auf
Und ist zweitens seit jeher eine besonders fiese
Angriffstaktik von Schlägern, ungeeignet zur Verteidigung.


2. Anecdote souterraine

Si, dans le métro bondé, chez un vieux couple, madame
Cède l’unique siège libre à monsieur, elle mentionne en passant
Que monsieur a fort mal au dos. Ainsi, se dit-elle, la morale est
__________________________________________sauve
Car nous évoluons sous un ordre sociétal où la galanterie est de
 ____________________________________mise, garantie
Par le parapluie nucléaire
Puisque ceux dont dépend cet ordre en dernière instance, à savoir
___________________________________les Amerloques
Ne sont nullement des rustres, malgré leur comportement
______________________________________quelque peu
Erratique en matière d’élections.

Faisant fi de tout cela, un monsieur slave
D’apparence prolétarienne, ayant libéré sa place
Sous l’impulsion de sa femme à lui, toise le monsieur
Désormais assis d’un air dédaigneux. C’est que
Dans les pays slaves, chez les prolétaires
Peut-être même un monsieur
Souffrant de hernies et discale et inguinale etc. n’occupe
Jamais le siège réservé à sa dame dans les transports en public, et
____________________________________________cela
Jusqu’en période d’alcoolisme aggravé et de violence conjugale.
________________________________________L’homme
N’a qu’à serrer les dents. Il paraît que les prolétaires des pays
___________________________________________slaves
Eux aussi profitent d’une espèce de
Parapluie nucléaire.

Mais qui a parlé de boire et de battre ? Il ne faut pas
Penser de telles inanités, toi, mon vieux, assis là en gougnafier :
Il n’est aucunement prouvé que le populo slave ait la patte plus
_________________________________________leste que
Disons, tel bourgeois occidental, libéral et abstème.
Le prétendre est aussi mal élevé que de laisser sa vieille
Voyager en station debout parce qu’on est un brin douillet des
________________________________________lombaires.
Ce n’est assurément pas pour cela que la chrétienté entière
________________________________________dispose de
Parapluies nucléaires.


6 Novembre 2018

lundi 5 novembre 2018

Sterne


1. Identitätsfragen













Ich hatte, echt, einen Onkel, der war
Deputy Marshal in Oklahoma
Ich hatte also de facto einen Westernheld zum Onkel.
Er starb früh, obschon nicht
Heldenhaft im Dienst, an blauen Bohnen
So doch niedergezwungen von einer heimtückischen
Zivilisationskrankheit
Und insofern auch typisch amerikanisch.
Was ich jedenfalls früh geschnallt habe, war
Dass man sich sehr schnell in einen Uramerikaner verwandeln
_____________________________________________kann
– Eine einzige Generation genügt dazu –
Und dann auch gleich
Deputy Marshal in Oklahoma wird.
Um hingegen beispielsweise zum Urdeutschen zu reifen
Braucht es ziemlich viele Generationen und so manchem gelingt es
_____________________________________trotzdem nicht.
Aber wer will das überhaupt, träumt denn schon davon?
Das ist man oder ist man nicht, basta.
Gut, dass sich wenigstens Träume so leicht verwirklichen lassen.

Andererseits soll mein Deputy-Marshal-Onkel
Nicht gerade eine Frohnatur gewesen sein.
Das ist die Rückseite der Medaille
Oder des Marshalsterns, wenn man genau sein will.
Ja, das Verwirklichen von Kinderträumen
Macht nicht unbedingt glücklich.














2. Der Nachkrieg und die Kirya

Zur Willkommenskultur und dem Da-sein.
Im deutschen Nachkriegsbewusstsein kam beispielsweise der Nichtarier sehr lange in nur zwei Gestalten vor: als netter (mehr oder weniger) kleiner Mann und infolgedessen Opfer, oder als scharfdenkender großartiger Intellektueller, der es noch rechtzeitig nach Amerika geschafft hatte. Walter Benjamin stellte die Ausnahme von der Regel dar. Neuerdings gibt es noch eine dritte Form: als jetzt wieder in Deutschland oder Wien ansässig Gewordener, entweder Opfernachfahr oder aus dem sel. Ostblock, auch gerne wieder dem Schriftstellerberuf nachgehend und jüdischen Humor vermittelnd. Wer nicht in die genannten Kategorien passt, kommt im deutschen Bewusstsein eigentlich nicht vor, man könnte es eine Art von Ausblendung nennen. Nach der Vernichtung des nicht Willkommenen, dessen Ausblendung. Man muss in Deutschland offenbar willkommen sein, will man Eingang finden in das deutsche Bewusstsein. Das deutsche Reinheitsempfinden wehrt sich gegen das nicht Willkommene, will es nicht wahrhaben. Dabei ist der Erdball voll von Unwillkommenen, die, wenn man so sagen darf, da sind, obwohl sie nicht ins Bild passen. Man hat den Eindruck, dass in Deutschland derartige Personen psychisch so ausgeblendet werden, wie man sie seinerzeit physisch der Vernichtung geweiht hat. Andere Völker lassen auch die Unwillkommenen vorhanden sein, es genügt dortzulande, ihnen hin und wieder genervt klarzumachen, dass man sie tatsächlich zum Teufel wünscht, Weiterungen hat das nicht. Doch so konsequenzlos mag der Deutsche nicht sein. Regelrecht willkommen oder weg damit. Und wenn „weg damit“ nicht geht  – denn man hat ja schließlich zur Kultur zurückgefunden – dann eben „willkommen“. Und ist man damit überfordert, dann zumindest: aus den Augen, aus dem Sinn. Was übrig bleibt, sind die Nazis.

Ein Sheriffsternchen hat auch schon Kugeln aufgehalten
Doch
Dichtet ein Deutscher etwas über Sterne
Dann darf natürlich auch der gelbe aufgenähte nicht fehlen.

Der ist nun allerdings kein Stern
Sondern ein Schild – König Davids Schild – also
Etwas absolut Militärisches, was
Nicht ganz denselben Effekt hat, falls man
Mäntel damit verziert, und besser noch hält man
Solch ein Schild unangenäht vor sie
Aber
Wie mein Freund Stolperstein immer sagt:
Ackereisen zu Schwertern
Und Zweigmesser zu Spießen
Oder vielmehr Schwerter zu Ackereisen
Und Spieße zu Zweigmessern
Oder wie oder was* –
Jedenfalls leichter geredt als getan.

Und
Schlussendlich noch Sterne zu brauchbaren Schilden?
Oder gar Schilde zu kaum hilfreichen Sternen?
Und wann und von wem bitteschön?
Ach, geschenkt.
Dichtung.


* Nach Blumgarten, z. B. Micha 4, 3:
Un zey weln ibershmidn zeyere schwerdn oyf akerayzens, un zeyere shpizn oyf tswaygmesers

bzw. andersherum Joel 4, 10:
Shmidt ayere akerayzens oyf shwerdn, un ayere tswaygmesers oyf shpizn



3. Dingir

Dingir, das sind nun einmal ein paar ehrfurchtgebietende
Keile, die ursprünglich einen Stern bilden
Und das bezeichnet dann die Gottheit, was sonst.


Ich hab das in meiner Jugend studiert. Lange her, doch
Der Labat steht bei mir immer noch im Regal.
Als mir auffiel, dass es schon in Babylon
Völlig modern immer nur um Finanzielles ging
Hab ich aufgehört, mich für Mesopotamien zu interessieren.
„So war es nicht gedacht gewesen.“ Ganz mein Stil also.
Dabei hätte mir seinerzeit schon klar sein müssen
Dass Geld auch nur eine Sicherheit ist: sicher im Schutze
Des Geldes, als seien es die Fittiche der Gottheit.
Allerdings meinte ich wohl, das Himmlische
Sollte noch zu Noblerem dienlich sein
Als im Geschäftsverkehr Profit zu garantieren.
Da kann ich gleich BWL, und grüne Scheine anbeten
– Sprach es in mir, der ich mich doch als Marxist verstand –
Auf’m Dollar wird ja auch in Gott getrustet, weil die Herrschaften
Bei ihren Transaktionen Gottvertrauen brauchen wie unsereins
Das vielleicht mal mit dem Bus durch die Anden kurvt. Gut
Wenn dann Jesus als Beifahrer auf der Böschungsseite sitzt, denn
Das devisengefüllte Touristenportemonnaie hält es notfalls auch
________________________________________nicht mehr.


Wie gesagt, ich: unzureichend dialektisch
Und das Symbol: ein paar Keile, ein Stern, Dingir.
Hat mich unreifen jungen Menschen damals nicht überzeugt, aber
Hätte sollen. Jetzt ist es zu spät.
Die Stern hilft da, wo man es nötig hat, und nicht anderswo –
So pragmatisch bei der Hilfsbereitschaft sind die
Himmlischen Kräfte allemal.


4. November 2018

samedi 3 novembre 2018

Proverbes

Monsieur avait l’habitude de répondre à des interrogations par des proverbes ad hoc, tels que « Débit régulier n’est pas gage de qualité ; le sage bégaye parfois (et le muet deux fois) », « L’oiseau qui niche dans les feuilles ne fait que singer le ver lové dans les racines », « Mentir est comme manger la bouche pleine », « Gaffe mérite baffe, mais qui s’en lamente aura rente », « Réveil sonnant à l’heure ne saurait être endormi », « Gros nénés, gros bébé… pour peu qu’elle allaite », ou encore « Chose jugée, dose mortelle ».
Qu’il ne les utilisât par principe qu’une seule fois faisait de ces proverbes des hapax. Le proverbe hapax est rare, en général tout proverbe se répète, sinon ce n’en est pas vraiment un. Le type de proverbe à usage unique qu’il avait inventé retombait donc sur le genre même. Par chance, ces tristes dictons de nature non-proverbiale étaient immédiatement voués à l’oubli après énonciation, ainsi n’avaient-ils pas le temps de contaminer les autres. La poésie est à ce prix.

Avant l’invention du proverbe
Il n’y en avait pas encore.
Fallait chaque fois réfléchir soi-même avant de dire un truc.
Or, un jour, l’homme des cavernes trouva l’astuce : le proverbe.
Depuis, notamment en politique, le recours au proverbe
Est devenu proverbial, cela s’appelle la langue de bois, mais
Elle n’est pas vraiment de bois, cette langue
Elle est faite de maximes qui sentent bon
Les premiers feux des grottes
Lorsque l’homme de Lascaux dessinait
Toujours les mêmes bêtes, toujours les mêmes :
Buffles, antilopes, chevaux, mammouths laineux et rien d’autre
Comme si le mondé était peuplé de rien d’autre
Rien que de buffles, d’antilopes, de chevaux et de mammouths
___________________________________________laineux
Alors qu’en réalité c’était un coup de chance de tomber dessus.
Il dessinait très peu d’ours
Car c’était un coup de malchance de tomber dessus
Et il valait mieux ne pas le provoquer.
Pour compenser, il inventa la prière – ou plutôt l’incantation –
Et le chemin vers le proverbe fut alors tout tracé, le monde
Put enfin commencer à se moderniser.

[Bevor das Sprichwort erfunden wurde
Gab es noch keine.
Man musste sich immer erst selbst was überlegen, bevor man was sagte
Doch dann fiel den Höhlenmenschen ein Trick ein: das Sprichwort.
Seither ist der Rückgriff aufs Sprichwort vor allem in der Politik
Sprichwörtlich geworden. Man nennt es auch Stehsatz, aber
So richtig stehen tun solche Sätze nicht, es ist Gestotter
Das nach Gelagen an frühen Höhlenfeuern riecht
Als der Lascaux-Mensch immer wieder
Die gleichen Tiere zeichnete, immer wieder die gleichen:
Nix als Büffel, Antilopen, Pferde und Wollmammuts
Als ob es auf der Welt nichts anderes gäbe
Wobei man in Wirklichkeit Glück haben musste, um auf sie zu stoßen.
Er zeichnete recht selten Bären
Denn man musste schon Pech haben, um denen zu begegnen
Und wollte das besser nicht provozieren.
Zum Ausgleich erfand er das Gebet – oder vielmehr die Beschwörung –
Der Weg zum Sprichwort war dann nicht mehr weit, und die Welt
Konnte endlich anfangen, modern zu werden.]

28. Oktober 2018

lundi 29 octobre 2018

Vom Ticken

Wenn er mit irgendwelchen Ästchen spielte, wurden die
Paff, paff, zu Schießgewehren;
Wenn er mit seinem Piephähnchen spielte, wurde das
Mithin zu einem forschen Phallus;
Wenn er dann mit jungen Mädchen spielte, wurden die
Recht schnell zu festen Freundinnen.
Was er in die Hand nahm... wie Midas.
Doch spielte er schließlich mit dem Gedanken, wurde nie
Etwas daraus.
Man kann davon ausgehen, dass Homo ludens auch nicht
Endlos funktioniert.

Und was mich angeht:
Manchmal höre ich das Ticken der Uhr, manchmal
Höre ich es nicht.
So genau weiß ich auch nicht, wie man die Ohren spitzt
Wenn es drauf ankommt
Und ob das überhaupt einen Sinn hat.
Vermutlich besser, man hört das Ticken nicht.
Es genügt, wenn unüberhörbar
Die Stunde schlägt.

29 Oktober 2018

dimanche 28 octobre 2018

About Occupied France

Ce sont les fatigués de naissance qui me dynamisent le plus. Les actifs, les industrieux, les travailleurs infatigables me donnent le tournis et m’épuisent, je n’arrive pas à suivre, alors que les fatigués de naissance ont le don précieux de me motiver. Motiver à quoi faire ? Pas grand’chose, mais ce pas grand’chose avec beaucoup de persévérance. Persévérer dans le pas grand’chose a des résultats épatants : le pas grand’chose devient un pas grand’chose tellement solide – c’est l’effet boule de neige – qu’à la fin les actifs, les industrieux, les travailleurs infatigables le rencontrent en obstacle sur leur chemin, en obstacle incontournable même. C’est du moins ce que j’espère. Sinon, cher Oblomov, carrément pas la peine de rester à rêvasser sur ton divan.

i.

Replacing the obsolescent “ball cock” of one’s own toilet
Is a job for radical lazybones.
Staying at home all day
Doing almost nothing and on top of it
Trying to fix such shit oneself
Instead of earning the money to pay a plumber
Is some sort of crime against civilization, against human morals
And, why not, against humanity itself.
It requires an awful amount of time to repair an old crapper
Tank’s regulated water supply system when you haven’t majored
____________________________________________in that
And, furthermore, lack the appropriate tools
But it saves you the dough you’re unfit to bring home.
For an entire week or so it gives you the impression
You’re achieving something
And when you finally succeed
And that bitch nobody cares for flushes properly again
You almost forgot the fact that
You are one of the most useless persons on earth.


ii.

Had I been born Japanese
What a stroke of happanese:
All around society
Inside keen anxiety
Makes you deadly feel at ease
When you’re born a Japanese.


October 26, 2018

samedi 27 octobre 2018

Von der Freundschaft

Ich weiß nicht, wie ich wahrgenommen werde von anderen, denn die anderen sagen es mir ja nicht, sie sagen mir nicht auf den Kopf zu: „Alter, ich nehme dich so und so wahr“, ich muss es erschließen aus ihrem Schweigen mir gegenüber. Vielleicht reden sie untereinander über die Wahrnehmung, die sie von mir haben, vielleicht nicht. Vielleicht werde ich als zu unwichtig wahrgenommen um darüber zu reden. Ich muss jetzt zugeben, dass ich andere Leute oft auch nicht recht wahrnehme, selbst dann, wenn ich freundschaftlich mit ihnen verbunden bin. Ich sehe sie reagieren, aber so richtig wahrnehmen tu ich sie nicht, sie verschwinden praktisch hinter ihren Reaktionen, werden als Menschen gar nicht mehr wahrgenommen vor lauter Reaktion, vor allem, wenn diese vorhersehbar geworden ist. Je besser ich kenne, desto weniger nehme ich wahr. Ich sollte mich also nicht beklagen, werde ich selbst auch nicht mehr wahrgenommen. Es mag ein Zeichen von Freundschaft sein, sozusagen.


De l’amitié

J’ignore comment je suis perçu par les autres, parce que les autres ne me le disent pas, ils ne me disent pas droit à la figure : « Vieux, je te perçois de telle ou telle sorte », je dois le deviner de leurs silences face à moi. Peut-être parlent-ils entre eux de la perception qu’ils ont de moi, peut-être pas. Peut-être me perçoivent-ils comme trop insignifiant pour en parler. Maintenant, je suis obligé d’avouer que moi aussi, souvent je ne perçois pas vraiment les autres gens, même si j’ai des liens d’amitié avec eux. Je les vois réagir, mais je ne les perçois pas au fond, ils disparaissent pratiquement derrière leurs réactions, se font imperceptibles en tant qu’être humain à force de réagir, surtout quand ces réactions sont devenues prévisibles. Plus je connais, moins je perçois. Je ne devrais donc pas me plaindre si moi aussi, je cesse d’être perçu. Si cela se trouve, c’est un signe d’amitié pour ainsi dire.


26 Octobre 2018

vendredi 26 octobre 2018

On Holy Stink And So


1. A General Survey

Man wundert sich neuerdings, dass Pfarrer nicht unbedingt bessere Menschen sind, ganz im Gegenteil. Sie scheinen ungeachtet ihres Gelöbnisses gewaltig zu schwitzen und hin und wieder eine rudimentäre Art von Triebleben zu entwickeln, die sich allerdings oft nur Kleinen gegenüber etwas traut. Die Frage dabei ist nicht, ob das die Kleinen traumatisiert – Religion traumatisiert immer – sondern die Frage ist, was die Großen eigentlich erwartet haben. Diejenigen, die sich jetzt am gewaltigsten gegen die Kirche erregen, halten es offenbar für normal, noch gestern so töricht gewesen zu sein, sich oder das Fleisch von ihrem Fleische dem Ruch von Heiligkeit anzuvertrauen. Da war sogar Rotkäppchen schlauer. Es liegt in der Natur der Soutanenträger, sich wie Soutanenträger zu benehmen, der liebe Gott hat es so eingerichtet, und so verquer, sich freiwillig in die Pfoten denaturierter Artgenossen zu begeben sind noch nicht einmal die Wölfe selbst. Niedlich genug, dass es üblicherweise nur um das Schnappen nach Knabenhintern geht.

The buoyant smell
Of quite human secretion on the body
Might indicate a commitment
Perfume refuses to make.

The other day
I sat in a pew next to someone
Exhaling sweet perfume, an aloofness
No secretion ever would dare to fight back.

The courage of being oneself
Is a sort of invitation
While perfume and its daunting wall of apprehension
Keeps the doctor away.

Do not raise sad walls on your Mexican borders
The sweating without might mean hope
The perfumed within
Simply mightn’t.

Now please ask yourself
Why that doggone stink is supposed to be inside
And urine and spooge and so many other good liquors
Sticking on fingers are always outside.

[Dernièrement, on s’étonne que les curés ne soient pas nécessairement des hommes meilleurs, bien au contraire. Il semblerait qu’en dépit de leur vœu ils transpirent beaucoup et développent même une sorte de libido rudimentaire qui, toutefois, n’ose s’exprimer qu’envers les petits. La question n’est pas si cela traumatise les petits – la religion traumatise dans tous les cas – la question est à quoi les grands se sont attendus. Ceux qui s’excitent désormais le plus fortement contre l’église tiennent apparemment pour normal d’avoir été hier encore assez sots pour se confier ou confier la chair de leur chair à une odeur de sainteté. Même le Petit Chaperon rouge était plus malin que cela. Il est dans la nature des porteurs de soutane de se comporter comme des porteurs de soutane, c’est le Bon Dieu qui les a faits ainsi, et les loups eux-mêmes ne poussent pas la perversité jusqu’à délibérément s’abandonner dans les pattes de leurs congénères dénaturés. Encore mignon que la plupart du temps il ne s’agisse que de happer les derrières de jeunes garçons.]

2. One Helping Hand

„Fürsorge um der Seele wachsende Hülle, so nannte er das, und tatsächlich, bis aufs Örtchen begleitete er seine Schützlinge, der Herr Pfarrer, wo er sie dann unten ent-hüllte und das Vögelchen eigenhändig in die richtige Richtung hielt, damit auch nichts danebenging, wenn jenes Segenswasser kam. Während des gesamten Besprengens der Schale brummelte er nützlich auf Latein, und dann half er noch beim Abtropfen, der gute Mann, machte sich am allerletzten Hüllchen – dem runzligen vorne – zu schaffen, zog und schüttelte, bis wirklich gar nichts mehr austrat. Schließlich wischte er sorgfältig ab und zeigte noch, wie aus dem Vogel wieder halbwegs ein Vögelchen wird, bevor man es zurück ins Nest bringt. Nur das Spülungskettchen mussten die Knaben selbst bedienen, aber bloß, damit sie das auch noch lernten. Wer noch nicht an den Griff heranreichte, den hob der Herr Pfarrer ein bisserl in die Höhe. Auf dem Rückweg durch die Kapelle hieß es, kurz hingekniet und gemeinsam gebetet. So einen kriegen wir hier nie wieder, sagten sich die Leute, als ihn der säkulare Arm abholte.“

Incense is truly the scent that suits Divinity best
The John calls for worldlier fragrances
But only a few churches
Have it incorporated.

When I first saw the bathroom sign in a
Church (actually this overstated fake-Gothic cathedral)
I realized that I had left my home continent, felt
Bewildered and instantly followed it.

Having no fake-Gothic clergyman peeing beside me
My bewilderedness diminished
But I must confess that I was missing the incense
And thus wasn’t especially comfortable, spiritually speaking.

I then thought that churches
Shouldn’t have this kind of facilities, really
Because pulling out your weenie inside a place of worship
Though being far from Christian, might remind one of urges worse.

Jesus, ain’t it a shame
That a man, set out to chant
All at once must revert to the bladder
Rise up and leave this nave’s vault, and eventually wash his hands
____________________________________________of it?


[« Assister l’enveloppe croissante de l’âme qu’il l’appelait, et en effet, il accompagnait ses jeunes ouailles jusque dans les cabinets, monsieur le curé, pour les y dés-envelopper du bas et, de sa propre main, leur tenir le petit oiseau dans la bonne direction afin que rien n’aille à côté quand arrivait cette eau bénite dont il facilitait ensuite l’aspersion du bassin en grommelant en latin. Puis le saint homme les aidait pour en faire partir les dernières gouttes, tirant sur l’ultime petit voile, celui plissé par devant, s’affairant et secouant jusqu’à ce qu’il n’y ait vraiment plus rien de rien qui en sortisse. Enfin, il les essuyait consciencieusement et leur montrait comment s’y prendre pour que l’oiseau redevienne tout petit avant de le remettre au nid. La seule chose qui restait aux garçons était d’enclencher la chasse, mais uniquement pour qu’ils l’apprennent, ça aussi. Ceux qui n’atteignaient pas encore le pommeau de la chaînette, monsieur le curé les soulevait un peu. Au retour par la chapelle tout le monde s’agenouillait pour faire une courte prière ensemble. On n’en retrouvera jamais un comme ça, dirent les gens, lorsque le bras séculier vint le chercher. »]


25 Octobre 2018

jeudi 25 octobre 2018

Aveuglant hommage

On le sait, l’appréciation d’une œuvre d’art dépend énormément de son époque. Suis allé regarder un vieux film de quelqu’un que j’aime beaucoup, l’ai vu jusqu’à la fin et trouvé très mineur pour ne pas m’avancer plus. Entendez par là que, s’il avait été signé par un autre metteur en scène, j’aurais quitté la salle au bout d’une demi-heure.
Légitimement éreinté à l’époque, ce bidule de circonstance est désormais élevé au rang de chef d’œuvre, paraît-il, et on peut supposer que cela s’est fait sur la foi de la réputation entre-temps acquise par son créateur. Résultat des éloges tardifs : le créateur en personne semble commencer à trouver des qualités à un truc que, dans le temps, il a appelé plus ou moins raté. Cela fait du bien quand un tas de clabauds qui applaudissent finissent par te convaincre longtemps après coup que t’as bien fait même lorsque tu t’es gouré – ce qui peut arriver à tout le monde – mais la gloire ne devrait pas rendre le glorieux amblyope ; c’est assez grave que la meute le soit. Il faudrait, tout de même, garder un minimum de perspicacité quant à sa propre jeunesse, il suffit parfaitement qu’en prenant de l’âge on devienne en général trop bienveillant avec la jeunesse des corniauds.
Il y avait discussion après la séance, en présence du maître, j’aurais donc pu m’exprimer en public. Je ne l’ai pas fait, car on ne pouvait plus tomber d’accord, monsieur Skolimowski et moi. La chose aurait été possible autrefois, plus maintenant : la sotte jeunesse montante nous est passé dessus avec ses révisions et enthousiasmes collectifs, son avis qu’il avait dû y avoir erreur matérielle, une sorte de coquille, dans le jugement d’origine, celui émis par les camarades et contemporains, responsables, eux, de la gloire ultérieure, auréole qui, plus encore que la vieillesse, est un naufrage pour tout roseau pensant. Quelle chance d’y avoir échappé.

Le chien est notre congénère :
Tu le nourris, il te vénère.
Puis, tu le bats, il te vénère.
Le chien est notre congénère.

N’ai pas de chien pour le nourrir
N’ai rien à battre ni pourrir
Et le jour où je vais mourir
Aucun cabot pour accourir.

Que, diable, cela m’indiffère.
La vie d’après, la belle affaire !
Bâtards qui n’y avez rien à faire
C’est encor vous que je préfère.

23 Octobre 2018

dimanche 21 octobre 2018

Des lois relatives au naziréat

וועגן די הלכות נזירות

Pinard, tifs, macchabées... Et rien
Qui touche au cul –
Si j’avais su
À temps, j’aurais pu devenir quelqu’un de bien.

Beuh remplaçant pinard ou bière
Au poil ! Et que ça pousse, aucun problème.
Plus de visite aux vieux du cimetière –
Fastoche d’être un saint abstème.

Quel programme idéal, quel joli plan pour l’avenir
Du point de vue de la jeunesse.
Mais là, je suis un peu trop vieux pour des promesses
Simplement trop faciles à tenir.

21 Octobre 2018

samedi 20 octobre 2018

Trois fragments


1. Fragment non daté

Ne cherche jamais à connaître
D’où vient la main qui te cajole ;
Et fût-ce un ange qui te frôle
C’est bien la mort qui te pénètre.

Ne cherche jamais à connaître
Pourquoi, du coup, ce poing te frappe :
La vie n’est qu’une étrange étape
Sur le chemin du disparaître.


2. Ich wollt

Au bout d’un an, je suis revenu dans ma maison préemptée et fermée de par la loi pour faire un dernier inventaire avant démolition. Le monsieur de la mairie qui m’a ouvert le cadenas ne comprend rien et me parle, enthousiaste, comme tout sera beau une fois reconstruit et transfiguré en logement social. Une nouvelle vie fleurira sur les ruines. En attendant – c’est dommage que je n’avais pas mon appareil photo sur moi – la nature de la jungle, reprenant ses droits sur l’habitat déclaré insalubre, s’est mise à fleurir sur les ruines en question. Seulement, cela ne sera plus pour longtemps, cette beauté-là n’étant qu’un luxe de mauvaises herbes, du pur désordre d’avant. Et seulement, ils me l’ont confié, mes voisins expulsés et relogés sont malheureux comme des pierres dans leurs nouveaux quartiers salubres. L’un d’eux, on l’a tout droit expédié en maison de retraite, bonheur suprême. Du coup, on serait même tenté de mettre en doute qu’en matière de beauté, au-delà de celle due à la prolifération non contrôlée d’indésirables, il puisse en exister encore une autre. Mais pas la peine de contredire le monsieur de la mairie, c’est un homme jeune et bienveillant, quoique au regard un peu terne, sans doute France Insoumise.

Ich wollt, es käme nicht drauf an
Doch es kommt darauf an.
Ich wollt, es wär nicht schon vorbei
Doch es ist schon vorbei.

Ich wollt, es wäre mir egal
Doch ist mirs nicht egal.
Ich wollt, ich hätte nichts gesagt
Und hab kaum was gesagt.

Was sie auch schleifen und vernichten –
Die Zukunft wird es wieder richten.
Die Zukunft richtet alles und
Richtet sie alles auch zugrund.

(Le Paradis entr’aperçu par la porte cadenassée)


3. Wie eine Fernsehwelt

Die Tage haben es voneinander abgeschaut, sie haben quasi abgeschrieben: einer tut ganz genau wie der andere, sie sind allesamt so leer wie die Datumskästchen im Kalender. Doch aber kommt viel in ihnen vor, falls man plötzliche Schrecken zu den Vorkommnissen rechnet. Schrecken auf Schrecken an ansonsten leeren Tagen – so geht jetzt das Modell. Es erinnert an eine Fernsehwelt.

Nur nicht in die Ferne schauen
Liegt das Gute doch so nah.
Gut ist jeder Fehlalarm
Der auch schon mal unglaubhafter war.
Nur nicht den Orakeln trauen –
Noch sind letzte Tage sonnig warm.


Sommer oder Herbst 2017 / 19. Oktober 2018

mardi 16 octobre 2018

Über die Würde


1. Tomaten gegen Potentaten

La dignité humaine est un sujet quelque peu épineux puisque les avis divergent. Nous venons de le dire, mais pour Leiris, dont le portrait fait par Bacon est d’ailleurs une pure merveille, le « Kirdi » qui urine en discutant est un émouvant exemple de dignité universelle. Si vous avez l’art et la manière, vous pouvez donc faire vos besoins au beau milieu d’un échange de vues sans pour autant sacrifier de votre prestance, comme vous pouvez, au milieu d’une soirée coloniale franchement arrosée, signer avec beaucoup de verve le petit papier qu’un ordonnance essoufflé vient de vous tendre, acte par lequel vous astreignez cinq mille autres indigènes à la corvée républicaine, pour vous lisser ensuite la moustache et reprendre le fil de la conversation avec les deux plantureuses nièces du vice-gouverneur qui, il est vrai, ont le rire de plus en plus strident. Mais ceci sous condition que vous ayez le don de la signature, n’est-ce pas. Pardon ? Cela voudrait-il dire que, plus encore que les sauvages, les esprits par trop raffinés se révèlent incapables d’apposer leur cher blase sur un document vaguement pénible qui, néanmoins, promeut la civilisation ? Mais quel manque de courage ! Et qui les fera alors, les trois croix proverbiales ? Nous voilà entrés dans le domaine idéologique. La dignité humaine ne saurait être affaire de préjugés.

Herzls Rauschebart mochte hilfreich sein, doch
Besser ist es, Patina anzusetzen, um würdig zu wirken.
Das Neue wirkt noch nicht würdig, erst das Nachgedunkelte.
Würdige Jünglinge sind einfach lächerlich, würdige
Reiserentner allerdings auch. Das Würdige bleibt
Bei sich zuhause und blüht im eigenen Saft.
Damit ist so manches ausgeschieden
Was sich zwar würdig will
Aber nicht sein kann.
Gleichzeitig
Gibt es Dinge, die
Absolut würdig sind
Und absolut unwürdig.
Der Tod ist eines von ihnen.
Man darf es nämlich auch nicht übertreiben mit der Würde.
Ein klein bisserl Bewegung sollte schon sein.

Würdig die Treppe hoch
Würdig die Treppe hinunter – ich bin
Damals schon auch weggezogen wegen der Würde
Denn Schwerfälligkeit mit regelrechter Würde zu verwechseln
Ist im Ursprungsland der Dichter und Denker besonders lebhaft
________________________________________verbreitet –
Sogar noch bei den exaltierten Tomatenwerfern meiner
________________________________________Altersstufe.
Würdige Zappelphilippe kommen kurioserweise nur da vor
Wo die Tendenz herrscht, Lässigkeit anzuerziehen.
Ich bemühe mich, einer von ihnen zu sein
Es ist jedoch gar nicht so leicht
Bei natürlicher Nervosität Patina anzusetzen
Oder bei eilendem Gang und regem Redefluss nachzudunkeln.
Es ist sauschwer, selbst hierzulande.

Es kommt endlich auch auf die Umstände an.
Und schon sind wir wieder bei der Todesangst, Freunde.
Die stets würdigen Tiere kennen sie nicht
Manche Arten wirken freilich auch sehr unruhig
Und in der vergangenen Nacht habe ich von einem ganz unruhigen
____________________________________Tierlein geträumt.


 


2. Veränderung von innen

L’Africain d’Afrique, comment doit-il considérer le fait que les revendications que peuvent avoir les personnes à la peau noire soient essentiellement formulés par les Africains des pays influents, et par ce biais influents eux-mêmes, et toujours justifiées par leur très ancienne sujétion à l’esclavage, alors que leur terre d’origine, majestueuse bien que colonisée, a été constituée de royaumes fort souvent rayonnants ? Et en certains de ces royaumes, des esclaves de nom, dits « de cour », ont même été appelés aux affaires, ce qui avait pour conséquence que la différence entre esclave et aristocrate n’était pas nécessairement celle entre faible et fort, tout au contraire. Au mieux peut-on dire que la distinction était floue lorsque l’esclave en question était chef des armées, gouverneur de province ou autre haut dignitaire dans l’administration. Où qu’il vive sur la planète, le noble aux scarifications temporales doit donc se sentir propulsé dans ce passé lorsqu’il constate que les Africains les plus puissants de notre époque sont ceux-là mêmes qui, dans les pays puissants, exigent de nouveaux privilèges sur la base de leur lignage d’esclaves, tandis que lui a bien dû renoncer à ses droits de naissance dans l’univers post-féodal.

Wankend Schifflein im Mittelmeer, proppenvoll
Mit allerlei Pilgervätern
Oft jüngeren Alters
Von halbwegs weit oben
Bis eher unten, gesellschaftlich.

Wollen hin, wo es allerdings keine
Indianer mehr auszurotten gibt
Noch etwa
Singholzbewaffnete Ureinwohner zu kultivieren
Zwangsweise

Jedoch Ungläubige, ja, viele Heiden neueren Datums, es ist
Kaum zu fassen bei der Sicherheit und dem Wohlstand.
Wäre das nicht schön, wenn es weniger
Gottlose gäbe im Paradiese? Sagt auch schon Gott.
(Nur der Paradiesler ihrer anscheinend nicht.)

Das nennte man dann Wertegemeinschaft
Endlich, mit vollem Recht.
Es bleibt wohl nur die Lösung, ihr brecht – einmal
Hier – auch noch auf zum Marsch durch die Institutionen.
Von mir aus angefangen bei der maroden SPD.

                                                        *

– Wie kann man nur so zynisch sein? sagst du
Wo es doch um arme Menschen geht
Die ihre angestammte Heimat verlassen mussten
Während wir aus purer Abenteurerlust
Gefilde von Milch und Honig usw. bevölkert haben.

– Ich rate dir auszuwandern, liegt es mir auf der Zunge
Damit du einmal selbst siehst, eine aufblasbare Mayflower
Will ich dir auch gleich mitbestellen
Doch halte lieber den Mund und lächle vielsagend
Gegenüber Personen von wenig Eigeninitiative.

[Selbstverständlich nichts erklärend, sondern nur etwas erweiternd: Eine mir namentlich bekannte Boatpeople-Nachfahrin schwört beispielsweise Stein und Bein, dass ihr tüchtiger Vorfahr dabei mitgeholfen habe, bei aufkommendem Wellengang aus reiner seemännischer Notwendigkeit heraus überzählige Boatpeople aus dem Boat zu entfernen.]


16. Oktober 2018

   

samedi 13 octobre 2018

On Delight

Cela me démange et je me gratte donc en toute discrétion. Se gratter ouvertement entre peau et muqueuse ne se fait pas. Pourtant, le geste ne devrait regarder personne tant qu’on ne donne pas la main après. On pourrait imaginer un monde qui serait suffisamment pragmatique pour permettre à celui qui en ressent le besoin de se gratter en public n’importe où, muqueuses incluses. Ce serait un monde naturel. Michel Leiris nous raconte comme des messieurs nus (des « Kirdi ») urinent sans façon, ne se détournant même pas, au milieu d’une discussion. C’est le temps des colonies, ses chaussures n’ont pas été aspergées, il trouve cela délicieux. On pourrait trouver pareillement délicieux de voir quelqu’un se curer le nez pendant le small talk. Peut-être Harvey Weinstein s’est-il curé de la sorte. De toutes les choses que je viens de mentionner, les bovins, par exemple, ne sont capables que d’une seule : rester plantés là et uriner sans façon. Je l’ai vu de mes propres yeux. Lorsqu’on a dégusté un excellent Camembert, les bouts des doigts sentent comme si l’on avait soulagé une vache que cela démangeait sous la queue. C’est une preuve de qualité et socialement acceptable – l’odeur, je veux dire, mais sans avoir soulagé auparavant. Ne m’en demandez pas la raison, c’est comme ça. La société française semble s’être arrêtée à mi-chemin. Cela aussi, on peut le trouver délicieux.

A boy once questioned my delight
And I was ravished to retort:
The most depraved one is the sport
I cherish most, by Jove, tonight.

How come? He wondered. You, some swine?
I couldn’t answer but a smile
Sweet blushing smile supplanted while
I minded qualms that weren’t mine.

Don’t ever ask me things uncouth
It might remind me horrors past
And have Endymion wake, aghast
Rub eyes and rediscover truth.

[Es juckt mich und ich kratze mich diskret. Sich indiskret zwischen Haut und Schleimhaut zu kratzen ist ungehörig, obwohl es eigentlich niemanden etwas angeht, solange man niemandem hinterher die Hand gibt. Man könnte sich eine Welt vorstellen, die so pragmatisch wäre, es jedem, den es juckt, zu erlauben, sich in aller Öffentlichkeit wo auch immer zu kratzen, Schleimhäute eingeschlossen. Es wäre eine natürliche Welt. Michel Leiris schreibt davon, wie nackte Herrschaften („Kirdi“) während eines Gesprächs ungerührt, ohne sich auch nur wegzudrehen, Wasser lassen. Es ist Kolonialzeit, hat ihm nicht auf die Schuhe gespritzt, er findet es entzückend. Man kann es auch entzückend finden, wie sich jemand beim Smalltalk in der Nase bohrt. Vielleicht pflegte Harvey Weinstein so zu bohren. Von all den Dingen, die ich angesprochen habe, sind Rinder beispielsweise nur fähig, herumzustehen und dabei ungerührt Wasser zu lassen. Ich kann dies aus Augenschein bezeugen. Hat man einen exzellenten Camembert genossen, riechen die Fingerspitzen so, als hätte man einer Kuh, die es unterm Schwanz juckte, eigenhändig Erleichterung verschafft. Das ist ein Qualitätsmerkmal und gesellschaftlich akzeptabel – solch ein Riechen, meine ich, aber ohne vorheriges Erleichtern. Fragen Sie mich nicht, wie es dazu gekommen ist. Die französische Gesellschaft scheint auf halbem Wege stehen geblieben zu sein. Auch das kann man entzückend finden.]

12. Oktober 2018

vendredi 12 octobre 2018

Mein Viertel

Als ich mir kürzlich ein Passepartout zuschneiden lassen wollte, stieß ich beim Einrahmer auf eine vom Künstler signierte Lithographie „nach“ Francis Bacon. Sie war ziemlich groß und dürfte nicht ganz billig gewesen sein, doch für den etwas betuchteren schwulen Kunstfreund oder Angeber durchaus erschwinglich. Ich weiß nicht, ob es Bacon scherte, doch mit der Authentifizierung von solchem Zeug zerstört er den Markt für weniger berühmte Kollegen, denn wer sich früher keinen Großmeister leisten konnte, wich auf Lokalgrößen aus. Nun gehört natürlich ein gewisses Schönheitsempfinden oder der schamlose Mut zum eigenen schlechten Geschmack dazu, um sich in diesem Fall nicht vor einer Blamage zu fürchten, um das Werk eines Namenlosen tatsächlich zu schätzen oder daran Gefallen zu finden. Um einen Bacon zu schätzen oder daran Gefallen zu finden, genügt eine durchschnittliche Allgemeinbildung. Durchschnittliche Allgemeinbildung genügt jedenfalls, um selbst an Blut-und-Hoden und Fleischbrocken als Gesichtern Gefallen finden.
Wird Ratten die Lebensgrundlage genommen, nimmt ihr Zahl schnell ab. Wird Künstlern die Lebensgrundlage genommen, vermehren sie sich auf wundersame Weise. In unserem angesagten Vorort gibt es über 600 eingeschriebene, dem Rathaus bekannte, die Dunkelziffer wird in die Tausende gehen. Angesichts der hier herrschenden Immobilienpreise darf davon ausgegangen werden, dass all diese Künstler nicht von ihrer Kunst leben müssen, sondern durchaus bürgerliche Berufe ausüben oder zumindest ausgeübt haben. Wenn sie jetzt Künstler sind, hängt das freilich auch damit zusammen, dass dank den Bacons und ihren Lithos kaum ein Unbekannterer mehr von seiner Produktion leben kann, und es insofern egal ist, woher man kommt und was man macht, brotlose Kunst bleibt brotlose Kunst, da kann der Kunstschaffende dann auch gleich sein gesamtes Berufsleben lang als tüchtiger Abteilungsleiter gewirkt oder bei einer Krankenkasse die Jahrzehnte bis zum schöpferischen Ruhestand abgesessen haben.

Die Leute hier sind meistens Künstler;
Die andern haben schwarze Kinder.
Ich wünschte mir auch ein paar Spinner
Doch da siehts finster aus, sehr finster.

Ich fühl mich so alleingelassen
Zwischen den Künstlern und den Rassen
Fühl mich existenziell verkracht
In meiner bunten Nachbarschaft.

Ersetzt von Kunst und Kinderreichtum:
Wo sind die Spinner hingezogen?
Stets ward um seinen Preis betrogen
Des Einzelspinners Einzelleistung.


Mon Quartier

L’autre jour, voulant me faire découper un passe-partout sur mesure, je suis tombé chez l’encadreur sur une lithographie « d’après » Francis Bacon, signée par l’artiste. Elle état assez grande et a dû coûter bonbon, restant néanmoins abordable pour tout amateur gay ou m’as-tu-vu quelque peu fortuné. J’ignore si Bacon en avait cure, mais en authentifiant une telle camelote il détruit le marché pour des collègues moins illustres, car celui qui, dans le temps, ne pouvait pas se permettre l’acquisition d’un grand maître, se contentait d’une gloire locale. Or, en acquérant du sans-nom, il faut du sens esthétique ou alors le culot d’assumer son mauvais goût pour ne pas craindre de se rendre ridicule, estimant ou appréciant vraiment l’œuvre en question. Pour estimer ou apprécier du Bacon, il suffit d’une culture générale moyenne. Une culture générale moyenne est en effet suffisante pour prendre plaisir à regarder du sang, des testicules tuméfiés et des morceaux de bidoche tenant lieu de visages.
Quand les rats perdent leur base de subsistance, leur nombre diminue rapidement. Quand les artistes perdent cette base, leur nombre augmente miraculeusement. Dans notre commune de banlieue branchée on en compte plus de six cents connus par la mairie, le chiffre noir doit chercher dans les milliers. Vu les prix du mètre carré, nous pouvons être sûrs que tous ces artistes ne sont pas obligés de vivre de leur art, mais exercent actuellement (ou ont du moins exercé dans le passé) des professions convenablement payées. S’ils sont maintenant des artistes, cela est en rapport avec le fait qu’à cause des Bacon et leurs lithos presque aucun des moins illustres ne peut plus vivre de son art et qu’il est donc sans importance d’où l’on vient et ce qu’on fait, un métier qui ne nourrit pas son homme reste un métier qui ne nourrit pas son homme. Dans ce cas, le producteur de l’œuvre peut aussi bien avoir été cadre actif dans l’assurance ou avoir attendu paisiblement, dans une administration quelconque, l’arrivée de sa retraite créative.

Les gens ici sont tous artistes ;
Les autres ont des enfants noirs.
J’aurais aimé voir dans la liste
Quelque sinoque. Or, vain espoir.

Je sens qu’il faut que je m’efface
Devant les artistes et les races
Me trouvant seul et hors d’usage
Dans mon coloré voisinage.

Remplacés par l’art et la ri-
Bambelle, où sont mes dingues, où ?
Jamais n’a récolté son prix
Le solitaire exploit du fou.


11 Octobre 2018

mardi 9 octobre 2018

On Travelers and Dwellers

                              A brief theory of poetry

So weit sind wir mittlerweile:
Eine begnadete Dichterin furzt durch die Gegend; diese Gegend ist eine exotische und wir dürfen aus gutem Grund annehmen, dass der Ausflug vom Steuerzahler ermöglicht wurde (Kulturförderung der öffentlichen Hand, Budget für Selbstfindung lyrischer Iche). Sie ersinnt währenddessen oder hinterher Metaphern – die Wiesen seien hingeklatscht wie Schuhsohlen oder so – weil sie ja etwas ersinnen muss in ihrer Situation. Ja, weil sie etwas ersinnen muss, um überhaupt etwas aufs Papier setzen zu können, es ist in der Masse kein anderes Movens erkennbar. Wenn Gedicht und Metapher auseinanderklaffen wie alte Latschen und ihre Sohlen, oder wenn die Metapher zum Bild oder Gedanken passt wie die Nähmaschine aufs Auge, findet erst dann Kunst statt, wenn dennoch (oder gerade deshalb) eine Art von Aussage getätigt wurde, nicht aber, wenn offenbar nur etwas ersonnen werden musste, um auch weiterhin das Herumfurzen finanziert zu bekommen. Warum behaupte ich, es stelle hier keine Aussage dar, Metaphern hinzuklatschen wie klaffende Schuhsohlen? Weil diese Dichterin mit ihren garantiert vom Steuerzahler ermöglichten Bildungsreisen nebenbei eine begnadete Kulturfunktionärin ist, die im Übrigen, wie ich aus den Nachrichten herauslese, noch in anderer Hinsicht den Sponsor ausgenommen zu haben scheint. So kommen Dichtung und Wahrheit miteinander ins Gespräch, erschließt sich endlich der Zusammenhang und ergeben sich gleichwohl die Gründe, einen Dreck einen Dreck zu nennen, Nobelpreiskomitee hin oder her.

The sea rolls ending at the beach
Like others. May I tell you how
Some yell? And some crane up and screech
On their firm shore, and bend, and bow

While helmsmen steering shaky skiffs
Too tempest-tossed to invoke the Lord
Growl spellwork to conjure the cliffs
With petty hope embarked aboard.

He who keeps mumbling on his way
Twixt reefs and rocks, if homeward bound
Must not expect them to hurray
To welcome, they’ll just... stick around.

D’autres collègues habitent une douleur, comme on s’exprime chez les Charistes, c’est-à-dire chacun habite la sienne, cela doit être un genre de lotissement, et entendre leurs gémissements collectifs a pour résultat que, moi aussi, je sens tout à coup les boyaux que j’habite se tordre. Habiter sa douleur individuelle, façon sam’suffit, est devenue monnaie courante dans la profession, une fois la bête immonde vaincue. C’est la reconstruction, douleur typique des trente glorieuses et au-delà, la douleur d’après-guerre, très souvent préfabriquée, lorsqu’il n’y a plus ni combats à mener ni bombardements à craindre et l’on s’emmerde dans son trou pathétique comme des rats morts. Mais je n’ose les comparer, les demeures de mes confrères et mon misérable habitat à moi qui, dès que j’oublie l’entourage, me semble pourtant pas si mal. Ne nous disputons pas, la paix est fragile, et vos édifiantes douleurs, si vous y tenez tellement, je vous les laisse volontiers, ameublement et appareils ménagers compris.

9 Octobre 2018
 

mercredi 3 octobre 2018

Bei einer normannischen Dorfkirche

Der Unterschied zwischen dem berufsmäßigen und dem Amateurkünstler ist der, dass der Amateur stets von seinen Erfolgen spricht und beim Vorstellen seiner Erzeugnisse vor guter Laune und Selbstzufriedenheit geradezu platzt, während der berufsmäßige grundsätzlich mit der Welt hadert und seinen mangelnden (oder zumindest nicht ausreichenden) Erfolg beklagt. Um einen „echten“ Künstler realistisch darzustellen, müsste der Amateur Griesgrämigkeit fingieren. Das kann er aber nicht, da sein Ego von den angeblichen Erfolgen lebt, während das Ego des Berufskünstlers sich in der Hauptsache von Frustrationen nährt.

Alles stimmte, zum Teufel.
Das kleine Café bei der normannischen Dorfkirche
Die Dorfbevölkerung im Café
Der große Spiegel zwischen den Fenstern
In dem sich diese Bevölkerung im Geplauder mit der Wirtin
_________________________________________spiegelte
Daneben die Fenster, aus denen man auf Kirche und Dorf sah
Und ich hatte tatsächlich meine Kamera dabei.

Es hätte genügt, den Spiegel und die Fenster zu visieren
Und alles wäre auf dem Bild erschienen
Einschließlich des Photographen
Doch ich traute mich nicht.
Ich wagte es nicht, die Leute ungefragt zu verewigen
Und hätte ich gefragt, hätten sie sich wohl in Pose gesetzt
Und ich wäre für einen Augenblick im Mittelpunkt gestanden
Und das wollte ich auf keinen Fall.
Nun, ich bin eben kein Berufsphotograph
Verwachsen mit seinem Arbeitsgerät
Sondern nichts als ein mickriger Amateurknipser
Dem die Bilder deshalb meist nur im Schädel stecken bleiben
Insofern die Schöpfung realer Kunstwerke
Dann doch auch noch ein gewisse Dreistigkeit erfordert.


Près de l’église d’un village normand

L’artiste professionnel se distingue de l’amateur en ceci que l’amateur ne parle que de ses succès et, présentant ses œuvres, explose quasiment de bonne humeur, tellement il est content de lui, alors que le professionnel ne cesse de se lamenter que le monde est injuste et lui refuse les succès mérités. Pour jouer au « vrai », l’artiste amateur devrait feindre d’être de mauvais poil, ce qui lui est impossible car son ego vit de ses supposés succès alors que celui du professionnel se nourrit en grande partie de frustrations.

Tout était raccord, bon diable.
Le petit café normand près de l’église du village
La population d’autochtones dans le café
La grande glace entre les fenêtres
Où l’on voyait ladite population bavarder avec la patronne
À côté, les fenêtres encadrant église et bled
Puis, cerise sur le gâteau, j’avais mon appareil sur moi.

Il aurait suffi que je vise la glace et les fenêtres
Et j’aurais capté la totalité
Photographe inclus
Mais il me manquait le courage.
Je n’osais pas éterniser ces gens sans demander leur permission
Et si je l’avais fait, ils auraient à coup sûr pris la pose
Et pendant un instant j’aurais été au centre
Et ça, je ne le voulais surtout pas.
C’est que je ne suis pas un professionnel
Faisant un avec son matériel
Mais rien qu’un malheureux amateur en photo
Qui, la plupart du temps, garde donc les images bloquées dans son crâne
La création de réelles œuvres d’art
Demandant, toutefois, en outre un certain culot.

2 Octobre 2018

lundi 10 septembre 2018

Notes Around “Thursday”

Man kann von Zukünftigem träumen und von Vergangenem. Und sogar von Gegenwärtigem. Die Träume von Gegenwärtigem sind die trügerischsten. Ein jeder, der sie träumt, versteht mich.

Zeitreisen gehen in Ordnung, doch wenn sogar die Gegenwart nicht mehr stimmt, wird es kritisch: Ich bin Atem, ich streiche über den anderen Körper und es erregt mich selbst. Lässt den anderen Körper kalt und berührt mich nur selbst. Ist so das Streicheln gedacht? Nein, aber das Träumen. Dennoch kein eitlerer Vorsatz, als je damit aufzuhören.

Le voyage est fait pour être ensemble, on embarque
Entouré, curieux du trajet, émoustillé même ;
Le finir seul est une idée exécrable
Et néanmoins la règle.

Si je m’y projette, maintenant
Je ne ressens plus rien, je ne vois plus rien
Je suis planté là comme un con, sans vie intérieure
Privé de la joie de toujours pouvoir parler à la bonne personne.

Et pire, il paraît
Que je suis toujours chez moi
Là où on m’a oublié, sur ce quai d’une gare en plein
Désert Mojave où je ne reconnais rien sauf les virevoltants du
____________________________________________rien.

Terminé seul, le voyage n’a jamais eu lieu, on dirait :
Cette gare de Western est mon chez-moi
Avec mes livres et photos, bibelots
Ramassés, riens enfin inutiles.

Et une seule pensée, à peine consolante
Que c’est le voyage de tous.

[On peut rêver de l’avenir et du passé. Et même du présent. Les rêves du présent sont les plus chimériques. Celui qui les rêve me comprend.

Pas d’objection contre les voyages dans le temps, mais lorsque jusqu’au présent nous ment, la merde commence : Je suis haleine, je souffle sur le corps de l’autre et ça ne fait que m’exciter moi-même. Cet autre corps reste froid et ça ne touche que moi. C’est ça l’idée derrière quand on caresse ? Non, mais quand on rêve. Pourtant, il n’y a pas de résolution plus vaine que d’en finir un jour.]

8 Septembre 2018

dimanche 9 septembre 2018

Hard Times, Flemish

Quand les temps sont durs, les nouvelles sont d’un grand support. Dès tôt le matin.

Je me réveille, je constate que les temps sont durs et me jette sur les dernières nouvelles. Ça fait du bien d’apprendre que la lire turque va de plus en plus mal, tant pis pour les Turcs. Oui, j’apprécie particulièrement les infos financières. Rien à foutre des finances dans le monde, mais j’adore lire ça. Ce n’est pas comme les tremblements de terre qui suscitent encore une pointe de compassion. Si les finances vont mal quelque part, ça me rassure énormément : voilà le résultat quand on se laisse faire. Faut pas se laisser faire, point à la ligne. Autant que je sache, y a des lanternes partout, même en Anatolie dégringolante.

Ici, le fric, ça va à peu près, on se laisse moins faire. Toutefois, lire les nouvelles aide. Si je ne comprends toujours rien à ce qui m’arrive dans des temps aussi durs, du moins je crois à nouveau en une justice. Presque tout ce qui trouve le chemin des nouvelles témoigne de la justice sur terre. Même un pont italien qui s’effondre.

Take off those nasty glasses.
Yes, looks like Bosch, and yet looks wrong
Since Hell is all its colors strong.
Now try and see this easy feast
Of paint: now rearing grinning beast
Eternity lightheartedly compasses.

Without your nasty glasses
No push of diabolic throng –
Tacky detail is always wrong.
To get things right stay blurred, behold
From far enough this cosmic cold
Eternity at any rate surpasses.

Don’t trust no nasty glasses.
Each life in detail is a mess
But from quiet clouds mere senselessness
Melts into grace to purblind eyes.
Come, ditch your goggles, loves are lies
Eternity like any pastime passes.

[In harten Zeiten sind Nachrichten eine große Hilfe. Schon ab frühmorgens.

Ich wache auf, stelle fest, dass die Zeiten hart sind, und stürze mich auf die neuesten Nachrichten. Es tut gut zu erfahren, dass die türkische Lira immer weiter fällt, tant pis für die Türken. Ja, ich schätze vor allem die Finanznachrichten. Die weltweite Finanzlage ist mir völlig egal, aber ich lese einfach gerne darüber. Es ist nicht wie bei Erdbeben, die noch einen Rest Mitleid erwecken. Wenn es finanziell irgendwo abwärts geht, beruhigt mich das ungemein: So endet es eben, wenn man es mit sich machen lässt. Man darf es nicht mit sich machen lassen, basta. Meines Wissens gibt es überall Laternenpfähle, sogar im rezessionsgeschüttelten Anatolien.

Hier läuft es kohlemäßig halbwegs, wir lassen es nicht so mit uns machen. Dennoch hilft das Lesen der Nachrichten. Ich verstehe zwar immer noch nicht, was mir zugestoßen ist in derart harten Zeiten, doch glaube wenigstens wieder an eine Gerechtigkeit. Fast alles, was es in die Nachrichten schafft, zeugt von irdischer Gerechtigkeit. Selbst eine einstürzende Brücke in Italien.]

8. September 2018

samedi 8 septembre 2018

Wenn der weiße Flieder

Auch die Blütenpracht ist nur im Auge des Betrachters
Im Körper die Krankheit zum Tode.
Weiß man, was blüht, liegt die Pracht schon im Dunkel der Nacht.

Oh, leuchtende Nacht.
Schlafend, er=
Wartend.

7. September 2018

vendredi 7 septembre 2018

Vom Harmoniebedürfnis

Momentan herrscht eine große Harmonie in der Familie. Man muss nur mit der Politik anfangen. Noch vor sehr kurzem gab es unweigerlich Streit, fing man mit der Politik an; nun ist das Gegenteil der Fall. Genauer gesagt: Man fängt wie früher mit der Politik an, aber kurz bevor es zu Streit kommt, ruft eine gnädige Seele wie beim Kartenspiel „Trump!“ – nein, nicht „Trumpf“ sagt sie an, sondern „Trump“ – und augenblicklich sind wir alle, alle einer Meinung. Schütteln frenetisch die Köpfe, oder schütteln vielmehr gemeinsam unseren Kopf – so als wäre das nur ein einziger – derart zwingend sind wir plötzlich einer Meinung. Es ist unwahrscheinlich beruhigend, neuerdings diese Möglichkeit zu parteiübergreifend harmonischen Familienfesten zu haben. Ist die Stimmung am Kippen, muss nur diese eine Silbe fallen und schon kommt es zu wahrhaftigen Verbrüderungsorgien zwischen Verwandten, die sich sonst schnell in die Haare kriegen. Bei Nennung des Gelbschopfs fallen sie sich nämlich vor lauter übereinstimmender Entgeisterung buchstäblich um den Hals, jeder kennt eine noch unfassbarere Anekdote aus dem Weißen Haus. Dieser Trump ist ein Harmoniestifter sondergleichen. Es sollte viel öfter ein allgemein anerkannter Vollidiot zum mächtigsten Mann des Planeten gekürt werden.

Man hat mir jetzt übrigens mitgeteilt, die Sache funktioniere prinzipiell auch mit dem Wort „Plumpsklo“. Man müsse also nur „Plumpsklo!“ in die Menge rufen und alle Anwesenden würden zu Freunden. Anscheinend werden auch schon überall wählbare Plumpsklos herangezüchtet, damit man später bei Bedarf einen aus der Hosentasche ziehen könne.

Es wird mal wieder was enthüllt
Was die Gazettenseiten füllt.
Ich würd auch gerne was enthüllen
Um euren Wissensdurst zu stillen
Doch leider ist jede Enthüllung
Bei mir sexuelle Wunscherfüllung.
Enthülle dich, oh Traumgesicht
Damit es weitergeht, mehr nicht!


Du besoin d’harmonie

Actuellement, il règne une grande harmonie à l’intérieur de la famille. Il suffit de parler politique. Encore très récemment, fâcheries et disputes étaient garanties quand on se mettait à parler politique ; maintenant c’est le contraire. Pour être plus exact : on se met à parler politique comme avant, mais juste à temps, une âme charitable crie « Trump ! » Et ben non, elle ne crie plus « Pouce ! » – ça ne marchait jamais – désormais elle crie « Trump ! ». Puis, c’est automatique, nous tombons tous, tous, d’accord. De concert, nous secouons frénétiquement nos têtes – ou secouons plutôt notre tête comme si c’était une seule – tellement nous sommes contraints d’avoir le même avis. Incroyable, cette nouvelle possibilité de passer des fêtes de famille harmonieuses au-delà des clivages. Dès que l’atmosphère s’envenime tant soit peu, on n’a qu’à prononcer une seule syllabe pour que s’ensuivent de véritables orgies de fraternisation entre des gens apparentés qui, en temps normaux, en viennent inéluctablement à se crêper le chignon. Or, rien qu’à l’évocation d’une crinière jaune, exaspérés, exacerbés, voire déchaînés, ils se tombent dans les bras, commençant à se narrer des anecdotes de la Maison Blanche dont chacun connaît une encore plus ahurissante. Ce Trump est un créateur d’harmonies sans pareil. On devrait élire beaucoup plus souvent un idiot notoire pour être l’homme le plus puissant de la planète. 

Je viens d’ailleurs d’apprendre que la chose fonctionnerait en principe aussi bien avec le mot « Desgogues ». Il suffirait de s’écrier « V’là Desgogues ! » et tous les présents deviendraient amis. Il paraît même qu’on est actuellement en train d’élever des petites gogues bientôt éligibles afin d’en disposer si le besoin en société se présente.

Encore, on a dévoilé gros
Pour remplir le journal d’infos.
Moi aussi, je dévoilerais
Des choses pour les déflorer ;
Hélas, chaque révélation
Chez moi exige fellation.
Révèle-toi, beauté de rêve
Afin d’éviter que je crève !


6 Septembre 2018

dimanche 2 septembre 2018

On Love Poems


1. Why so upset

Why so upset?
Oh, fatal comeuppance:
All limbs wide spread
And, good God, no clap hands!

Why so worked up about
Being yourself you wonder.
You’re not alone, a crowd
Of deadbeats pins asunder.

Spread without conviction
No plum thing shown.
They want sex, no depiction
Of scarabs’ doubt, supineness-prone.


2. Karl’s Poetry

Ich kenne eine Dame, die eine Großfürstin kennt – wir kennen hier alle Großfürstinnen oder zumindest Damen, die welche kennen – und diese Dame erzählt mir immer von ihr. Wie großfürstlich sie sich doch benimmt, obwohl es die Lebensumstände eigentlich nicht zulassen. Falls ich recht verstanden habe, bewohnt diese Großfürstin nämlich den Großfürstinnenflügel eines Sozialbaus, meiner Dame gerade gegenüberliegend. Auch das ist in unseren Breiten nicht selten.
Es scheint Großfürstinnen schwer zu fallen, sich nicht großfürstlich zu verhalten, selbst wenn es im Grunde nicht mehr geht, sie haben es im blauen Blut, sind offensichtlich von den Umständen kaum erziehbar. Der Sozialbau hat sich danach zu richten und tut es anscheinend auch. Kleine Leute können sich dem ehrfurchtgebietenden Gebaren angeborener Durchlaucht nicht entziehen, deren Autorität ist eine zu natürliche, keine gerade mal so angelernte wie beim Aufsteiger, der es zum Beispiel nur noch nicht auf den freien Wohnungsmarkt geschafft hat. Es braucht vermutlich mehrere Generationen Sozialbau bis solcher Adel verblasst. Leider hat die meiner Bekannten bekannte Großfürstin keine Kinder, es kann mithin nichts verblassen. Es ist schade, einen derartigen Prozess nicht verfolgen zu können, es muss sehr lehrreich sein, das Verblassen von Großfürstlichkeit mitzuerleben. Meist haben wir es mit dem Gegenteil zu tun und das ist eher bestürzend. Ich stelle mir vor, wie nach mehreren Generationen nichts als eine gewisse Art des Abwinkens übrigbleibt, ein Abwinken ohnegleichen, das Jahrhunderte unangefochtener Herrschaft und Größe zum krönenden Abschluss bringt. Ich würde auch gerne so abwinken können, doch bei mir schlägt unweigerlich das Ressentiment durch. Echte Großfürstinnen wissen gar nicht, was das sein könnte.

Young Karl wrote love songs and I’ve learned
That they’ve been published. Haven’t read them
Nevertheless, I can imagine
How they would ring to ears concerned.

If they weren’t blatantly conomic:
True want has always had this reeling;
No man I guess can hide his feeling
Commerce and love aren’t antinomic.

I know it would be trite to expect
Politics everywhere in Marx.
Suffice it to assume love sparks
To help mankind with growing erect.

[Je connais une dame qui connaît une grande-duchesse – ici, nous connaissons tous des grandes-duchesses ou des dames qui en connaissent – et cette dame me parle toujours d’elle. Notamment, comme elle se comporte en grande-duchesse malgré les circonstances qui, à dire vrai, ne le permettent pas. C’est que je crois avoir compris que la grande-duchesse en question habite l’aile grande-duchessière d’un HLM, juste en face de mon amie. Cela aussi n’est point rare sous nos latitudes.
Il semblerait que des grandes-duchesses ont du mal à ne pas agir à la grande-ducale, même si, en réalité, ce n’est plus possible ; elles ont ça dans le sang bleu, elles ne sont pas ré-éducables par de simples circonstances. Le HLM doit s’y conformer et, apparemment, il le fait. Les petites gens n’arrivent pas à se soustraire à l’imposante emprise d’une altesse née, son autorité est par trop naturelle, elle n’est pas bêtement apprise comme chez le parvenu qui, par exemple, n’est tout juste pas encore parvenu à intégrer le parc privé. Il faut probablement plusieurs générations en HLM avant qu’une telle noblesse ne s’estompe. Par malchance, la grande-duchesse connue par mon amie n’a pas d’enfants, partant il n’y a rien à s’estomper. Il est bien dommage de ne pas pouvoir assister à un tel processus, il doit être très instructif d’observer de quelle façon la grande-ducalité s’en va. Le plupart du temps, nous avons affaire à son contraire et c’est plutôt consternant. Je m’imagine alors qu’après plusieurs générations il n’en reste que certain petit geste résigné de la main, expression de résignation indépassable, point d’orgue ô combien auguste de siècles de domination et grandeur incontestées. Moi aussi, j’aimerais savoir bouger ma main ainsi, mais chez moi, rien à faire, il y a toujours le ressentiment qui transparaît. Les véritables grandes-duchesses ne savent même pas ce que cela pourrait être.]


3. Von der Nützlichkeit des Biertrinken

Biertrinken ist doch nicht nützlich, was soll das denn?
Bier schmeckt, man kann Lust drauf haben, aber nützlich, Freunde
Ist es doch nicht, es in sich reinzukippen.
Für das Bier Geld auszugeben ist höchstens nützlich.
Nützt dem Brauer und dem Wirt, die
Haben ja auch ihre Kleinen am Hals und müssen was verdienen.
Doch damit ist der Nutzen schon erledigt.
Das einmal gekaufte Bier kannste ruhig wegschütten, hat
Sich dann schon amortisiert, trinken
Musst du es dann wirklich nicht mehr.
Damit die Presse nicht eingeht, musst du ja auch
Die Scheißzeitung nicht lesen, sobald du sie bezahlt hast.
Das Lesen ist ab dem Moment nur noch Zeitverschwendung.
Am Ende ist das sogar viel gesünder:
Nüchtern ins Bett und ungelesen. Hopp, ungetrunken
Gleich ins Klo und ungelesen in den Container (blau).
Zeitsparend, ohne Umweg. Früher ins Bett eben.
Viele behaupten, so würde man leicht hundert
Und ich halte mich auch fast daran. Fast. Prösterchen!
Bezahle für so vieles, das ich nicht brauche und nicht genieße.
Löhnen, löhnen und nix davon haben, genau, ihr Arschlöcher –
Und das alles aus reiner Liebe, reiner Liebe.
Pfui Teufel, wenn das nicht wenigstens jemand anderem was
____________________________________________bringt.
Nützlich am Biertrinken ist einzig und allein, dass man besoffen
Klarer drauf aufmerksam wird.
Hat immerhin noch einen gewissen Unterhaltungswert.


[De l’utilité de boire de la bière

Mais qu’est-ce que c’est xa ? Boire de la bière n’est pas utile, dis donc.
La bière a bon goût, elle fait peut-être envie, mais, camarades
La siffler n’est certainement pas utile.
Utile est seulement dépenser de l’argent pour elle.
Ça aide le brasseur ou le bistrotier ; eux aussi
Ils ont leurs petits sur le dos et doivent gagner leur croûte.
Tout de suite après, c’en est terminé de l’utilité.
Une fois achetée, la bière peut sans problème finir à l’égout
Économiquement, elle est amortie
Inutile de la boire en plus.
Pour que la presse ne crève pas, tu n’as pas non plus besoin
De le lire, le canard de merde que tu t’es acheté.
À partir de ce moment, toute lecture n’est que perte de temps.
En fin de compte, il est bien plus sain
D’aller au lit sans avoir bu ni lu. Et hop : non-bu
Dans les chiottes, et non-lu dans le conteneur (couvercle jaune).
Directement, sans détour. Tu te couches du coup plus tôt.
Beaucoup disent que de cette manière on devient facilement centenaire
Et moi, je m’y conforme presque. Presque. Santé !
Je paie pour tellement de trucs qui me servent à rien.
Casquer pour nib, eh, rien de rien, je connais, mes connards –
Et tout ça par pur amour, pur amour.
Bon diable, s’il n’y avait pas au moins quelqu’un d’autre pour en profiter.
La seule et unique utilité que je vois à la bière ingurgitée
C’est que, bourré, tu t’en rends compte plus clairement.
Alors au moins ça, un certain pouvoir divertissant.]

31 Août 2018

samedi 25 août 2018

Weisheit und Stimmen der Völker

[Noch einmal zu Chruschtschows Badehose.
Eine der wenigen nachhaltigen Lektüren zu Zeiten, als ich noch literarisch beeinflussbar war, stellt sicherlich ein Barral-Taschenbuch von 1972 dar,
Poesías para los que no leen poesías. Ich gehörte nicht zu denen, die keine Gedichte lesen, doch der Titel war zugkräftig genug, um mich die Neuerscheinung erstehen zu lassen. Es handelte sich um eine zweisprachige Ausgabe von frühen Gedichen Enzensbergers, Verteidigung der Wölfe, Landessprache usw., spanisch von Heberto Padilla. Mich interessierte, wie solche Gedichte nach ihrem Export ins linguistische Ausland aussehen mochten. Nun ja, sie sahen weiterhin so aus, wie sie von vornherein aussahen. Weiterhin wie die typische deutschsprachige Lyrik dieser Jahre. Weil ich darin keinen Vorteil erkennen konnte, war die Sache für mich erledigt. Die Möglichkeit, die ich damals schon für mich selbst sah – nämlich irgendwann einmal Gedichte in mehreren Sprachen zu verfassen, die jeweils nicht nach einer gewissen anderen Sprache rochen und dennoch Grenzen überschritten – war damit allerdings noch nicht vom Tisch. Dieses vielleicht durchaus gelungene Enzensberger-Padilla-Gesamtkunstwerk stellte für mich nur ein abschreckendes Beispiel dar. Weil Enzensberger – da konnte er noch so viel herumgekommen sein – auch via Padilla aufs nichts als auf Enzensberger hinwies, wurden solche Erzeugnisse für mich wertlos. Reine Heimatliteratur, aus lokalen Klischees fabriziert, Produkte gewöhnlichster Impermeabilität – das wurde im Spanischen unübersehbar. Was den Dichter Padilla anging, von dessen Tun und Schicksal ich damals nichts wusste: der war nun halt einmal ein Hispanoamerikaner, und deren kollektive Beschränktheit auf sich selbst störte mich dunkel schon mit fünfzehn. Ich sah fortan nur noch den Weg in radikale, glorreiche Vergangenheit.]

Wie die lebensklugen „Engländer“
Die aus unerfindlichen Gründen
Die Mucken einer Firma von geborenen Nichtsnutzen finanzieren
Und es ertragen, meist von Leuten regiert zu werden
Die mit jeder Silbe ihre Verachtung für das gemeine Volk
______________________________________ausdrücken
So hat jedes sein nicht nachvollziehbares Geheimnis, es ist
___________________________________bemerkenswert.
Kaum aneinander angeschlossen, haben die „Deutschen“ sich
_________________________________________erlaubt
Was kein Schwein sich je herausnahm, haben mehr oder minder
______________________________________bereut, doch
Wollen nach wie vor den Rest der Welt roten Kopfes belehren und
________________________________________bekehren.
Und was sonst noch, bitteschön? Was aus der Geschichte gelernt?
Die verklemmten „Schweden“ möchten ja auch Vorbild sein
Aber übertreiben es, sobald sie sich im lustigen Süden tummeln.
Die „Franzosen“ laufen atemberaubenden Idealen nach, die zu
________________________________________erreichen
Sie nichts, wirklich rein gar nichts unternehmen – zum Glück zu
____________________________________________faul
Zu nahe bei der sorella latina, es wäre nachgerade tragisch
Oder zumindest sehr ärgerlich, wenn es nicht so entspannend
___________________________________________wäre.
Die „Spanier“ sind und bleiben praktisch Spanier, so unpraktisch
________________________________________es auch ist
Und damit ist schon fast alles über sie gesagt. Und von den
Unabwaschbaren Flecken auf der weißen Weste der größten Nation
________________________________________unter Gott
Fängt man am besten gleich gar nicht an. Amis eben.
Und jedes dieser Völker bringt darüber hinaus, wie Herder zuerst
Bemerkte, seine Dichter hervor. Als ob das noch nötig wäre.
Würden sich die Menschen halbwegs zuhören, wäre schon viel
________________________________________gewonnen
Doch davon sind wir weit entfernt.
Nicht einmal die sich übersetzenden Dichter hören ja einander zu.
Übersetzen sich, doch hören offenbar nicht zu, sitzen
Dafür beieinander wie laute Touristen im Lokal, benebelt
Abgrundtief in ihrem jeweiligen Volk verwurzelt
Und hätten sich doch so viel zu erzählen, so viel dummes Zeug
Und tun es auch.
Am Ende hat der alte Johann Gottfried auch das schon
___________________________________herausgefunden.


[Tels ces « Anglais » pragmatiques
Qui par des raisons incompréhensibles
Financent les caprices d’une firme de branleurs nés
Et supportent être gouvernés la plupart du temps par des types
Qui avec chaque syllabe expriment leur dégoût des gens du commun
Chaque peuple, c’est frappant, a son secret impénétrable.
À peine unis, les « Allemands » se sont permis ce que pas un porc
Ne s’était permis auparavant, ont fait amende plus ou moins honorable
Puis, la tête toute rouge, continuent à vouloir sermonner le reste du monde.
Et quoi encore ? Quels enseignement tirés de l’histoire ?
M’enfin, les « Suédois » coincés, eux aussi veulent servir de modèle
Puis exagèrent une fois arrivés en troupeau dans le Sud lumineux.
Les « Français » courent après des idéaux à perdre haleine et ne font rien
Strictement rien, pour les atteindre – par chance bien trop paresseux
Trop proches de la sœur latine, ce serait franchement tragique
Ou pour le moins très énervant si ce n’était pas tellement reposant.
Les « Espagnols » sont et restent pratiquement Espagnols, aussi peu pratique
Que cela puisse être, et à peu près tout est dit sur eux. Et ne commençons
Même pas à parler des tâches indélébiles sur les mains blanches comme
Neige de la plus grande nation sous Dieu. Des Amerloques, quoi.
Et tous ces peuples engendrent, en plus, leurs poètes, un dénommé Herder
S’en est rendu compte en premier. Comme si cette chose était nécessaire.
Si le monde s’écoutait un peu, on serait déjà pas mal avancé
Mais nous sommes loin du compte.
Même les poètes qui se traduisent ne s’écoutent l’un l’autre.
Ils se traduisent mais manifestement ne s’écoutent pas
Assis ensemble comme des touristes bruyants, en goguette
Terriblement enracinés dans leurs peuples respectifs
Et pourtant, ils auraient tant de choses à se dire, tant de conneries
Et ils le font.
Si cela se trouve, même ça, ce vieux Herder l’a déjà remarqué.]


24 Août 2018